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 - 22 mai 2018 - Sainte Julie
Date : dimanche 11 février 2018
La m餩tation

 

Les méditations

« Je le veux, sois purifié »

Evangile selon St Marc, chapitre 1, 40-45

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

Prière d'introduction
« Je crois en toi Seigneur, mais affermis ma foi ; j’espère en toi, mais consolide mon espérance ; je t’aime, mais fais que je t’aime avec plus d’ardeur ; je me repens d’avoir péché, mais aide-moi à me repentir plus intensément. [...] Dirige-moi par ta sagesse, réfrène-moi par ta justice, console-moi par ta miséricorde et protège-moi par ta puissance. [...] Je te consacre mes pensées, mes paroles, mes actions, mes souffrances, afin que désormais je ne parle que de toi, je n’agisse que selon toi et je ne souffre que pour toi. [...] Je t’en prie, Seigneur, illumine mon intelligence, enflamme ma volonté, purifie mon cœur, sanctifie mon âme. » (Extrait de la prière universelle attribuée au pape Clément XI, la traduction est en grande partie mienne)

Demande
Jésus, ouvre mon cœur pour que je te rencontre aujourd’hui pendant ce temps de méditation. Aide-moi à me disposer à la prière, à chasser toute distraction de mon cœur, toute dissipation ou préoccupation. Pour toi, Jésus, tout peut bien attendre que j’aie fini de prier.

Points de réflexion

1. « Un lépreux vint auprès de Jésus. »
Notre homme, dont l’Évangile n’a pas gardé le nom, était lépreux. C’est-à-dire que, sans avoir rien fait pour le mériter, il était atteint d’une maladie qui éloignait tout le monde de lui, qui le rendait impur aux yeux de tous, qui laissait même certains croire qu’il avait péché contre Dieu et que Dieu le punissait (cf. Jn 9,2). Même ses plus proches parents et amis, face à cette maladie, ne savaient que faire. Eux qui l’aimaient comme un frère, comme un père peut-être, comme un ami ou un cousin, ne savaient comment réagir. Ils n’avaient aucun remède, étaient totalement désemparés. Notre homme donc se trouvait relégué à être exclu de la société, un « intouchable », non plus un homme mais une cloche qui, dès qu’on l’entend, proclamait à tous de s’éloigner. Il a peut-être même commencé à sentir qu’il pouvait disparaître, que rien ne changerait, que s’il venait à tomber, être affamé, ou même mourir, personne ne s’en rendrait même compte.

2. « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Contemplons l’attitude de cet homme. Contemplons aussi l’attitude de Jésus. Au milieu de la solitude du lépreux, de tant de signes de rejet, peut-être même un certain désespoir, notre homme entendit un bruit qui se répandait : un certain Jésus, charpentier de Galilée, aurait guéri de nombreuses personnes après le coucher du soleil du sabbat dernier, et jusque tard dans la nuit. Pour lui, c’est assez pour se mettre en route, chercher Jésus, jusqu’à ce qu’il le trouve. Jésus, lui, à peine le voit-il, à peine l’entend-il, qu’il est « saisi de compassion ». Jésus le regarde avec tendresse. Aussitôt, c’est assez pour notre homme, de reconnaître en Jésus plus qu’un charpentier. Oui, beaucoup plus. Il voit quelqu’un qui n’a pas peur de le laisser s’approcher, de le regarder avec amour et tendresse, de poser, d’attarder son regard sur lui ; quelqu’un qui le regarde non pas avec dégoût, aversion, répugnance ; mais avec tendresse, compassion et bienveillance. Quelqu’un qui lui parle et le touche même, lui l’intouchable. Pour cela, il se met à genoux, et sa demande (« Si tu le veux, tu peux me purifier ») pleine de respect semble ne plus demander la guérison tant recherchée, mais la guérison du cœur. Le lépreux, face à Jésus, se rend compte de son propre péché. Peut-être se rend-il compte que, oublié des hommes, il avait oublié Dieu ; ou que, tant méprisé, il avait méprisé lui aussi ; ou encore expérimentant si peu d’amour dans sa vie, il avait arrêté d’en donner.

3. « Cet homme se mit à proclamer (...) ».
Nous aussi, parfois, souvent peut-être, nous nous sentons seuls. Abandonnés à notre propre sort, compris de personne. C’est alors que nous devons apprendre du lépreux de l’Évangile d’aujourd’hui : il a su se tourner vers Jésus, chercher Jésus et mettre toute sa confiance en lui. Il est tombé à genoux devant lui. Tombons à genoux devant Jésus-Eucharistie chaque fois que nous passons devant une église, tombons à genoux devant Jésus présent dans le mendiant de ma rue que j’ignore chaque fois que je passe devant lui, tombons à genoux devant Jésus présent dans mon prochain. Notre homme a parlé à Jésus, confions à Jésus dans la prière tous nos problèmes, sans crainte. Nous avons déjà entendu parler de Jésus alors, avec le lépreux de l’Évangile, ne résistons pas à l’émotion d’avoir été guéris par Jésus et proclamons-le à tous, afin que beaucoup d’autres lépreux puissent entendre parler de ce Jésus qui au milieu de notre solitude nous regarde avec tendresse, et qu’à leur tour ils le cherchent.
Il y cinq ans, le pape Benoît XVI renonçait au pontificat. Il avait vécu, nourri, fortifié, soutenu de ce regard aimant de Jésus pendant toute sa vie, il savait que son pontificat n’était pas son œuvre à lui, mais celle de Dieu. Il savait donc qu’il pouvait se retirer en paix. Il a su, face à ses difficultés, reconnaître que Jésus était là et ne l’abandonnait pas, et n’abandonnerait pas son Église.

Dialogue avec le Christ
Jésus, aide-moi à ne jamais perdre courage. Je le sais, par la foi et parce que je t’ai rencontré, au plus profond de ma solitude, lorsque tout semble perdu, tu es là.

Résolution
Prier une dizaine de chapelet aujourd’hui en famille, ou avec mon conjoint, pour demander à Marie, dont nous fêtons le 160e anniversaire des apparitions à Lourdes, d’être attentif à ce regard plein d’amour de Jésus dans ma vie. Savoir m’arrêter, pendant la journée, 30 secondes, une minute, deux minutes, pour tourner mon regard vers Jésus, pour croiser son regard d’amour.



Cette méditation a été écrite par Frère Loïc Chabut, LC

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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