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 - 23 juin 2018 - Sainte Audrey
Date : jeudi 22 mars 2018
La m餩tation

 

Les méditations

Que je puisse te garder, toi qui ES !

Evangile selon St Jean, chapitre 8, 51-59

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

Prière d'introduction
Ô Jésus-Christ, Fils de Dieu, – la gloire du Père ! –, son Verbe qui nous parle, toi qui ES ! Je crois que tu existes depuis toujours, que tout est venu à l’existence par toi, et à tous ceux qui te reçoivent, qui croient en ton nom, tu donnes de pouvoir devenir enfants de Dieu ! (Cf. Jn 1,3.12) J’espère recevoir et garder ta parole pour toujours !

Demande
La grâce de connaître et de garder la parole de Jésus-Christ.

Points de réflexion

1. « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Nous sommes au cœur du conflit entre Jésus et les « autorités » de son peuple juif. Nous sommes devant un exemple où « il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes. » (Mt 7,29) Il n’est pas tout à fait normal que quelqu’un exige une telle obéissance qui promet d’échapper la mort. Dit-il une folie, une absurdité ? Le témoignage du Christ est un fait : la question est : dit-il vrai ? Ses ennemis raisonnent ainsi : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” » Leur conclusion suit – si Jésus a dit faux. Néanmoins, dès le prologue de son Évangile, saint Jean explique : « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. » (Jn 1,9-11) Nous sommes finalement devant une Personne divine, pleine de grâce et de vérité, Celui qui dissipe les ténèbres. Face aux questions, « Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? », il n’est que Celui qui Est, le Fils de Dieu vivant, effectivement plus grand qu’Abraham ! À une autre occasion, Jésus expliquera la faute de leur logique : « Et au sujet de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce qui vous a été dit par Dieu : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. » (Mt 22,31-32) Là il parlera de Dieu à la troisième personne, laissant une distance pour son auditoire entre la vérité du Dieu vivant et la vérité de sa propre Personne divine cachée. Ici, Jésus est en train de révéler sa divinité à la première personne.

2. « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. »
Jésus confronte directement ses opposants, il met son autorité contre la leur. Tandis qu’ils l’avaient accusé « d’avoir un démon » et de ne penser qu’à lui-même, Jésus revendique une connaissance de Dieu qu’ils ne possèdent pas : alors son témoignage est véridique et obéissant à Dieu, tandis que le leur est menteur et rebelle face à son témoignage d’ascendant puissant, voire infaillible. Dans ce conflit émerge la vertu de l’humilité qui habite la vérité face au vice de l’orgueil qui est finalement victime d’une grave erreur. Devant le témoignage divin, – la Lumière qui illumine tout homme –, il est possible d’entrer dans la vérité, la libération, la grâce, la vie éternelle. En revanche, si le cœur s’endurcit pour rester dans les ténèbres, la faute est coupable, un péché de la volonté au-delà de sa raison faussée. Néanmoins, la révélation divine n’est pas une tyrannie : la grâce illumine et élève l’intelligence humaine dans un don gratuit. Jésus communique finalement sa connaissance divine sans attendre le mérite de son auditoire. « Mais je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » Il révèle qu’il est Créateur et Sauveur, pas une simple créature ; il existe depuis toujours, pas d’une existence limitée dans le temps comme un homme mortel sans Dieu ; il a la vie éternelle, une anticipation de la résurrection pour toute personne croyante comme Abraham. Jésus n’a pas quitté le point de départ de son témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Il se tient devant eux, – devant nous –, comme un roc immobile, une pierre angulaire.

3. « Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter.  »
Opposée à l’Amour il y a la haine. L’évidence que la grâce de la révélation illumine l’intelligence humaine est le fait que ses ennemis comprennent ce qu’il veut dire, autrement ils n’auraient pas pu objecter à son enseignement avec l’intelligibilité de ce qu’on a voulu douter : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Néanmoins, quand la vérité du témoignage est rejetée comme si c’était un mal, il ne reste que l’instinct de la haine qui n’est pas si rationnel, pas si certain : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon ! » Néanmoins, face au vide du scepticisme de l’esprit humain et sa violence contre toute certitude assertive, fruit de la volonté qui ne veut pas se soumettre avec humilité et foi à l’autorité de Dieu qui se révèle personnellement, la grâce de la révélation divine est même capable de remplir cette vacuité avec une Vérité absolue, « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS », quand Jésus révèle son Nom divin. À quoi bon ramasser des pierres pour les lui jeter au lieu d’accueillir ce don d’identification de sa Personne divine, sa Parole à garder pour la vie éternelle parce qu’il est le Sauveur qui promet que nous ne verrons jamais la mort, cette miséricorde fondatrice qui nous permettra de devenir des pierres vivantes de son Temple saint ? (Cf. 1 P 2,5)

Dialogue avec le Christ
Ô Jésus Christ, témoin fidèle, le premier-né des morts, l’Alpha et l’Oméga, le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui était et qui vient, le Souverain de l’univers (cf. Ap 1,5.8) – remplis mon cœur par la grâce de la foi et de l’espérance dans ton offre de vie éternelle pour que je puisse exalter avec Abraham, notre père dans la foi ! Concède-moi de garder ta parole, de ne jamais voir la mort – la grâce de la persévérance finale !

Résolution
Lire un passage supplémentaire de l’Évangile pour que je puisse mieux connaître Jésus-Christ et sa parole.



Cette méditation a été écrite par Père Shane Lambert, LC

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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