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 - 22 octobre 2018 - Ste Salomé
Date : jeudi 22 février 2018
La m餩tation

 

Les méditations

Les clés du royaume des Cieux : la vérité des personnes

Evangile selon St Matthieu, chapitre 16, 13-19

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Prière d'introduction
Ô Jésus, prie pour moi afin que ma foi ne sombre pas, pour que, lorsque je serai revenu de tous genres d’épreuves, je puisse affermir mes frères en ton Nom !

Demande
Une foi inébranlable dans le Père, le Fils, l’Esprit Saint, et en la sainte Église catholique !

Points de réflexion

1. « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Jésus pose une question à ses disciples concernant son identité. « À son peuple Israël Dieu s’est révélé en lui faisant connaître son nom. Le nom exprime l’essence, l’identité de la personne et le sens de sa vie. Dieu a un nom. Il n’est pas une force anonyme. Livrer son nom, c’est se faire connaître aux autres ; c’est en quelque sorte se livrer soi-même en se rendant accessible, capable d’être connu plus intimement et d’être appelé, personnellement. » (CEC 203) Le nom du Fils du Dieu vivant s’est révélé aux hommes dès le jour de sa circoncision par le nom « Jésus » (Lc 2,21), ce qui veut dire « Le-Seigneur-sauve » (Mt 1,21). Mais comment Jésus peut-il sauver les gens quand pour les uns il est « Jean le Baptiste », pour d’autres « Élie », pour d’autres encore, « Jérémie ou l’un des prophètes » ? « Dieu a créé l’homme raisonnable en lui conférant la dignité d’une personne douée de l’initiative et de la maîtrise de ses actes. "Dieu a ‘laissé l’homme à son propre conseil’ (Si 15, 14) pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, parvenir à la pleine et bienheureuse perfection." (GS 17) » (CEC 1730)
Les disciples savent répondre à la question au dire des gens, sauf qu’aucune des réponses n’a connu le Dieu-qui-sauve. Si ces gens-là avaient agi raisonnablement en prenant l’initiative de se renseigner auprès de Jésus, ce sondage sur l’opinion publique aurait-il été si faux par rapport à la vérité ? L’orgueil n’a pas besoin de dépendre du Créateur ou d’être racheté par un Sauveur ; la vanité a peur que les autres sachent qu’on en a besoin ; autrement, la paresse n’a pas envie qu’on illumine l’esprit. Mais au dire de Jésus, ces gens-là seraient-ils jugés morts spirituellement ? « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.  » (Jn 17,3) Est-ce une question qui a intéressé ses disciples auparavant ? Pourquoi les avait-il envoyés en mission ? Savent-ils ce qu’ils font ?

2. « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Jésus est une Personne. Il s’intéresse aux personnes. Il attend que les autres reconnaissent la vérité de sa Personne. Et plus que les affirmations anonymes des êtres humains à la « troisième personne », il cherche à trouver la vérité de sa Personne dans les cœurs de son entourage, à ceux auxquels il s’adresse à la « deuxième personne », en les suscitant à la « première personne » par une relation directe qui parle par son humanité, Cœur à cœur. « Dieu appelle chacun par son nom (cf. Is 43, 1 ; Jn 10,3). Le nom de tout homme est sacré. Le nom est l’icône de la personne. Il exige le respect, en signe de la dignité de celui qui le porte. » (CEC 2158) Pour lui, les hommes qu’il appelait « Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote », il les connaissait comme ses « Apôtres » (Mt 10,2-4), il leur enseignait que de témoigner en son Nom serait souvent un signe de contradiction, « ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous » (Mt 10,20). Mais ses disciples ont-ils compris d’où venait leur vocation, leur mission dans cette nouvelle fraternité parmi les hommes, au service du Fils de l’homme ? « Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

3. « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre (...) ».
En l’appelant « le Fils du Dieu vivant », Simon-Pierre touche la vérité profonde de cet homme Jésus, sa Personne divine, le caractère de ce « Fils », la Personne de la Sainte Trinité qui procède du « Père », en communion avec « l’Esprit Saint », dont le titre « Christ » en est le signe. Comme le jour du baptême du Seigneur quand le Père avait proclamé sous le signe de l’Esprit, « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » (Mt 3,17), Jésus confirme la foi de Pierre qui le divinise, qui le fait aussi « fils du Père » par cette grâce, fils de Notre Père. « Par cette onction, le confirmand reçoit "la marque", le sceau de l’Esprit Saint. Le sceau est le symbole de la personne (cf. Gn 38, 18 ; Ct 8, 6), signe de son autorité (cf. Gn 41, 42), de sa propriété sur un objet (cf. Dt 32, 34) – c’est ainsi que l’on marquait les soldats du sceau de leur chef et aussi les esclaves de celui de leur maître – ; il authentifie un acte juridique (cf. 1 R 21, 8) ou un document (cf. Jr 32, 10) et le rend éventuellement secret (cf. Is 29, 11). » (CEC 1295) En nommant Simon « Pierre » et en lui confiant les clés du Royaume des Cieux, il établit son identité sur la terre comme au ciel : lui sera par vocation son vicaire, en exigeant l’obéissance de foi de son Épouse l’Église par son charisme d’autorité, laissé à ses successeurs les papes, dont les fidèles répondront au Sauveur à leur tour : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Dialogue avec le Christ
Ô Bon Berger, tu as dit à tes disciples, « je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. » (Jn 10,14-15) Concède-moi la grâce de te connaître et Celui qui t'a envoyé, en donnant ma vie en témoignage !

Résolution
Dans un acte de communion spirituelle avec tous les croyants, prier le Credo avec réflexion, en renouvelant mes actes de foi dans le Père, le Fils, l’Esprit Saint et en la sainte Église catholique.



Cette méditation a été écrite par Père Shane Lambert, LC

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