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 - 4 avril 2020 - Saint Isidore
Date : jeudi 16 septembre 2010
La m餩tation

 

Les méditations

Celui à qui on pardonne peu, montre peu d’amour

Saint Luc 7,36-50

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus prit la parole : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. - Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. - Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Puis il s’adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Prière d’introduction Seigneur, montre-moi le chemin de la vraie humilité qui touche ton cœur. Ne laisse pas mon orgueil rendre ma prière froide tel un monologue peu engageant. Brûle mon égocentrisme dans le feu de ton amour ; que mon cœur s’enflamme et que je ressente le besoin d’être près de toi à chaque moment du jour.

Demande Seigneur enseigne-moi une componction plus profonde et une contrition sincère pour toutes les offenses que j’ai commises envers toi.

Points de réflexion

1. Le péché et Dieu. Toutes nos misères humaines et nos faiblesses spirituelles le démontrent : nous ne sommes rien sans le Christ et nous avons besoin de lui et de sa miséricorde. Mes faiblesses me mèneront à lui si, avec un cœur honnête, je les lui apporte avec une humilité sincère. Le baume le plus agréable à Dieu est la componction qui découle d’un cœur humble. C’est elle qui obtient la grâce de la guérison pour mon âme. Cherchons à imiter les dispositions spirituelles de celle qu’ils appellent "la pécheresse." Qu’une prière sincère de repentir et de confiance monte de notre cœur.

2. Le médecin délicat des âmes blessées. Saint Jean a résumé le fondement de notre foi en une petite phrase : Dieu est amour. Dans ce récit, Simon le Pharisien voit les actions choquantes de la femme pécheresse ; Jésus voit son cœur contrit et sincère. Il n’essaye pas de la confondre, ni de lui faire sentir sa honte. Regardons avec quelle délicatesse il traite la Samaritaine au bord du puits, ou la femme adultère menacée de lapidation. Il demande seulement que nous allions vers lui, que nous admettions notre faute, que nous demandions son pardon et nous nous disposions à revenir à lui. Le Christ me reçoit comme il a reçu la femme pécheresse. Il ne veut pas montrer du doigt ma culpabilité, mais il cherche à me guérir. La confession est cela - Jésus pose son regard aimant sur moi, il guérit mon âme et me donne la force.

3. Ma conscience est la demeure de mon Rédempteur. En disant que le Christ ne peut pas pardonner les péchés de cette femme, les Pharisiens cherchent à se couvrir. S’ils reconnaissent cet acte ils seraient dans la situation inconfortable d’avoir à lui demander pardon pour leurs péchés. L’orgueil rend notre conscience maladroite. Le péché ne pose pas de problème à l’orgueilleux, à condition que les reproches de leur conscience soient éliminés ou écartés. Il est donc facile de comprendre les solutions de la culture moderne qui consistent à dire qu’il n’y a aucun péché à pardonner. C’était la solution proposée par les divans freudiens du 20ème siècle, et par le relativisme moral qui infiltre notre société actuelle. S’il n’y a plus de péché, absolument ou relativement, nous sommes maintenant libérés de la conscience ! La conséquence est de nier la lumière même dont l’homme a besoin pour être guéri. L’homme fier qui manoeuvre sa conscience a non seulement perdu Dieu, il s’est perdu lui-même. La conscience, cet endroit où ma misère et ma honte rencontrent la miséricorde de Dieu n’est pas un fardeau, mais un endroit de rencontre divine d’amour intime. Chérissons le don de la conscience et écoutons-la car elle est la clef de la vie éternelle.

Dialogue avec le Christ Seigneur, je mets mon âme devant toi en reconnaissant humblement tous mes péchés passés et présents. Je reconnais à travers mes faiblesses que j’ai tant besoin de toi, la vie de mon âme. Aide-moi à toujours reconnaître mes défauts et mon manque de volonté. Laisse-moi toujours voir que ma seule gloire est celle d’avoir été racheté par toi.

Résolution Aujourd’hui, dans mes conversations, je ne chercherai pas à avoir raison, mais j’écouterai humblement les autres.



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