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 - 16 décembre 2017 - Sainte Adélaïde
Date : lundi 18 septembre 2017
La m餩tation

 

Les méditations

« Même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »

Evangile selon St Luc, chapitre 7, 1-10

En ce temps-là, lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : ?Va ?, et il va ; à un autre : ?Viens ?, et il vient ; et à mon esclave : ?Fais ceci ?, et il le fait. »
Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.

Prière d'introduction
Ô Père, mon Créateur et mon Rédempteur, je crois en toi, je crois que tout me vient de toi, que tu m’as créé, appelé à l’existence. Je crois que tu m’as racheté du péché, alors que j’avais choisi de suivre le chemin du péché et de me faire esclave du péché. Seigneur, de toi dépend ma vie, pour cela je veux m’abandonner en toi, en tes bras aimants de Père.

Demande
Seigneur, je crois en toi, viens en aide à mon incroyance !

Points de réflexion

1. « Il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. »
Retenons un instant notre regard sur la foi du centurion romain. Ce n’est pas la foi de quelqu’un qui a de belles espérances (« je crois qu’il fera beau demain »), ou la foi d’un niais ou crédule. Non, bien au contraire, tout dans sa démarche montre un homme qui n’a pas peur de déranger du monde, de se mettre dans le ridicule devant le reste de sa famille (« toi qui es romain, tu fais appel à un juif pour guérir ton esclave ! tu ne sais même pas qui est cet homme ». « Et si cela ne ?’marchait ? pas ? » a-t-il dû se dire), parce qu’il sait que ce Jésus de Nazareth est le seul Dieu. C’est là où la foi devient plus forte que tout autre savoir. Sans la foi, nous ne pourrions jamais savoir que Jésus est présent dans l’Eucharistie. Seule la foi peut nous le révéler. Et alors nous avons une certitude que nulle science ne pourra jamais nous donner. Seigneur, donne-moi de croire en toi comme le centurion a cru en toi.

2. « Il aime notre nation, c’est lui qui nous a construit notre synagogue. »
Nous ne pouvons voir en ce centurion qu’un homme profondément religieux, qui cherche la vérité sur le monde et sur l’homme dans sa vie, et qui pour cela reste ouvert à trouver cette vérité même hors des dieux romains. Sommes-nous prêts à chercher la vérité hors de notre propre petite vérité, dans le Christ qui est la vérité ?

3. « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. »
Le centurion romain a entendu parler de Jésus et a su reconnaître en lui non pas seulement un prestidigitateur ou un médecin incroyable, mais bien plutôt le Dieu unique, Créateur de l’univers. D’où son humilité. Il ne se sent pas digne de paraître en sa présence. Il reste en respect plein de révérence face à la divinité de Jésus (il envoie les anciens des Juifs pour lui parler) et face à la simplicité d’un Dieu qui vit parmi les hommes. Mais cette humilité s’ajoute à sa conscience de n’être qu’une créature, mais une créature qui finalement a rencontré son Créateur : « Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : ?Va ?, et il va ; à un autre : ?Viens ?, et il vient ; et à mon esclave : ?Fais ceci ?, et il le fait. » Il sait que celui qui a tout créé peut tout, et que de la même manière que ses subordonnés lui obéissent, ainsi même Dieu dispose de ses créatures, et de la maladie entre autres, à sa convenance.
La foi est comme une graine de moutarde a dit Jésus, la plus petite des semences, mais elle devient un grand arbre. De même il nous faut reconnaître dans l’humilité notre petitesse et notre condition de créature, savoir nous abandonner dans la liberté dans les mains de Dieu notre Créateur, et alors nous ferons de grandes choses.

Dialogue avec le Christ
Avec Charles de Foucault, abandonnons-nous dans les mains de Dieu, dans la foi qu’il est notre Créateur et que de lui dépend notre bonheur : « Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. »

Résolution
Poser consciemment un acte de générosité (par exemple de mon temps ou de mes talents, en étant disponible pour les autres, ou en sachant garder mon calme et ma patience) afin de dire à Jésus que je choisis de le suivre lui et non de me suivre moi-même.



Cette méditation a été écrite par Frère Loïc Chabut, LC

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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