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 - 24 juin 2018 - Nativité de saint Jean-Baptiste
Date : mercredi 17 septembre 2014
La m餩tation

 

Les méditations

Les gens qui ne veulent pas écouter

Evangile selon St Luc, chapitre 7, 31-35

Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent entre eux : ’Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n’avez pas pleuré.’ Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : ’C’est un possédé !’ Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : ’C’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.’ Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. »

Prière d'introduction
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes. Chantez-lui le cantique nouveau, de tout votre art soutenez l’ovation. De tout notre art, de tout notre génie nous voulons te louer, avant d’exalter l’humain, car notre Dieu, c’est toi. C’est toi qui nous a créés et rien n’est à nous qui ne nous serait venu de toi.

Demande
Seigneur, je veux opter pour toi. Accueille mon offrande afin que je ne me laisse pas détourner par le malin.

Points de réflexion

1. Le royaume de Dieu est destiné à ceux qui ressemblent aux enfants : la sagesse de Dieu se révèle juste auprès d’eux. Pourquoi ? Les enfants ont la caractéristique d’avoir le sens du temps présent. Tout est découverte, tout est événement unique : leur intelligence en est immédiatement interpellée, pour l’accueil ou le refus existentiel.
L’adulte, au contraire, bien plus expérimenté, n’a que très peu à apprendre sur le plan de son être. Il aime bien apprendre intellectuellement ou techniquement. Mais pour ce qui concerne sa vie même, il est clos. Or lorsque Dieu passe avec sa grâce, il ne touche pas uniquement des questions intellectuelles (psychologiques - comment je me sens dans la prière), mais aussi et surtout des questions existentielles. Sa grâce veut nous toucher au fond du cœur et nous transformer. Il le fait avec la douceur d’une mélodie qui nous invite à chanter. Son message nous appelle à la conversion, nous secoue dans nos assises, souvent bien commodes. Sa volonté sort de notre programmation et de notre contrôle : cela dérange, alors que le plan de Dieu est celui de nous aider. Sommes-nous prêts à accueillir sa grâce, telle qu’elle se présente ?

2. Lorsque Dieu appelle, l’adulte voudrait bien repousser le moment : « Dieu peut très bien revenir plus tard » ; la parole de Saint Augustin ? « Craignez Jésus qui passe et qui ne revient pas » est parfois ce chant de flûte présenté sur la place publique, auquel nous ne voulons porter que peu d’intérêt ou de foi - jusqu’à l’heure où on fait la douloureuse expérience d’avoir manqué l’occasion de sainteté ou de salut d’une âme.
Lorsque, par exemple, Dieu appelle un enfant au sacerdoce ou à la vie consacrée, à dédier toute une vie à la prière pour le salut éternel des âmes, nous sommes en grande admiration si cela advient parmi « les gens » ; mais quand cet appel concerne sa propre famille, trop souvent surgit l’objection : « il est trop jeune », « elle doit connaître le monde, la vie... » ou encore « il faut être raisonnable ». Est-ce que Dieu n’est pas raisonnable, lorsqu’il suscite le signe spirituel d’une vocation dans l’âme d’un enfant ? Faut-il avoir une carrière universitaire pour entrer dans les ordres ? Est-ce raisonnable d’opposer à Dieu ses conditions ? « Mon fils ou ma fille n’a que très peu de chances de réussir dans le monde, alors essayons de lui trouver un couvent ». Une telle expression en dit long de l’amour de Dieu : l’option Jésus est la dernière, le pire des cas. Mais nous savons que « la folie de Dieu est plus sage que l’homme et la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme » (1 Cor 1, 25) - il serait regrettable de lui tourner le dos.

3. Jésus reproche la fâcheuse habitude d’étiqueter tout et tout le monde, y compris le sens réflexif (s’étiqueter soi-même comme étiqueteur). C’est en effet un vice lié à l’idolâtrie de la raison propre. La raison, pour fonctionner, émet des jugements et range le monde créé dans des catégories - animaux - plantes - hommes - qualités de ceux-ci , dispositions, relations entre les créatures, le comportement des uns et des autres, etc. Et puisque nous ne sommes pas Dieu, cette classification garde un caractère relatif.
Jésus a bien réalisé que les jugements portés sur Jean-Baptiste, sur lui-même, comme sur leurs disciples respectifs, remettait en question l’autorité divine, comme cela avait été le cas des prophètes. L’expression religieuse des pharisiens et des docteurs de la loi, qui étaient les champions de la critique, était en ce sens profondément irréligieuse : ils pratiquaient leur propre religion et avaient du mal à répondre à l’appel de Dieu, à lui remettre leur existence et à accueillir Jésus lors de son passage. La grâce de la conversion est refoulée par leur âme, comme l’eau de pluie sur un imperméable. Il nous revient, à nous aussi, de remettre en question notre propre pratique religieuse, de la purifier, pour répondre à Dieu qui appelle, au moment le moins attendu.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, je remets ma vie entre tes mains. Je n'ai rien que je n'aurais pas reçu de toi. Tout est à toi, dispose de moi et de mes richesses comme il te plaît.

Résolution
J'accueillerai une épreuve ou rendrai un sacrifice en ce jour, pour exprimer ma disponibilité à Dieu.



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