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 - 19 octobre 2018 - Saint Paul de la Croix
Date : lundi 4 juillet 2005 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

Touché par sa foi

Matthieu 9,18-26

Tandis que Jésus leur parlait aux disciples de Jean-Baptiste, voilà qu’un chef s’approcha ; il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l’heure même. Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l’agitation de la foule : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

Prière d’introduction Seigneur, tout ce qui arrive dans ma vie n’est pas toujours compréhensible. Que cette prière m’aide à voir avec les yeux de la foi et à marcher avec une entière confiance pour que je puisse porter mon fardeau en pensant que c’est une précieuse occasion de te glorifier et de faire fructifier ma mission ici, sur terre.

Demande Seigneur, accorde-moi la grâce d’une foi et d’une confiance plus profondes dans toutes mes difficultés.

Points de réflexion

1. « ...souffrant d’hémorragie depuis 12 ans. »
L’Evangile nous montre ici que quand Dieu permet la souffrance c’est qu’il a en vue un but pédagogique. Nous devons accepter les souffrances que Dieu permet pour que son but soit réalisé. Quand les problèmes se prolongent et atteignent un point insupportable, nous pouvons avoir l’impression que Dieu nous a oubliés. Tous les signes semblent me prouver qu’il m’a vraiment oublié, abandonné, à ma triste misère. C’est alors que nous viennent en mémoire les pénibles sentiments du Psalmiste :

« Jusqu’à quand, Seigneur ? M’oublieras-tu toujours ?
Jusqu’à quand me cacheras-tu ta face ?
Jusqu’à quand me mettrai-je en mon âme la révolte, le souci au coeur chaque jour ? » (Psaume 13:1-2)

Cependant, le Psalmiste se ravise et, avec une confiance plus profonde, prie ainsi :
« Moi, je compte sur ta fidélité :
que mon coeur jouisse de ton salut,
que je chante au Seigneur pour le bien qu’il m’a fait. » (Psaume 13:5-6)

Si Dieu semble absent, c’est qu’il prépare certains événements qui me le feront connaître d’une manière entièrement nouvelle. Cette longue et dure marche persévérante dans la foi permet à Dieu de nous faire goûter les meilleurs fruits de la sainteté qui sont en moi. Comme disait le Pape Jean Paul II : « Jésus souhaite nous inculquer l’idée que la foi en lui, inspirée par le désir d’être guéri, veut nous apporter une guérison spirituelle, ce qui est bien davantage. Nous apprenons par ce trait de l’Evangile que la maladie, dans le plan divin, peut stimuler notre foi. Le malade est amené par ce temps de souffrance à une foi plus intense, à un temps de sanctification pour une acceptation complète et consciente du salut qui vient du Christ. C’est une grande grâce de recevoir cette lumière sur la profonde vérité de la maladie. » (Audience générale du 15 juin, 1994)

2. « Et ils se moquaient de lui. »
Les prétendus « amis » du père se moquent de lui. Bien qu’ils aient constaté le miracle de la femme guérie de son hémorragie, ils disent froidement : » Ta fille est morte, rends-toi compte, inutile de continuer. Oui, en vérité, on peut abandonner l’espoir et la collaboration avec les actions du Christ dans notre vie. On le ridiculise quand il veut oeuvrer dans l’ombre, le mystère, au-delà de nos limites humaines.
« Soyons réalistes, ça ne marchera pas ! » Je suis tenté d’abandonner ma confiance et ma dépendance à Dieu au nom de mon auto puissance sur les événements de ma vie. Ces pensées peuvent me porter malheur car elles cachent une foi débile, fragile, une foi « à la carte » qui agit seulement quand tout est facile, raisonnable. Oui, je ridiculise le Christ quand je ramène tout au niveau de ma raison, quand j’essaie de réduire des vérités profondes à ma façon superficielle de penser. Quand il n’y a pas de foi, le Christ ne peut pas agir. Il n’y a pas de place pour les non-croyants puisqu’ils le méprisent. Sans la foi, rien ne fonctionne : ni l’apostolat, ni les solutions, ni les guérisons car les rationalistes dans leur orgueil déshonorent le sens de la mission du Seigneur.

3. « Si j’arrive seulement à toucher son vêtement, je serai guérie »
Nombreux sont ceux qui se disent près du Christ. Pourtant, dans l’Evangile, le Christ mentionne rarement des personnes qui sont proches de lui. Plusieurs le frôlaient ce jour-là, plusieurs le louangeaient, plusieurs le servaient mais un seul de ceux qui l’ont touché a retenu son attention. Comment ? Un seul a fait un acte de foi inconditionnelle. Aucun n’est plus près du Christ que celui qui lui fait confiance, qui humblement se soumet à lui, et souhaite vivre près de lui. La foi de cette femme était disposée à accepter sa réponse, quelle qu’elle soit. La guérison qu’elle cherchait était bien davantage d’être auprès de lui que la guérison elle-même. C’est vraiment le Christ qu’elle cherche car la foi, quand elle est vraie, n’a que Dieu comme objet. Ceux qui souffrent patiemment dans la foi et la prière connaissent un niveau très élevé d’union au Christ. « Cette maturité intérieure et cette grandeur spirituelle dans la souffrance sont certainement le résultat d’une conversion particulière et d’une coopération à la grâce du divin crucifié, notre Rédempteur. C’est lui-même qui agit au coeur des souffrances humaines par son Esprit de vérité, par son Esprit consolateur. C’est lui qui transforme, d’une certaine façon, la substance même de la vie spirituelle, indiquant à l’homme qui souffre une place auprès de lui. » (Jean Paul II, Salvifici Doloris, n.26)

Dialogue avec le Christ Seigneur, fait que mon fardeau serve à établir avec toi un plus haut niveau de confiance et d’intimité.

Résolution Je reconnaîtrai la présence du Christ dans toutes mes difficultés d’aujourd’hui.



Cette méditation a été écrite par



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