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 - 9 décembre 2019 - Saint Pierre Fourier
Date : mardi 25 décembre 2007
La m餩tation

 

Les méditations

Allons l’adorer

Saint Jean 1, 1-18

Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j’ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce : après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui a conduit à le connaître.

Prière d’introduction Seigneur, augmente ma foi. En ce jour où nous célébrons ton arrivée, aide-moi à accepter tes paroles de vie et de vérité. Je ne comprends pas toujours ce que tu me demandes et cela rend difficile l’obéissance à tes appels. Augmente ma foi. Aide-moi à avoir une pleine confiance en toi. Aide-moi à t’aimer plus que tout, y compris plus que moi-même. Je crois que tu es le chemin du bonheur et la vérité de ma vie. Je t’aime. Aide-moi à t’être fidèle aujourd’hui dans tout ce que je fais et dis.

Demande Aide-moi à te vénérer et t’adorer de toute mon âme, ô mon Roi nouveau-né !

Points de réflexion

1. Que par sa pauvreté nous puissions devenir riches. Aujourd’hui nous célébrons le début de l’événement le plus grand et le plus important de l’histoire : le Dieu Eternel qui devint l’Emmanuel, Dieu-avec-nous, et qui entra dans l’histoire humaine en prenant notre condition humaine. Aujourd’hui nous marquons aussi le choix le plus grand et le plus important que chacun de nous va faire dans son histoire personnelle - notre réponse à l’action salvifique de Dieu. Dieu a longuement préparé le peuple juif à la venue du Messie, mais aucun juif ne pouvait imaginer que l’Oint du Seigneur serait Dieu lui-même - ni qu’il choisirait d’entrer dans le monde d’une façon si humble. Légitimement, le Roi des Rois, le Seigneur des Seigneurs aurait dû naître dans un palais confortable, couvert de marbre, son berceau aurait dû être entouré de rideaux de satin et une armée de serviteurs aurait dû veiller à tous ses besoins. Mais ce fut l’opposé : il naquit dans une grande pauvreté, sur le sol nu, dans une caverne humide utilisée comme étable pour du bétail à l’odeur forte, il fut enveloppé dans des langes et posé dans une mangeoire dont se servaient les animaux. Jésus s’est dépouillé de toute majesté afin que par sa pauvreté nous puissions vraiment devenir riches (2 Cor. VIII 9). Pour vraiment accueillir le Roi nouveau-né, je dois aussi m’humilier et arracher de mon cœur le matérialisme et le consumérisme, si prépondérants dans notre société aujourd’hui. Je dois me détacher de tous les goûts mondains qui me détournent de Dieu. La simplicité est le mot clef.

2. Il nous a assez aimés pour faire ce dont nous avions besoin. Devant l’impressionnant mystère de l’Incarnation, l’homme s’est souvent demandé « pourquoi Dieu s’est-il fait homme ? » Le Credo que nous récitons chaque dimanche à la messe répond : « pour nous les hommes et pour notre salut il descendit du ciel. » Nous en avions besoin et il nous aime assez pour avoir fait ce dont nous avions besoin. La simple vérité est que sans cette action d’amour nous serions morts dans notre péché. Nous n’aurions jamais eu une deuxième chance pour atteindre la vie éternelle. Le ciel serait toujours resté hors d’atteinte, et le vrai sens de ce que nous sommes - faits à l’image de Dieu et appelés à aimer comme le Christ nous a aimés - serait toujours resté bloqué dans le mystère. Dieu nous a tant aimés qu’il a voulu être Dieu-avec-nous, en prenant notre nature même, pour prendre sur lui tout ce qui était bas et humble dans la nature de l’homme pour la racheter. Aujourd’hui nous célébrons d’abord et par-dessus tout l’amour incroyable de Dieu, amour sans limite pour nous sauver.

3. Ils lui donnèrent le meilleur de ce qu’ils possédaient. Se concentrer sur l’amour infini de Dieu n’est pas suffisant en soi-même. L’autre élément crucial est le choix que nous devons chacun faire devant ce don remarquable de Dieu. La Bible nous offre deux réponses fortement contrastées à l’arrivée de Jésus au premier Noël il y a environ 2000 ans. D’abord nous voyons la réponse des aubergistes. Bien qu’ils aient sûrement pu voir que Marie était sur le point d’accoucher et bien que Joseph le leur ait dit, aucun d’eux ne les a fait entrer. Ils étaient trop occupés avec ce qu’ils faisaient, croyant certainement que c’était plus important et urgent, ils n’avaient pas de place pour le Christ dans leur vie. Ils n’étaient pas forcément méchants ; ils étaient trop occupés pour recevoir Dieu. La seconde réponse se trouve chez les bergers et les Mages. Quand les bergers reçurent, par les anges, la nouvelle de l’arrivée du Roi, ils abandonnèrent immédiatement leurs troupeaux et se hâtèrent pour le voir. Après l’avoir trouvé et adoré ils s’en retournèrent en glorifiant et bénissant Dieu pour tout ce qu’ils avaient vu et entendu. Les Mages qui n’étaient pas même juifs, parcoururent une longue distance pour rencontrer le Roi nouveau-né. Quand ils l’eurent trouvé ils tombèrent à genoux et l’adorèrent, en lui offrant le meilleur de ce qu’ils avaient. La réponse de Marie et Joseph alla encore plus loin ; ils lui dédièrent toute leur vie - leur temps, leurs talents, leurs rêves. Leur réponse sans limite à l’amour de Dieu incarné nous est donnée comme la preuve qu’une telle réponse est possible. Ainsi, ce matin de Noël je me demande, avec toute la sincérité possible, quelle réponse je vais donner à l’arrivée de Jésus.

Dialogue avec le Christ Petit Jésus, ton arrivée à Bethléem a rempli mon cœur de joie. Avec les bergers je me hâte vers toi, abandonnant tout, et je repars en glorifiant et remerciant ton Père pour tout ce que j’ai vu et entendu. Avec les Mages, je te donne les plus beaux cadeaux que je possède - mes talents, mon trésor et mon temps. Avec Marie et Joseph je te donne toute ma vie. Tout ce que je fais sera pour toi. Tu as donné un nouvel objectif et une nouvelle valeur à ma vie. Tu es ma vie. Bienvenue, Seigneur Jésus. Joyeux Noël !

Résolution Je ferai confiance à la Providence de Dieu et lui donnerai aujourd’hui quelque chose que j’ai retenu jusqu’à présent.



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