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 - 4 avril 2020 - Saint Isidore
Date : samedi 16 janvier 2010
La m餩tation

 

Les méditations

L’homme qui guérit les malades

Saint Marc 2, 13-17

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac ; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d’impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples : « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Prière d’introduction Seigneur, tu m’as appelé à être ton apôtre. Envoie-moi là où tu as besoin de moi. Aide-moi à me souvenir que tu appelles tous les hommes de bonne volonté à te suivre. Il est facile d’étiqueter certaines âmes comme perdues ou incapables de conversion. Aide-moi à comprendre que celles-ci sont justement les âmes les plus proches de ton coeur.

Demande Seigneur, apprends-moi à être magnanime.

Points de réflexion

1. « Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Cela peut nous scandaliser de voir quelqu’un qui a eu une vie libertine s’approcher de Jésus. Déjà, au temps de Jésus, les gens se sont indignés que la femme pécheresse ait pu entrer et se mettre aux pieds de Jésus. De même, certains n’ont pas approuvé l’appel de Lévi, ou de Matthieu, un publicain. D’autres se sont indignés de voir Jésus manger avec des pécheurs. Aujourd’hui, nous avons parfois la même réaction. Il nous est difficile d’admettre qu’une personne très éloignée de Dieu se convertisse. Nous sommes comme le frère aîné de la parabole du fils prodigue : cela nous contrarie que notre Père prépare toute une fête quand le fils égaré revient à la maison. Ou peut-être réagissons-nous comme les ouvriers de la parabole qui étaient furieux que ceux venus travailler à la fin de la journée reçoivent le même salaire qu’eux ? Où est notre amour pour notre prochain ? Est-ce qu’il s’étend à tous, où seulement aux personnes avec lesquelles je me sens bien, qui sont comme moi, et non pas vers ceux qui ont un besoin urgent de rencontrer l’amour de Dieu ? Ai-je tendance à vouloir garder jalousement l’amour de Dieu pour moi et pour les personnes ‘justes’ ?

2. « Je suis venu appeler les pécheurs. » Tout comme Jésus lisait dans les pensées des pharisiens, il lit dans notre cœur. Il saisit même l’intention la plus enfouie qui motive nos actions et nos pensées. Demandons donc au Seigneur de purifier nos intentions. Ne soyons pas durs dans nos jugements, face aux faiblesses de l’autre ! Que notre joie soit sincère devant le pécheur repenti, que nous ne doutions pas de la conversion du riche, ni de celle du pauvre, ni de celle de l’assassin, ni celle de personne ! Si les plus grands deviennent les plus mauvais quand ils se corrompent, nous pouvons être sûrs que l’opposé est vrai. Prenons l’exemple de saint Augustin, pour n’en citer qu’un. Jésus-Christ n’est-il pas mort pour nous sauver tous ? Moi, aussi, j’ai bien des raisons pour le remercier. Comme la femme Samaritaine, je veux aller proclamer les merveilles qu’il a faites dans ma vie ‘Il m’a dit tout ce que j’ai fait’ (Jean 4, 39). Comme elle, je veux en inciter d’autres à le découvrir.

3. Ce sont les malades qui ont besoin du médecin. Parfois cela nous coûte un peu. Au fond de nous-mêmes, nous pensons que le Sauveur est venu pour ceux qui croient déjà, pour ceux qui sont déjà catholiques, pour ceux qui essaient au moins d’être des personnes justes et droites. Mais les paroles de Jésus sont très claires : "Je suis venu appeler les pécheurs." Est-ce que nous nous comparons aux autres ? Et, en général, nous nous estimons bien évidemment meilleurs qu’eux. Pourtant, le Seigneur nous dit : « Ne jugez point, et vous ne serez point jugés » (Luc 6, 37). Est-ce que je sais juger les actes mais ne jamais juger les personnes ?

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, fais que je sois toujours capable de voir mon péché avant de juger le péché ou les attitudes des autres. Que je me réjouisse sincèrement quand quelqu’un se rapproche de Toi, surtout s’il vient de très loin. Que je sois capable d’accueillir au sein de l’Église tous ceux qui T’aiment vraiment. Et à moi, pécheur, donne-moi la grâce de ton pardon.

Résolution Pour acquérir la grandeur d’âme digne d’un chrétien, je m’efforcerai de toujours penser du bien des autres et de les considérer selon l’amour de Dieu pour eux.



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