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Violet - 4e dimanche de l’Avent 21 décembre 2014 - Saint Pierre Canisius
Date : vendredi 22 mars 2013
La m餩tation

 

Les méditations

Jésus est condamné

Evangile selon St Jean, chapitre 10, 31-42

Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci prit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. »
Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : ’Tu blasphèmes’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n’accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa.

Prière d'introduction
Jésus je Te regarde, Toi qui es cloué sur la croix. Tu as l’air d’un malfaiteur, d’un condamné. Marie, mère de Jésus et ma mère, prends-moi par la main pour que je sois au pied de la croix avec Toi, et apprends-moi à contempler Jésus et à l’adorer.

Demande
Connaître plus qui est Dieu, ce Dieu crucifié en contemplant ce qu’Il a fait pour moi.

Points de réflexion

1. Jésus est persécuté par les siens, les Juifs. C’est ce qu’ont souffert tous les prophètes, du premier au dernier, Jean-Baptiste. Jérémie est passé par ces ravins de la mort et il écrit dans ses confessions les menaces qui pèsent sur lui : « Allons le dénoncer, l’homme qui voit partout la terreur ! » Même ses amis sont contre lui. Jésus n’est pas contre les prophètes. Au contraire, Il les suit, sa vie en témoigne. D’ailleurs des disciples de Jean-Baptiste sont venus à Lui, Jésus, pour Le suivre. Et certains ont reconnu : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. » Comme les prophètes, Jésus est envoyé par le Père. Ce n’est pas Lui qui a décidé tout seul de venir en mission. Et comme les prophètes, Il parle, annonce, et aussi dérange. Les Juifs le disent bien : ce n’est pas à cause de ce qu’Il a fait, mais à cause de ce qu’Il dit. Ses paroles sont un appel à la conversion et dénoncent le fait de se croire sauvé, de se croire quelqu’un de bon, grâce à une pratique apparemment fidèle de la Loi, et de se servir de cette excuse aux yeux des hommes pour continuer à être orgueilleux et égoïste. Ils ne connaissent pas Dieu qui « scrute l’homme juste », Lui voit « les reins et les cœurs ». Et le prophète ne peut se taire, car c’est grave de ne pas connaître Dieu, d’autant plus que Dieu a tout fait pour ce peuple. C’est grave parce que c’est une mort en soi plus horrible que la mort du corps. Or Dieu ne veut pas que nous mourrions.

2. Cependant il est vrai qu’il y avait aussi de faux prophètes. Des hommes qui prétendaient avoir été envoyés par Dieu, mais ils proféraient des mensonges. Les Juifs avaient-ils peur que Jésus les trompe, qu’il soit un faux prophète ? Plusieurs critères permettent d’authentifier la parole qui vient de Dieu. Le premier et le plus important est la fidélité à la loi donnée par Dieu. Dieu ne se contredit pas. Parfois nous pouvons ne pas comprendre. Mais ça ne veut pas dire que Dieu se contredit. Lui, Il est la vérité et l’intelligence suprême, ce qui est très différent de nous, les hommes. Vient ensuite un deuxième critère : l’accomplissement de la parole. Si Dieu dit quelque chose, Il le fait. Sa parole est créatrice. Donc si un prophète annonce quelque chose qui ne se réalise pas, il ne vient pas de Dieu. Mais si ça c’est accompli, il faut que ce soit en accord avec le premier critère.
Et un troisième critère est la persécution. Même si le prophète annonce parfois la paix, le retour des exilés ou la libération, il appelle toujours à la conversion. Et souvent ce dernier appel est accompagné de guerres, et de malheurs. Serait-ce parce que nous sommes lents à croire et que sans signes nous n’écouterions pas ? Nous comprenons facilement que ce genre d’annonce n’attire pas la sympathie du public. Il n’y gagne souvent que des ennuis. Car peu nombreux sont ceux qui acceptent d’entendre, qu’ils ont un cœur qu’il faut encore purifier, qu’ils sont encore loin du Seigneur, qu’il faut changer certaines choses dans leur vie qui les empêchent de suivre leur Dieu. Or Jésus suit les trois critères : Il est fidèle à la loi en tout ce qu’Il fait et ses œuvres témoignent qu’Il vient du Père ; sa parole s’accomplit : combien de Juifs n’ont-ils pas été témoins de miracles ?, et ses paroles encourageaient à se convertir ; enfin, Jésus a été persécuté : nous le voyons dans cette violente altercation d’aujourd’hui entre Lui et les Juifs. Oui, Jésus vient de Dieu. Il le dit et le répète. Quel contraste entre ceux qui « crurent en lui » et ceux qui ne l’ont pas reconnu.

3. Pour ces derniers la mort de Jésus est une question de temps. Déjà ici ils essaient de le lapider puis de l’arrêter. Dans leurs cœurs ils ont déjà décidé de le tuer. Jésus le sait. Il connaît leurs cœurs, puisqu’il est Dieu. Mais son regard de Fils est cloué dans les yeux de son Père. Son cœur unit la terre et le ciel ; nous, les hommes pécheurs, à l’amour miséricordieux. Il sait que « c’est à toi que j’ai confié ma cause » dans une prière continue et souvent silencieuse. Sa confiance est si grande qu’Il est conscient qu’Il peut être livré à ses ennemis, et frappé, et mourir, mais même dans ce cas Il continue à dire : « Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! » Parce que le Seigneur veille sur les siens, le Seigneur est avec les siens et Il les délivrera, même si cela nous paraît impossible. Oui, dans la mort, Jésus continue à s’abandonner entre les mains de son Père. Même si sa condamnation et sa mort sont injustes. On Le tue pour ce qu’Il est vraiment : le Fils de Dieu ! Il n’a pas menti. L’homme a tué Dieu. Son Dieu ! Le titre de Jésus sur la croix est bien vrai : INRI, celui-ci est le Roi des Juifs. Et il est aussi le roi de tous, comme Dieu avait choisi le peuple d’Israël, pour atteindre toutes les nations. Ce Messie, qui va mourir, n’a pas peur de la mort. Car iI sait que Celui qui donne la vie, c’est le Père. Non seulement c’est un exemple, mais Il nous appelle à le suivre. Nous sommes Chrétiens, Christ-iens, c’est-à-dire ceux qui suivent le Christ. Tel Maître, tels disciples.

Dialogue avec le Christ
Jésus, je T’adore ! Je reconnais que Tu es Dieu. Merci de la foi que Tu m’as donnée. Fais que je Te contemple, de telle manière que je Te suive jusqu’à la croix et ne T’abandonne jamais.

Résolution
Chaque fois que je sens que quelqu’un ou quelque chose est contre moi, me tourner vers Jésus sur la croix (par le regard ou en pensée) et penser au regard qu’Il avait, pour chacun de ceux qui étaient contre Lui sur le Golgotha.



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