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 - 22 octobre 2020 - Ste Salomé
Date : mardi 1er février 2005
La m餩tation

 

Les méditations

Un travail risqué

Saint Marc 5, 21-43

Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... - Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré - ... cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ’Qui m’a touché ?’ » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher-elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.

Prière d’introduction Père, je sais que tu es présent ici à mes côtés. Tu m’entends et tu me vois. A genoux devant toi, je t’adore avec une profonde révérence. Merci pour le don de la foi. Aide-la à grandir chaque jour un peu plus. Donne-moi la grâce de suivre l’action de l’Esprit Saint, particulièrement lorsque je cours un risque à croire.

Pétition Seigneur Jésus, je crois en toi. Augmente ma foi !

Points de réflexion

1. Depuis longtemps. "J’ai ça depuis longtemps..." Il n’est pas rare pour un médecin d’entendre cette phrase d’un nouveau patient. "Je pensais que cela partirait tout seul. J’ai essayé quelques remèdes faits maison. Mais cela s’est empiré." S’il en va ainsi de notre santé physique, combien plus souvent cela se produit avec notre santé spirituelle. Voici quelques exemples : "depuis longtemps maintenant, je m’ennuie à la messe", " depuis un certain temps je ne trouve pas un moment à consacrer à la prière ", " cela fait longtemps que je ne me suis pas confessé." Comme avec n’importe quelle habitude, quelque chose qui a commencé tout petit s’est aggravée. Puis, nous avons justifié notre manque de correspondance à l’amour de Dieu avec de bons arguments tel que : "j’arrive à prier aussi bien à la maison qu’à la messe", "Je n’ai jamais été doué pour la prière : je suis comme ça ! ’, "je me confesse directement à Dieu." Alors, bien que nous voudrions changer, après un certain temps, cela nous semble impossible.

2. "Si je parviens à toucher seulement son vêtement". La femme hémorragique a l’intuition que Jésus possède la puissance pour la guérir, et que, par le moindre contact avec lui, elle sera guérie. Mais il est risqué de mettre sa foi en Jésus-Christ. Il est beaucoup plus facile de mettre notre foi dans des solutions financières, dans la technologie médicale ou dans une consultation psychologique. Mettre notre foi en Jésus exige de nous que nous lui soumettions tout notre être. Le Christ n’est pas un breuvage magique. Il est une personne, et croire en lui implique de nous soumettre à toute sa personne : à la vérité et au message qu’il apporte, à sa puissance,à sa miséricorde, à sa volonté. La femme hémorragique avait cette foi puisqu’elle s’est montrée quand le Christ demande, "qui m’a touché ?" Le Christ peut changer ma vie, mais je dois prendre le risque de la foi. Le Christ doit être pour moi plus qu’une pensée pieuse, une idée religieuse, ou un ensemble de principes raisonnables. Le Christ doit être pour moi une vraie personne, une personne qui veut le meilleur pour moi, et qui veut que je me livre entièrement à son amour.

3. Surmonter le respect humain. Le risque nécessite de surmonter notre tendance normale à succomber au respect humain, à la crainte du "qu’en dira-t-on." Le monde, qui se moque de tout ce qui se réclame du transcendent, ricanera de notre profession de foi, tout comme ils riaient de l’affirmation de Jésus que la fille de Jaïre n’était pas morte. "Le respect humain, est "un assassin de la vertu ». Que de bonnes oeuvres, que d’exemples de vertu, que d’actions apostoliques ont cessé dans le monde à cause de ce maudit respect humain. Ce vice vole la vertu, la trahit, l’assassine ; si on ne le combat pas avec énergie et courage, il conduit infailliblement à la lâcheté dans la pratique de la vertu. A cause de lui, combien ont dissimulé leur sacerdoce, caché leurs vertus chrétiennes, tu leur nom de chrétien. Que d’œuvres de charité matérielle ou affective ont été interrompues par crainte de moquerie. Ce respect humain diminue l’amour pour Jésus-Christ, parce qu’il rend l’homme lâche pour faire ce que la conscience et le devoir lui dictent.... Un tel chrétien abandonnera le Christ pour les hommes, se séparera complètement de Jésus -Christ parce qu’il a abandonné la consigne de l’Ecriture : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes."(Lettre du Père Marcial Maciel, L.C. du 28 avril, 1951). Pour celui qui prend le risque de croire en Jésus-Christ, les résultats sont parlants : une guérison complète, la restauration d’un être aimé, une transformation spirituelle.

Dialogue avec Christ Jésus, je crois en toi. Augmente ma foi si faible. Aujourd’hui je veux m’ouvrir davantage à tout ce que tu désires pour moi. Je crois qu’avec toi je peux faire toutes choses. Guéris-moi complètement de ma médiocrité spirituelle, et de ma tendance au respect humain.

Résolution Aujourd’hui, quand l’occasion de témoigner de ma foi se présentera, ou de faire une bonne action pour quel qu’un, je mettrai ma foi dans le Christ et je lutterai contre le respect humain.



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