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 - 4 avril 2020 - Saint Isidore
Date : vendredi 5 mars 2010
La m餩tation

 

Les méditations

L’apôtre fidèle produit du fruit

Saint Matthieu 21, 33-43 ; 45-46

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ’Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ’Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l’héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d’autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C’est là l’oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. Et tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé ; celui sur qui elle tombera, elle le pulvérisera ! » Les chefs des prêtres et les pharisiens, en entendant ces paraboles, avaient bien compris que Jésus parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur de la foule, parce qu’elle le tenait pour un prophète.

Prière d’introduction Seigneur, bien que je ne puisse te voir avec mes yeux, je crois que tu es présent en moi maintenant, au cœur de mon être et que tu me connais bien mieux que je ne me connais moi-même. Je sais aussi que tu m’aimes bien plus que je ne m’aime moi-même. Merci de m’aimer et de veiller sur moi, bien que je ne le mérite aucunement. Pour ma part je t’offre le chagrin que j’ai pour mes péchés et mon espoir de t’aimer davantage chaque jour.

Demande Sanctifie-moi dans mon travail, Seigneur. Qu’il me rapproche de toi.

Points de réflexion

1. Dieu nous confie ce à quoi il attache de la valeur C’est une chose d’acheter un bien en état de marche. C’est autre chose d’acheter quelque chose en mauvais état et de l’arranger soi-même. Une fois remis en état le second aura beaucoup plus de valeur pour soi. C’est devenu le fruit de ses propres efforts. Ce n’est pas une simple possession ; c’est devenu une part de nous-même. Dans l’évangile de ce jour le propriétaire acheta le terrain et accomplit le travail pour que la vigne soit en état avant de la confier aux fermiers. Quand il la leur confia, il ne recherchait pas seulement un profit, mais quelqu’un qui s’occuperait de sa vigne. Il lui attachait tant de valeur qu’il y risqua la vie de son fils. Le Christ a établi sa vigne – l’Eglise- et l’a placée entre nos mains. Le Christ nous fait l’honneur de nous confier son bien, ce à quoi il attache de la valeur. Il ne nous donne pas seulement du travail à faire, mais de façon mystérieuse il met le salut éternel d’autres âmes entre nos mains.

2. Il est patient devant nos échecs Le propriétaire n’est pas resté pour surveiller ses fermiers de près. Il n’a même pas donné de règles ou de plan de culture. Il a laissé faire les cultivateurs comme ils voulaient. Dieu n’est pas tyrannique. Il sait que travailler la vigne est une dure tâche. Au moment de la moisson le maître envoie messager après messager. Il ne s’est pas irrité et il n’a pas condamné les fermiers après qu’un messager ait été maltraité, agressé et même tué. Il a préféré envoyer son fils : il fait tout pour secouer leur égoïsme et les inspirer en étant compréhensif et généreux.

3. Dieu répugne autant notre inactivité que notre iniquité « Comme tu n’es ni chaud ni froid, je te vomirai de ma bouche » (Apocalypse 3 ,15). Le péché le plus grave des Pharisiens ne consiste en ce qu’ils décidaient, mais plutôt en leur stérilité égoïste et aveugle de choisir de ne pas décider. Quand le Christ leur inflige sa sentence, et leur dit que le Royaume leur sera enlevé, il les reproche de ne pas produire de fruit. Il dit clairement : le Royaume sera donné ’à un peuple qui lui fera produire son fruit.’

Dialogue avec le Christ Seigneur Jésus, tes mains ont connu le labeur humain, et tu as sanctifié ta vie et celles de ceux qui t’entouraient par ton travail. Aide-moi à reconnaître la vertu que tu enseignes. Aide-moi à retourner tous mes talents vers toi par le travail de mes mains et de mon esprit. Je veux être un apôtre qui agit.

Résolution Je ferai aujourd’hui un travail apostolique que j’ai remis à plus tard.



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