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 - 15 octobre 2018 - Ste Thérèse d’Avilla
Date : lundi 2 avril 2018
La m餩tation

 

Les méditations

« Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront »

Evangile selon St Matthieu, chapitre 28, 8-15

En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit :
« Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.

Prière d'introduction
Me voici, Seigneur. Je viens te prier, je viens te regarder et te contempler. Je viens découvrir celui qui a tout créé, et à la lumière duquel je considère les choses sous un nouvel aspect. Apprends-moi à vivre dans la « vérité tout entière » (Jn 16,13), dans un monde où ta présence invisible compte plus que ce que je peux voir et toucher.

Demande
Mon Dieu, tu es ressuscité, tu es vivant, aujourd'hui. Viens me rencontrer !

Points de réflexion

1. Le matin de Pâques les femmes et les gardes assistent à un tremblement de terre, puis un ange vient rouler la pierre du tombeau et s’assoit dessus (Cf. Mt 28,1-7). Les femmes comme les gardes ont vu de quoi croire en la Résurrection. Mais alors que les femmes témoigneront du Christ et affronteront la persécution, les gardes empocheront l’argent et s’enfermeront dans leur mensonge pour sauver leur vie. Il ne suffit pas de croire à la Résurrection pour en vivre. Seules les femmes ont fait une rencontre avec le Ressuscité, celle qui nous est racontée aujourd’hui dans l’Évangile. Les gardes ont vu l’évidence, mais lui, ils ne l’ont pas rencontré. Et moi, samedi soir, hier, aujourd’hui ai-je rencontré le Ressuscité ? Est-il venu parler à mon cœur ?

2. Que signifie « rencontrer » le Christ ici-bas ? En partant du tombeau, les femmes étaient à la fois « remplies de crainte et d’une grande joie ». Troublées mais heureuses. Souvent notre vie chrétienne peut être troublée. Tout n’est pas résurrection, nous pélerinons du tombeau vide à la rencontre du Christ, et parfois le chemin est long et entravé. Nous ne vivons pas encore dans la pleine lumière de la Résurrection, et cependant le Christ vient à notre rencontre et il nous donne la lumière suffisante pour continuer de marcher. C’est le paradoxe du chrétien : nous sommes déjà ressuscités avec le Christ, mais encore en chemin. Nous avons rencontré le Christ lorsque la lumière est suffisante pour éclairer et donner du sens aux ténèbres et nous pouvons dire avec le psaume : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. » (Ps 22, 4)

3. « Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. »
N’ayons pas peur, saisissons les pieds de Jésus ! Puisqu’il vient jusqu’à nous, puisqu’il nous écoute quand nous lui parlons et nous parle quand nous l’écoutons, puisqu’il est là dans l’Eucharistie, dans la confession, dans l’Écriture, dans les pauvres... saisissons-le ! En ces jours de Pâques, l’Église nous propose de savourer la présence du Christ à nos côtés.

Dialogue avec le Christ
Prière du Cardinal John Henry Newman à son ange gardien : « Conduis-moi, douce lumière, dans les ténèbres qui m'entourent, conduis-moi vers le haut ! La nuit est épaisse et je suis loin de chez moi : conduis-moi vers le haut ! Dirige mes pas car je n'y vois rien ; que je voie seulement à chaque pas. Jadis j'étais loin de t'en prier. Je voulais moi-même choisir mon chemin, croyant pourvoir le déterminer à ma propre lumière, malgré le précipice. Avec fierté, j'élaborais mes buts. Mais maintenant, oublions tout cela. Tu me protèges depuis si longtemps, que tu accepteras bien de me conduire encore : au-delà des marécages, des rivières et des écueils qui me guettent, jusqu'à la fin de la nuit, jusqu'à l'aurore où des anges me feront signe. Ah ! Je les aime depuis longtemps, un peu de temps seulement je les ai oubliés. Ainsi soit-il. »

Résolution
Ce soir, pendant mon examen de conscience, je me demanderai à quel moment j’ai rencontré le Christ aujourd’hui.



Cette méditation a été écrite par Frère Melchior Poisson, LC

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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