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 - 4 avril 2020 - Saint Isidore
Date : lundi 30 août 2010
La m餩tation

 

Les méditations

Celui qui vous entend, m’entend

Saint Luc 4,16-30

Jésus vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Ésprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. » Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ’Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !’ » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Prière d’introduction Seigneur, je t’aime et te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi. Et pourtant, si souvent, Seigneur, j’essaye de négocier avec toi en mettant des conditions à ma prière. Aujourd’hui, Seigneur, je veux être complètement ouvert et sincère sans rien te demander en échange pour ma dévotion. Je ne te demande rien d’autre que la grâce de bien prier.

Demande Seigneur, sois le bienvenu dans mon âme. Aide-moi à te faire entrer et régner sur cette demeure intime qui est mon âme.

Points de réflexion

1. Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. Cela peut paraitre curieux, mais souvent l’accueil que nous réservons à un message dépend fortement de notre ouverture à l’égard du messager. Qui n’a jamais rejeté un conseil pour l’embrasser plus tard quand il vient d’une personne différente ? Il nous arrive aussi de ne pas prendre en compte une lumière de Dieu parce qu’il nous la fait parvenir à travers une personne que nous n’aurions pas choisie, ou que nous n’aurions jamais imaginé que Dieu aurait choisi. Les nazaréens ont commis cette erreur simple et courante et Jésus le leur fait remarquer. Qu’est-ce que le Christ a essayé de me dire récemment ? Par qui ? Est-ce que je suis prêt à l’écouter et à lui permettre d’utiliser le messager de son choix ?

2. Ouvre mon cœur à ton message. Au début de l’évangile d’aujourd’hui, les habitants de Nazareth semblent tout à fait réceptifs au message du Christ et à son autorité. Ce qu’ils ne pouvaient pas supporter c’était de reconnaître qu’il n’était pas "un d’eux". Du coup, ils trouvent que Jésus est "trop pour eux." Ils pensaient sans doute qu’il avait oublié ses racines humbles de nazaréen, de fils de Joseph le charpentier, et qu’assurément la renommée reçue à Capharnaüm lui était montée à la tête. Mais les nazaréens n’étaient ni les premiers ni les derniers à tomber dans le piège de se concentrer plus sur le messager que sur le message. C’est précisément pour cela que Jésus leur parle de Naaman le syrien, qui a été guéri seulement après avoir surmonté son rationalisme et gagné en humilité (voir 2 Rois 5.) Cependant, les gens de Nazareth sont trop fiers et trop susceptibles pour saisir le message de Jésus. Ils s’offusquent et le ressentent comme une attaque personnelle contre eux, son peuple. Mon orgueil blessé ne m’a-t-elle jamais empêché d’entendre ce que le Christ essaye de me dire ?

3. Seigneur, j’ai confiance en toi. A un moment au cours de son ministère public, le Christ dira à ses auditeurs, "si vous ne croyez pas en mes paroles, croyez à cause de mes œuvres. " (Jean 14,10-11). Pourquoi ne donnerait-il pas à son propre peuple de Nazareth la même occasion d’assister à des miracles ? Rappelons-nous que la foi est un don. Elle est donnée et non pas négociée, ni méritée. Certaines personnes, présentes au calvaire ont insulté Jésus de manière semblable, " qu’il descende de la croix : alors nous verrons et nous croirons. " (Marc 15,32). Nous pourrions nous demander de qui est venu le coup le plus dur : de ses accusateurs, ou de "son peuple." Une réclamation orgueilleuse est particulièrement laide et blessante quand elle vient d’un ami ou d’un être aimé. Est-ce que j’exige des signes afin de croire ?

Dialogue avec le Christ Jésus, j’accepte ton désir de faire de mon âme ta demeure. Aide-moi à voir ce qui t’empêche d’y entrer- les recoins que je garde soigneusement fermés. Aide-moi à être assez humble pour laisser ta grâce travailler en moi.

Résolution Je consolerai le Christ en lui faisant une confiance totale et immédiate, à lui et à son plan pour ma vie aujourd’hui, quoi qu’il advienne.



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