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 - 11 août 2020 - Sainte Claire d’Assise
Date : jeudi 10 juin 2010
La m餩tation

 

Les méditations

Le poids des mots

Saint Matthieu 5, 20-26

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Prière d’introduction Père plein d’amour, source de toutes bénédictions, tu m’as conduit tout au long de ma vie, et tu me conduis toujours. Je te remercie pour ta paternelle sollicitude. Jésus, Fils de Dieu, tu es mort pour moi sur la croix, pour payer le prix de mes péchés et manifester ainsi ton amour inconditionnel pour moi. Je te remercie de me montrer le chemin du retour vers le Père. Saint-Esprit, doux hôte de mon âme, tu me guéris et me fortifies. Tu embrases d’amour les profondeurs les plus intimes de mon âme. Je te remercie pour ta présence aimante en moi.

Demande Jésus, apprends-moi la vraie justice.

Points de réflexion

1. Si nous nous mettons en colère contre notre frère nous en répondrons au tribunal. Jésus parle ici en particulier de la colère, c’est-à-dire, un désir de vengeance ou une attitude qui refuse tout simplement de pardonner. Jésus nous ramène toujours au cœur de l’homme. Les actions découlent des décisions prises dans notre cœur, même si cela n’apparaît pas au premier abord. Lorsqu’on cultive un sentiment dans notre cœur – qu’il soit bon ou mauvais - il finira par trouver le moyen de se concrétiser. " Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au diable." (Éphésiens 4,26). Tout refus de pardonner conduit à un certain ressentiment dans le cœur et finit par détruire la vie et les relations. "Que signifie pardonner, si ce n’est de faire appel à un bien qui est plus grand que tout le mal ?" (Jean-Paul II, Mémoire et Identité).

2. Si nous insultons notre frère, nous en répondrons au grand conseil. Chacun de nous connaît de première main le pouvoir de pénétration des mots. Avec un mot, on peut édifier ou détruire, améliorer ou ternir, guérir ou blesser. Il est assez frappant de constater que Jésus se réfère à des insultes envers un frère, en d’autres termes, les insultes prodiguées aux plus proches de nous, surtout les plus proches de notre cœur. Nous savons par expérience que ceux que nous aimons le plus sont aussi les plus capables de nous blesser profondément, et vice versa. Quel poignard ne pourrait jamais pénétrer plus qu’un mot désagréable d’un être cher ? Dieu prend chaque mot que nous prononçons sérieusement. En fait, il va nous demander des comptes pour chacun d’eux, car les mots sont une manifestation extérieure de ce que nous avons dans notre cœur. Le pouvoir des mots révèle le poids des mots.

3. Si nous nous souvenons que notre frère a quelque chose contre nous… Cette phrase dérange. Jésus nous donne une vue imprenable sur le cœur de Dieu. L’essence même de Dieu est l’unité de l’amour - trois personnes, une seule nature. Nous sommes créés à l’image de Dieu et nous sommes faits pour vivre éternellement en union avec Dieu. Mais c’est aussi le cas de mes frères et sœurs. Si nous avons fait quelque chose qui a blessé l’union d’amour avec ceux qui nous entourent, nous devons réparer la blessure. En fait, il est si important à Dieu (et si important pour nous) que Dieu n’accepte pas notre "offrande "si nous avons délibérément blessé cette unité. Apportons nos relations particulièrement difficiles à la prière et puisons en Dieu la force nécessaire pour aimer comme nous le devrions. Il ne nous demande pas une vertu pour nous refuser ensuite sa grâce.

Dialogue avec le Christ Seigneur, apprends-moi à aimer et aide-moi à devenir un saint. Tu m’as créé et tu m’as appelé à la foi catholique. Aide-moi à vivre cette foi généreusement, en vivant la primauté de l’amour dans ma vie quotidienne. Mère très pure, fais que mon cœur ne soit que pour Jésus.

Résolution Aujourd’hui, je vais faire trois actes de charité cachés.



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