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Blanc - Jeudi de l’octave de Pâques 25 avril 2014 - Saint Marc
Date : mercredi 19 décembre 2012
La méditation

 

Les méditations

Annonce de la naissance de Jean Baptiste

Evangile selon St Luc, chapitre 1, 5-25

Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d’Abia. Sa femme aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth. Tous les deux vivaient comme des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur d’une manière irréprochable. Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile, et tous deux étaient âgés.

Prière d'introduction
En Toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours (Ps 70, 2). Tu es fidèle et Tu nous protèges, loué sois Tu ! C’est Toi qui rends féconde notre vie, c’est auprès de Toi que je cherche mon secours. Donne-moi d’être un reflet de ton amour dans ce monde qui m’entoure.

Demande
Seigneur, donne-moi de reconnaître Ton message dans la voix de ceux que Tu as envoyés pour préparer le chemin d'éternité.

Points de réflexion

1. L’histoire du salut comporte, d’une part l’initiative de Dieu qui se met à la recherche de l’homme déchu, et d’autre part la réponse de l’homme, qui est appelé à accueillir le plan de Dieu. Pour réaliser son projet, Dieu engage notre liberté,ce pour mettre en évidence que, d’aucune façon, il ne nous force la main. Cette perspective est une raison suffisante pour s’en réjouir. Dieu nous invite, il ne nous a pas oubliés. Dieu nous élève, Dieu nous fait goûter de sa joie. Mais combien de fois n’arrive-t-il pas que, lorsque ce plan prend forme dans la vie, dès qu’il croise notre chemin, dès qu’il a un nom et un visage, il semble nous incommoder, nous déranger ? Ceci a été le cas de Zacharie, prêtre du temple, référent entre Dieu et les hommes.
N’est-il pas curieux que celui qui vit et travaille au service du "Très Haut" se trouve dérangé par son messager ? Qu’il se soit agi d’un authentique Ange du Seigneur ne posait aucun problème pour le serviteur du temple ; c’est le contenu du message qu’il remet en cause. En tant que baptisés, nous sommes non seulement serviteurs, comme Zacharie, mais nous sommes devenus temples de l’Esprit de Dieu. Comment faisons-nous accueil à ses inspirations ? Notre vie est-elle un temple - notre corps, notre comportement, nos relations ? Notre coeur tend-il vers la pureté, vers la sainteté ?

2. Le problème qu’offre l’esxemple de Zacharie, n’est en réalité qu’un faible reflet du gros problème de l’humanité à l’égard du plan de salut de Dieu : nous n’avons rien demandé. Dieu n’est pas attendu, Dieu ne trouve pas sa place. Comme Zacharie, nous ne voulons rien de lui. A cela se mêle le postulat de la tolérance : de la même manière que, en vertu de la tolérance, on doit rester indifférent à l’égard de son prochain, en particulier s’il se trouve dans l’erreur, ainsi je ne permets à personne de s’intéresser à mes affaires - y compris à un serviteur de Dieu.
Dieu n’est pas tolérant. S’il l’avait été un seul instant de notre histoire, nous serions perdus pour l’éternité. Dieu est un brasier d’amour envers nous. Notre souffrance et notre errance ne le laissent pas indifférent. Il ne tolère pas l’injustice et encore moins le mensonge, qui nomme "culture" ce qui est décadence et "loisir" ce qui est perversion. Une mère attend-elle que le petit enfant tombe dans un piège et qu’il demande son aide, avant de s’en occuper ? Ne le prévient-elle pas ? Et même si une mère négligeait son devoir d’amour maternel, Dieu jamais ne nous abandonnera ! Le message adressé à Zacharie était alors peut-être dans son propre intérêt. Et ce que la Providence nous réserve, que cela nous plaise ou non, peut-être en avons-nous à tirer avantage !

3. Un autre écueil nous vient du rationalisme : le plan de Dieu passe au crible de nos critères et jugements. En d’autres termes, je me fais juge à la place de Dieu. Aux Corinthiens, enfants de l’illustre peuple grec qui scrutaient la sagesse avec les instruments performants de leur pensée philosophique, saint Paul écrit : "Ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes" (1 Co 4, 5). Un jugement, qui en tant que tel a toujours une touche de définitif, s’il est prématuré est souvent incomplet : il n’y a pas eu de jugement du jugement, de jugement réfléchi à la lumière de Dieu. Il est donc en contradiction avec lui-même et porte un préjudice à son auteur. Dans le cas présent, à ce saint homme Zacharie, il a été "cloué le bec".
Aux humbles, Dieu donne la sagesse, c’est à dire la capacité de capter avec plus de simplicité les éléments, qui permettront d’évaluer ce qui est juste et vrai ; ils seront plus aptes au discernement. Les sages et les savants, en échange, auront parfois des pensées si compliquées, qu’ils seront incapables de saisir ce qui est simple et de se rapprocher de celui qui est la Simplicité même, Dieu un et trinitaire. Le silence de Zacharie, le contraignant à s’abstenir de ses discours de représentant de Dieu pour le peuple et du peuple devant Dieu, lui donnera l’espace nécessaire pour réfléchir avant de juger.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, comment cela va-t-il se faire ? Devant tant de problèmes irrésolus, je sais qu'auprès de Toi je trouverai la réponse, quoi que Tu me demandes, je l'accepte.

Résolution
Ecoute envers les plus âgés, faibles, démunis.


Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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