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 - 15 octobre 2018 - Ste Thérèse d’Avilla
Date : dimanche 8 avril 2018
La m餩tation

 

Les méditations

La lumière de la foi chrétienne

Evangile selon St Jean, chapitre 20, 19-31

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Prière d'introduction
Sainte Trinité, fais-moi briller de la lumière de Dieu dans ma vie quotidienne. Que cette lumière se manifeste dans ma pensée, mes paroles et mes actions. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Demande
Seigneur, nous te confions en ce dimanche de la miséricorde et dimanche in albis, tous les néophytes (ceux qui ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, confirmation, Eucharistie dans la nuit de Pâques). Donne-leur de persévérer dans la foi ; aide-nous à leur porter le témoignage de la nôtre et à nous laisser instruire par leur exemple.

Points de réflexion

1. Le deuxième dimanche de Pâques est très connu par la célébration de la fête de la Divine Miséricorde instituée par saint Jean-Paul II. Nous l’appelons souvent le dimanche de la Miséricorde. Mais selon une tradition plus ancienne ce dimanche est appelé dimanche in albis. En ce jour, les nouveaux baptisés, les néophytes, revêtaient encore une fois leurs vêtements blancs du baptême avant de les déposer. Le vêtement blanc de notre baptême manifeste extérieurement que nous sommes revêtus du Christ intérieurement, de sa lumière, que nous sommes une création nouvelle en lui : « (...) vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ. » (Ga 3,27). La présence des néophytes et les lectures de ce dimanche peuvent nous aider à mieux comprendre la grâce baptismale que nous avons reçue et notre mission d’être lumière du monde.

2. La première lecture nous rappelle que la foi chrétienne a des conséquences concrètes dans notre manière de vivre, d’agir et de nous engager dans le monde : « Ils avait tout en commun. » Du communisme ? Non, parce que le passage de la foi à la vie concrète se fait par l’âme et le cœur, c’est-à-dire par la conversion et l’adoption de la nouvelle forme de voir nos frères et le monde qui nous est offerte en Jésus : ils avaient « un seul cœur et une seule âme ». La foi n’impose pas un système politique ou économique. La foi propose un changement de cœur et c’est de là que partent les mille initiatives pour le bien des hommes que l’Église du Christ mène aujourd’hui partout dans le monde. Au nom de celui qui a pris notre humanité, en communion avec celui qui nous a appris à nous adresser à un seul Père en disant Notre Père, je peux m’engager pour le monde. Les néophytes, comme nous d’ailleurs, ne porteront plus le vêtement blanc, car la lumière nouvelle symbolisée par lui, est passée de l’extérieur à l’intérieur, du corps au cœur. Maintenant nous portons la lumière du Christ au monde, à la réalité de la vie quotidienne, où nous sommes habillés comme les autres.

3. Dans l’Évangile, Jésus envoie ses disciples dans le monde. La foi chrétienne ne se renferme pas, elle nous ouvre à l’humanité tout entière. Ce commandement du Seigneur peut peser sur nous surtout quand nous nous retrouvons contents dans nos communautés qui rassurent et protègent. Pour le nouveau baptisé, après toute la joie du baptême, il se peut que le retour à la vie de tous les jours ne soit pas évident. Il faut nous souvenir des paroles de saint Jean dans la deuxième lecture : « Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. » Nous allons dans le monde en sachant que Jésus a remporté la victoire, même là où l’ennemi de Dieu oppose résistance. Nous sommes vainqueurs dans ce monde qui passera, puisque le baptême nous ouvre l’accès à la vie éternelle qui est déjà commencée par la présence de Jésus dans nos vies et par sa présence dans le monde à travers nous.

Dialogue avec le Christ
« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie. Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. » (Prière de saint François d’Assise)

Résolution
Prier pour un nouveau baptisé, l’accompagner et bien l’accueillir au sein de la communauté, s’il y en a.



Cette méditation a été écrite par Père Roger Villegas, LC

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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