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 - 22 juillet 2017 - Sainte Marie-Madeleine
Date : mardi 24 janvier 2017
La m餩tation

 

Les méditations

La vraie parenté

Evangile selon St Marc, chapitre 3, 31-35

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Prière d'introduction
Ce passage invite à lire le texte quelques versets plus haut pour voir d’où arrivent ces « frères » accompagnant la Mère ? Ces versets décrivent l’attitude des « parents de Jésus » qui cherchent à l’approcher et à faire cesser son enseignement parce qu’ils considèrent « qu’il a perdu la tête... et qu’il est possédé par un esprit impur ». Jésus le sait et reste au-dessus de ces accusations. Gardant son calme, il ne cherche ni à les détromper ouvertement, ni à se justifier publiquement.

Demande
Seigneur, tu sais combien il est difficile de se contrôler quand on est accusé plus ou moins ouvertement de défendre la Vérité dont nous devons témoigner : Vérité de notre filiation divine, inscrite au fond de notre cœur et que le monde rejette parce qu’il te rejette. Seigneur, accorde-nous la grâce de te savoir à nos côtés.

Points de réflexion

1. « Alors arrivent sa mère et ses frères ».
On pourrait se demander qui sont ces « frères » de Jésus qui arrivent avec Marie, sa Mère, si on ignore que l’usage oriental et dans les textes de l’Écriture, ce mot désigne des cousins ou des parents plus éloignés ou même des habitants d’une même région.
L’Évangile évoque des rapports ambigus entre Jésus et ses « frères ». Saint Luc raconte qu’il a échappé à une agression à Nazareth grâce son courage, son autorité et son sang-froid. On sait en effet que ses auditeurs l’avaient conduit jusqu’en haut d’une colline près de Nazareth, pour le pousser et le jeter en bas « mais, lui passant au milieu d’eux, allait son chemin » dit l’évangéliste (Lc 4,30).
Et là, dans le passage d’aujourd’hui, alors qu’une foule est assise tout autour de lui, écoutant ses enseignements dans le calme, sa « famille », ses « frères », restent certains qu’ils doivent intervenir parce qu’il a perdu la tête et qu’un esprit mauvais le tourmente. Ils reviennent à la charge et le font appeler : ils veulent le voir, le faire sortir de là et l’amener ailleurs. On prévient Jésus.

2. « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? »
Jésus connaît ceux qui viennent le chercher. Il sait que certains d’entre eux croient qu’il est habité par un esprit impur. Ont-ils emmené Marie avec eux pour avoir une plus grande autorité face à lui. Ils savent que Jésus reste toujours très proche de sa Mère. Mais là, sans se laisser influencer par la présence de sa Mère, avec fermeté et adresse, Jésus indique la véritable identité de ceux qui lui sont proches : sa Mère et ses frères. Cette réflexion les oblige à entrer en eux-mêmes et voir s’ils sont véritablement en train de faire la volonté de Dieu comme ils le disent et l’affirment.

3. « Parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui ».
En prononçant ces mots, Jésus n’accuse pas, ne corrige pas, ne juge pas. Il n’est pas là pour régler ce genre de difficultés de voisinage où le « frère » accuse le « frère » et jalouse le troisième. Non, ceux qui sont là, assis autour de lui et qui l’écoutent, connaissent sa charité, sa droiture d’intention, sa conduite intérieure qui le pousse à faire ce pour quoi il a été envoyé. Jésus laisse chacun faire l’analyse de sa conduite personnelle face à la volonté de Dieu. Il assure à tous ceux qui l’écoutent que « celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour lui un frère, une sœur, une mère ».

Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu te montres ferme en tes propos et tes actes. Le texte de Marc poursuit la description de ta mission mais ne dit rien du comportement de ceux qui étaient venus te chercher. Un peu plus loin, Marc précise que « tu étais étonné de leur manque de foi » (Mc 6,1-6). Toi, tu n’accables personne mais, devant ces manifestations d’incrédulité, affirmes « qu’un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison » (Mt 13,54-58). Seigneur, ceux que l’Évangile appelle tes frères, ne se disaient-ils pas proches de toi ? Et pourtant, toi, tu les invites à se convertir ! Aujourd’hui, Seigneur, alors que moi aussi, je me dis proche de toi, m’invites-tu à regarder si je suis « ton frère, ta sœur, ta Mère » ? Fais-je vraiment et sincèrement la volonté de ton Père ? Seigneur, accorde-moi de comprendre ce que signifie « faire la volonté de ton Père ». Comme le jeune homme riche, « j’observe les commandements », tu m’invites à regarder la sincérité avec laquelle je vis le quotidien au milieu des autres. Seigneur, accorde-moi la grâce de regarder ma tiédeur et de me corriger selon tes désirs à toi !

Résolution
Je centrerai mon attention à dépasser la routine dans mes actes même les plus simples.



Cette méditation a été écrite par Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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