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 - 4 avril 2020 - Saint Isidore
Date : mardi 27 avril 2010
La m餩tation

 

Les méditations

Le doute révèle la disposition de notre cœur

Saint Jean 10, 22-30

On célébrait à Jérusalem l’anniversaire de la dédicace du Temple. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

Prière d’introduction Père très Saint, apprends-moi à vivre et à partager la joie que le Christ ressuscité a gagné pour nous. Libère-moi, Seigneur, des questionnements qui m’éloignent de toi et empoisonne ma vie. Accorde-moi la foi qui élève mon regard vers toi et qui m’aide à accepter les réponses que tu me donnes dans la prière.

Demande Seigneur, aide-moi à te suivre en acceptant la croix que tu me donnes à porter comme un moyen de purifier mon amour pour toi et pour mon prochain.

Points de réflexion

1. Des grommellements du cœur "Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ?" Telle est l’interrogation faite par des Juifs au Christ. Leur patience est à bout et parfois notre patience avec Dieu s’use ainsi. Parfois, nous voyons bien que Dieu est la réponse à toutes nos difficultés, il nous laisse apercevoir des preuves claires et évidentes de son amour et de sa miséricorde. Nous avons alors l’impression de faire des grands bonds en avant sur le chemin de la sainteté, sautant avec générosité par-dessus chaque obstacle qui se présente. À d’autres moments, nous avons la même attitude que les Juifs, dans le passage évangélique d’aujourd’hui. Pourquoi ? Qu’est-ce qui nous arrive ? L’Ecriture nous enseigne que parfois nos doutes surgissent de notre nature curieuse. Ils peuvent survenir en raison de l’obstination de nos cœurs. Nous voulons que Dieu se plie à notre façon de voir les choses ou de résoudre les problèmes. Nous n’aimons pas les réponses que Dieu nous donne dans la prière, comme par exemple « Ma grâce te suffit » (2 Cor12, 9). Nous commençons à douter du Seigneur. Comment Dieu peut-il nous éclairer si nous refusons de voir ? Que peut-il nous dire si nous fermons nos oreilles à sa parole ?

2. "Vous n’êtes pas de mes brebis" On pourrait penser que notre Seigneur est un peu dur avec les Juifs en leur disant qu’ils ne sont "pas ses brebis." Après tout, n’était-il pas compréhensible qu’ils interrogent Jésus ? Ne devaient-ils pas le mettre à l’épreuve comme ils devaient le faire avec n’importe qui prétenderait être Dieu ? Le problème n’est pas le fait que les Pharisiens n’avaient pas le droit de l’interroger - car ils en avaient en fait le devoir. Le problème est qu’ils ont refusé de croire une fois la preuve de la filiation divine du Christ mise en évidence par les œuvres accomplies. Ils ont empêché le don de la foi de prendre racine dans leurs cœurs. Il nous arrive aussi de repousser le Christ et son Église. Nous trouvons des excuses et nous justifions notre lenteur à nous convertir en pensant que les autres membres de l’Eglise ont besoin de se réformer. Est-ce que je me rends compte que je dois continuer à chercher et surtout à écouter le Christ dans les Écritures et dans les enseignements authentiques du Magistère de l’Eglise ? L’Écriture est très claire : nous comptons parmi les brebis du Christ lorsque nous l’écoutons.

3. " Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent." Notre Seigneur ne désire pas seulement être aimé mais il désire que nous aimions son Père. La mission du Christ sur la terre était de parvenir à réconcilier l’humanité avec son Père céleste. En nous sauvant, le Christ nous ramène à l’amour que nous avions méprisé lorsque nous avons choisi le péché plutôt que la volonté du Père céleste. Nous savons que notre Père céleste est riche en miséricorde et nous pouvons rentrer de nouveau dans son amour. Pour aimer le Père, nous devons imiter le Christ, qui a décrit sa propre action, son attitude et sa relation avec son Père ainsi : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »(Jean 8,29). Jésus nous demande de l’imiter en étant obéissant à la volonté du Père. Comme le monde qui nous entoure changerait et se réconcilierait avec Dieu si seulement nous nous efforcions toujours d’ imiter notre Maître et à toujours faire ce qui plaît au Père !

Dialogue avec le Christ O Jésus, par amour pour toi je veux faire toujours ce qui plaît au Père. Accorde-moi, Seigneur, la foi dont j’ai besoin pour reconnaître que c’est toi qui anime chaque événement de ma vie. Tu es là comme mon maître et mon guide pour me conduire chez ton Père, pour que je me réconcilie avec lui, que je l’aime de tout mon cœur, tout mon esprit, toute ma volonté et de toutes mes forces. Seigneur, Berger de mon âme, prend-moi dans ton troupeau. Conduis-moi toujours sur le chemin qui plaît à ton Père !

Résolution Je me retiendrai de me plaindre intérieurement aujourd’hui, offrant cet effort avec un acte d’amour au Seigneur en réparation pour toutes les plaintes qui seront élevées contre lui aujourd’hui.



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