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 - 4 avril 2020 - Saint Isidore
Date : mardi 16 février 2010
La m餩tation

 

Les méditations

Avoir souvenance de Dieu

Saint Marc 8, 14-21

Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d’Hérode ! » Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s’en aperçoit et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain ? Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur aveuglé ? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n’écoutez pas ? Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : Douze.- « Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : Sept. Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

Prière d’introduction Seigneur, je sais que tu as agi dans ma vie et pourtant j’en tiens si peu compte. Penser seulement à ta réelle présence dans ma vie passée devrait suffire à pousser totalement mon cœur à s’engager à ton service dans l’avenir. En connaissant mieux ton histoire, je te désirerai davantage. J’ai faim et soif de la bonté qui rendra ce jour fécond de façon durable et qui ne me décevra pas. J’ai la ferme intention de ne pas être déficient et de ne pas me laisser aveugler par mes passions mondaines quand l’occasion d’être ton apôtre se présentera aujourd’hui.

Demande Seigneur, accorde-moi la grâce d’une plus grande confiance en toi pour que je m’engage davantage à faire ta volonté.

Points de réflexion

1. Une fondation solide « Est-ce parce que nous n’avons pas de pain ? » Nous voyons ici comme il est facile de ne pas entendre le message que Dieu veut nous transmettre dans la prière, parce que nous sommes trop préoccupés par les besoins immédiats. On peut avoir faim de succès, vouloir se réconcilier avec un parent ou un ami, ou être obsédé par des questions financières. Le cœur inquiet ne peut pas avoir une saine vision de la vie s’il n’est pas fondé sur le roc. L’âme qui s’appuie sur une fondation solide sait que tant que Dieu est avec elle et qu’elle fait sa volonté, tout doit bien aller.

2. Se souvenir des œuvres de Dieu « Vous ne vous souvenez donc pas ? » Une des plus grandes fautes du peuple d’Israël a été d’avoir oublié toutes les grandes œuvres que Dieu avait opérées en sa faveur. Il est important de s’arrêter souvent pour réfléchir, et avec gratitude, à tous les bienfaits que nous avons reçus de Notre Seigneur. Chacun de nous devrait se rappeler que c’est Dieu qui nous a créés et qui a commencé l’œuvre de notre sanctification. Si nous sommes rendus là où nous en sommes, avec une si modeste participation de notre part, combien plus serions-nous avancés dans la sainteté, si nous nous abandonnions totalement à lui ! Que de bien surgirait dans nos vies ! Mis dans les mains de Dieu, combien de problèmes trouveraient leur solution à notre avantage ?

3. Désirer se revoir A tout instant, tout disciple du Christ doit avoir une saine méfiance de ce qu’il croit être une absolue nécessité dans sa vie. Une « désintoxication spirituelle » est parfois nécessaire pour nous libérer de l’obsession de buts secondaires. C’est ce que nous trouvons dans l’école de la prière. Saint Augustin écrit que c’est dans la prière que nous laissons libre cours au désir, c’est là où nos cœurs se purifient des distractions, là où nous laissons s’épanouir affection et dévotion pour le Bien-aimé. Le feu de l’Amour divin peut apaiser beaucoup de divisions et de complexes dans notre psychologie, si constamment nous lui permettons d’entrer.

Dialogue avec le Christ Seigneur, épargne-moi cette anorexie spirituelle qui me fait perdre la faim de ta présence dans ma vie. Il m’arrive de laisser les sollicitations quotidiennes et les passions du monde freiner ma capacité de t’aimer comme je le devrais. A quel point je frôle le danger et comme je détruis mon bonheur dans ce monde d’illusions ! Libère-moi, Jésus, de ma propre folie ! Redonne-moi la faim de continuer à t’aimer et je promets de ne jamais me laisser surprendre par l’activisme et l’orgueil.

Résolution Aujourd’hui, je vais prendre la peine d’écrire les choses que je recherche et qui pourraient m’éloigner du Christ. En toute loyauté j’y renoncerai avec une saine et sainte indifférence, ne les désirant qu’autant que Jésus les permettra.



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