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 - 4 avril 2020 - Saint Isidore
Date : vendredi 5 février 2010
La m餩tation

 

Les méditations

Parler vrai

Saint Marc 6, 14-29

Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean le Baptiste qui est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l’avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l’entendre. Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l’armée et aux notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta 1a tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Prière d’introduction Père, merci de me parler à travers l’Ecriture sainte. Je crois que tu as une parole spéciale pour moi aujourd’hui dans cette méditation. Ouvre mon coeur pour que j’entende ce que tu veux me dire. Agis sur ma volonté de sorte que ta parole porte des fruits dans ma vie.

Demande Accorde-moi, Seigneur, un coeur honnête et sincère.

Points de réflexion

1. C’était un homme juste et saint. Si Jean Baptiste vivait parmi nous, il serait traité "d’intolérant". Comment peut-il condamner en publique la conduite privée d’une personne, et surtout celle d’une personne politique ? Pourtant, saint Jean Baptiste ne fait pas de politique. Il veut être le témoin de la Vérité. Il sait que son Seigneur est le garant de cette vérité. Comme il est écrit dans la lettre aux Hébreux : "Le Seigneur est mon secours et je ne crains pas. Qui pourrait me faire trembler ?"

2. La verité vous rendra libres Il est difficile d’être témoin de la vérité de nos jours. Tout d’abord, peu de personnes croient en la possibilité de trouver UNE vérité. On pense que chacun a sa propre vérité. C’est un signe de notre temps, de la post-modernité, d’une société dite « tolérante » : respecter chacun et sa propre vérité.

3. Correction fraternelle. Pourtant le Seigneur, tout au long de l’Evangile, nous donne l’exemple à suivre : dire la vérité, montrer là où est l’erreur, toujours avec une charité extrême. Il nous avertit : « Quand vous dites ’oui’, que ce soit un ’oui’ » et encore, « celui qui n’est pas avec moi est contre moi ». Aujourd’hui, pas plus qu’hier, on ne doit tolérer le mal, ni en nous, ni chez les autres.

Dialogue avec le Christ Seigneur, apprends-moi à découvrir puis à aimer Ta Vérité afin d’en devenir le témoin. Donne-moi la force nécessaire pour appeler bien un bien, et mal un mal. Fais que par mon comportement de tous les jours, j’entraîne d’autres à aimer la Vérité et à vouloir la mettre en pratique.

Résolution Je m’efforcerai à être sincère dans tout ce que je fais et j’aurai recours au sacrement de la confession comme lieu de conversion constante et d’ouverture à la volonté de Dieu.



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