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 - 16 juillet 2018 - Notre Dame du Mont Carmel
Date : dimanche 4 février 2018
La m餩tation

 

Les méditations

Le Seigneur guérit nos blessures

Evangile selon St Marc, chapitre 1, 29-39

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit :« Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Prière d'introduction
Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Demande
Jésus, viens me guérir de toutes mes blessures et me sauver de mon péché.

Points de réflexion

1. La liturgie du cinquième dimanche du Temps Ordinaire nous présente l’œuvre de guérison de Dieu envers les hommes. Dieu est le médecin de notre âme et de notre corps, il nous guérit – nous sauve – de manière radicale par le salut qu’il nous donne en Jésus. Dans la première lecture, Job nous rappelle que la vie de l’homme sur la terre est une corvée, on pourrait dire plutôt un combat. La Vulgate traduit militia dans le sens de service militaire. Le chrétien en combat contre les principautés, les puissances, les régisseurs de ce monde de ténèbres (Cf. Ep 6,12) est souvent blessé et le combat décrit par Job est bien souvent le nôtre. Cependant, le combat de Job n’est pas un combat dans le vide, il est tout accompagné par un dialogue avec Dieu.
Dans mon combat, « souviens-toi, Seigneur ». Le psaume invite le priant à louer un Dieu qui guérit les cœurs brisés et soigne les blessures. Elles parlent bien de notre engagement pour Dieu : « Tant qu’un soldat reste dans la mêlée, même s’il est blessé ou recule un peu, personne n’est assez dur ou assez ignorant des choses de la guerre pour lui en faire un grand crime. Ceux-là seuls ne sont jamais blessés qui ne combattent jamais. Ceux qui se lancent avec ardeur contre l’ennemi sont les plus souvent frappés. » (Saint Jean Chrysostome)

2. Dans la deuxième lecture, saint Paul nous parle de son plus beau combat : l’annonce de l’Évangile. C’est aussi notre combat aujourd’hui, l’annonce de la joie de l’Évangile. Le premier combat dans l’évangélisation est de comprendre qu’avant même d’être notre œuvre, l’annonce de l’Évangile est l’œuvre de Dieu, de son Esprit Saint : « c’est une mission qui m’est confiée ». Nous regardons souvent vers nos blessures de guerre et nous nous disons : mais comment un homme, une femme, tellement blessés peuvent-ils être crédibles ? Nous n’annonçons pas l’Évangile pour être fiers de nous-mêmes, parce que nous sommes très bons. L’annonce est une nécessité qui s’impose à nous et quand nous nous sentons indignes, il est bien de regarder vers les plaies de notre Seigneur Jésus-Christ, vers ses blessures qui sont le plus beau témoignage de l’amour de Dieu.

3. Dans l’Évangile, le ministère d’enseignement de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm est suivi d’un ministère intense de guérison. La première à bénéficier de l’œuvre du Christ est la belle-mère de Pierre dont la guérison est particulièrement symbolique : la libération de la maladie la conduit au service du Christ. Nous menons tous un combat sur cette terre, même ceux qui se battent pour éviter le combat. Nous pouvons aussi dire aujourd’hui à Jésus : « Tout le monde te cherche », surtout ceux qui le font sans le savoir, ceux qui ont soif de paix, d’un apaisement. L’Église rend présent dans le monde ce ministère de guérison à travers les sacrements et l’œuvre salvifique que Dieu lui a confiée : « Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol et si son taux de sucre est trop haut ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures... Il faut commencer par le bas. » (Pape François)

Dialogue avec le Christ
Jésus, viens guérir ce qui est malade, ce qui est cause de souffrance et de douleur en moi. Viens me libérer de toutes les recettes de bonheur qui me font perdre mon temps et ma vie comme l’hémorroïsse. Viens me guérir de mon incrédulité pour que je puisse enfin te toucher et obtenir de toi cette force salvifique qui arrête l’hémorragie de foi, espérance et amour qu’il y a en moi. Que ma guérison ne soit pas une libération pour me soumettre à d’autres dieux. Guéris-moi, Seigneur, pour mieux te servir.

Résolution
En ce dimanche faire une prière pour la guérison de quelqu’un de mon entourage ou demander une célébration à cette intention.



Cette méditation a été écrite par Père Roger Villegas, LC

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