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 - 31 mars 2017 - Saint Benjamin
Date : mardi 21 mars 2017
La m餩tation

 

Les méditations

« Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits »

Evangile selon St Matthieu, chapitre 18, 21-35

Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ?Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.? Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ?Rembourse ta dette !? Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ?Prends patience envers moi, et je te rembourserai.? Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ?Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?? Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Prière d'introduction
« Seigneur, entends ma prière ; dans ta justice écoute mes appels, dans ta fidélité réponds-moi. N’entre pas en jugement avec ton serviteur : aucun vivant n’est juste devant toi. L’ennemi cherche ma perte, il foule au sol ma vie ; il me fait habiter les ténèbres avec les morts de jadis.
Le souffle en moi s’épuise, mon coeur au fond de moi s’épouvante. Je me souviens des jours d’autrefois, je me redis toutes tes actions, sur l’oeuvre de tes mains je médite. Je tends les mains vers toi, me voici devant toi comme une terre assoiffée » (Psaume 142).

Demande
« Vite, réponds-moi, Seigneur : je suis à bout de souffle ! Ne me cache pas ton visage : je serais de ceux qui tombent dans la fosse. Fais que j'entende au matin ton amour, car je compte sur toi. Montre-moi le chemin que je dois prendre : vers toi, j'élève mon âme ! Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur : j'ai un abri auprès de toi. Apprends-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Ton souffle est bienfaisant : qu'il me guide en un pays de plaines. Pour l'honneur de ton nom, Seigneur, fais-moi vivre ; à cause de ta justice, tire-moi de la détresse » (Psaume 142).

Points de réflexion

1. « On lui en amena un qui devait dix mille talents ».
D’après mes informations, un talent vaux dix mille drachmes, soit dix mille journées de travail au temps de Jésus. Dix mille talents représentent donc cent millions de journées de travail, autant dire qu’effectivement cet homme n’avait pas de quoi rendre sa dette ! Il demande un délai, et voilà que le maître lui remet tout ! Sans demander un centime !
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus l’exprime ainsi : « Quand même j’aurai sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irai le cœur brisé de repentir me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l’enfant prodigue qui revient à lui ». Dieu est toujours disposé à pardonner, à tout pardonner. Il souhaite simplement que nous le lui demandions, car ainsi, nous nous rendons compte de sa miséricorde, et pouvons désirer aimer comme nous sommes aimés, pardonner comme nous sommes pardonnés.

2. « En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : "Rends tout ce que tu dois" ».
Or, voici que celui à qui l’on fait une si grande miséricorde n’est pas capable de pardonner une broutille (cent deniers représentent cent jours de travail, soit environ 400 euros aujourd’hui). Je m’étonne de ce personnage de l’Évangile, mais je dois reconnaître que souvent j’agis comme lui. Combien de fois, à peine sortie de la messe, d’un temps de prière fervent ou après avoir pris une bonne résolution, je « saute à la gorge » du premier qui me demande un service ou me contrarie. Si je suis « milliardaire » en pardon reçu, qu’est-ce que quelques centimes donnés !
Seigneur, tu m’as tout pardonné, ce que je ne pouvais payer et j’exige des détails aux autres ! Je suis outré quand je me sens blessé par les autres, abusé, sans penser que je leur fais sûrement la même chose ou pire, sans parler de toutes mes offenses envers toi. Que me demandes-tu de pardonner ? À qui ? Sans toi je ne peux pas ! Et du fond du cœur en plus ! Si je me sens incapable, je veux au moins te demander le désir du désir de pardonner ! Je sais que pardonner ce n’est pas oublier, mais comprendre (comme j’ai été compris), et vouloir le bien de l’autre, comme tu veux le bien pour moi et pour chacun de nous.

3. « Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette ».
Seigneur, toi seul peut me guérir. En repassant tous tes bienfaits envers moi, comme le peuple juif, comme la Sainte Vierge Marie, la reconnaissance grandira en mon cœur, et non la rancune. « Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits » (Ps 102).
C’est lui, en effet, qui m’a créé, qui a créé pour nous l’univers, il a envoyé son Fils sur la terre, il nous a ouvert le ciel et nous a fait ses enfants, il pardonne toutes mes offenses, me guérit de toute maladie, réclame ma vie à la tombe, me couronne d’amour et de tendresse, il est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour, il sait de quoi nous sommes pétris, il se souvient que nous sommes poussière... (cf. Ps 102) « Si quelqu’un parmi vous a commis un adultère, un homicide, un sacrilège, crimes énormes, ces dix mille talents lui seront remis sur sa demande, s’il pardonne lui-même les légères offenses commises contre lui » (Saint Jérôme).

Dialogue avec le Christ
Pour tous les bienfaits que je reçois Seigneur, pour tous mes péchés pardonnés, merci !

Résolution
Je prierai pour la grâce de pardonner cette personne qui m’a offensé. Ou je m’approcherai du Seigneur dans le sacrement de réconciliation, sachant que « si j’avais commis tous les crimes possibles, je garderai toujours, la même confiance, car je sais bien que cette multitude d’offenses n’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).



Cette méditation a été écrite par Mélanie Duriez, consacrée de Regnum Christi

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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