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Blanc - Jeudi de l’octave de Pâques 25 avril 2014 - Saint Marc
Date : vendredi 18 janvier 2013
La méditation

 

Les méditations

Guérison d'un paralysé, signe du pardon des péchés

Evangile selon St Marc, chapitre 2, 1-12

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »

Prière d'introduction
Jésus, Ta Parole est une source de vie en plénitude. Je T’ouvre mon coeur pour qu’elle retentisse en moi et Te donne mes lèvres pour qu’elles proclament Tes bienfaits dans mon entourage.

Demande
Purifie mon coeur et renforce ma volonté, pour que je sois témoin de Ta victoire sur le péché et que Tu règnes dans nos coeurs.

Points de réflexion

1. Avides des paroles de Jésus, des foules s’amassent autour de Lui dans sa maison et jusqu’au dehors. La maison de pierre et de chaume, mise à disposition du Maître, ne peut contenir sa tendre voix qui porte le message d’amour. Pour Jésus, les églises sont trop petites. Si chez nous ce n’est pas le cas, peut-être notre témoignage chrétien ne rend-il pas évidente la présence de Jésus, allant jusqu’à l’obscurcir voire l’exclure ?
Si on le laisse parler par le silence de nos voix, sa parole coulant imperceptiblement de source touchera le fond des coeurs, puisqu’il est la Parole. Cela ne nous est accessible que dans la mesure de notre foi, c’est à dire dans l’accueil de son message, d’un coeur ouvert, confiant. En effet, ce n’est pas tout le monde, parmi ceux qui entendent Jésus parler, qui l’écoute d’un coeur ouvert, même à l’intérieur de sa maison. Puisse, dans notre Eglise comme dans notre intelligence et dans notre coeur, résonner sa Parole d’espérance, de foi et d’amour. Que nous ne nous permettions pas d’opposer les a priori d’une "raison pure" ou les réfutations d’une raison atteinte d’un scepticisme paralysant.

2. Dans sa prédication du Royaume, Jésus veut nous délivrer du péché. Or, parfois, le péché est attaché à des situations de vie qui éloignent les personnes de l’Eglise et de Jésus - un passage obstrué par des foules, les murs de la structure ou une irrégularité de vie. La volonté se trouve comme paralysée et ne croit même pas à la possibilité d’approcher le Maître, alors que Lui le souhaite de tout coeur. Le paralysé est notre frère, notre soeur, comme il peut nous représenter. Combien il est touchant de voir les quatre amis du paralysé porter leur frère et tout faire pour atteindre Jésus . Ils ne se gênent même pas de monter sur le toit, de pousser quelques tuiles et de descendre l’infirme sur son brancard, sans aucun respect humain.
Ainsi notre apostolat doit-il conduire les âmes, incapables de marcher par leurs propres forces spirituelles, à la maison de Jésus, en plein milieu, dans le coeur de son Eglise, pour qu’elles aient une chance d’être touchées par la grâce. Le coeur de l’Eglise, c’est l’amour. Ne nous laissons pas écraser par les structures ou des circonstances ; ne laissons pas notre amour se refroidir par un regard bureaucratique ou politique sur l’Eglise. Que la finalité de notre vie en Eglise et de notre engagement pour la communauté soit toujours la rencontre vivante avec Jésus Christ.

3. Au centre du scénario se trouve, contrairement à ce qu’on pourrait affirmer spontanément, non pas le paralysé - qui joue certes un rôle plus important que celui de ses quatre porteurs et davantage encore que celui du reste de la foule, mais en définitive, au centre se trouve Jésus. C’est en Lui que nous mettons notre espérance. Toute autre circonstance ou élément de ce récit n’est que secondaire : la maladie, le brancard, la maison, les quatre porteurs... Chaque élément tient sa place, et il est important qu’elle soit respectée et estimée dans sa juste valeur, y compris l’acte de Jésus.
Jésus n’est pas un simple thaumaturge. Sa mission principale est la rémission des péchés et la réconciliation avec Dieu, afin que Dieu puisse être présent dans nos vies et régner. Le but de la guérison - le centre - n’est donc pas juste la bonne santé (c’est à dire de rétablir le plan originel de Dieu), mais la manifestation de son amour par le geste du pardon, en quête de notre amour. Lorsque nous aurons appris à nous laisser aimer par Dieu et à l’aimer, ainsi que notre prochain, en retour, alors le règne de Dieu aura pris sa place dans notre vie.

Dialogue avec le Christ
Jésus, je veux T'aimer par Toute ma vie et aimer le Père par l'Esprit que Tu nous as transmis. Je veux aimer mon prochain, le porter vers Toi et me laisser porter, pour oeuvrer ensemble à l'instauration du Royaume de Dieu.

Résolution
Acte de charité en ma famille ou en mon voisinage - par un petit service gratuit.


Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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