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 - 24 juin 2017 - Nativité de saint Jean-Baptiste
Date : samedi 17 juin 2017
La m餩tation

 

Les méditations

La justice nouvelle, supérieure à l’ancienne

Evangile selon St Matthieu, chapitre 5, 33-37

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit ?oui ?, si c’est ?oui ?, ?non ?, si c’est ?non ?. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

Prière d'introduction
Aujourd’hui comme hier, tu veux annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume, tu veux semer ce que le Père t’a envoyé révéler aux hommes de toutes les époques, de toutes civilisations et de tous les âges. Tu veux que, moi aussi, j’accueille ta parole et la laisse germer en moi. Seigneur, purifie-moi et convertis-moi à ta Vérité.

Demande
Seigneur, tu as promis de venir et d’habiter le cœur de celui qui s’ouvre quand tu frappes à la porte. Accorde-moi la grâce de t’ouvrir mon intelligence, mon cœur et tout mon être, pour que je te laisse faire ta demeure en moi.

Points de réflexion

1. « Écoutez-moi et vous aurez la vie ».
Tu viens de parcourir toute la Galilée en guérissant les nombreux malades qu’on t’amenait, en consolant les tristes et en réconfortant les découragés. C’est ainsi que tu veux annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les foules te suivent et sont avides de t’écouter, elles ont soif de t’entendre parce que tu enseignes avec autorité et pas comme les scribes. Maintenant, tu leur indiques les chemins à suivre ainsi que ceux que les foules doivent éviter pour parvenir au bonheur éternel. Tu veux qu’elles comprennent que le Royaume est ouvert à celui qui a le cœur pur, pas un cœur de pharisien, mais un cœur qui sait faire la différence entre une obéissance à des préceptes creux et sans vie et une obéissance enracinée dans l’amour. Tu veux que tes auditeurs se gardent de vaines pratiques et de faux discours, qui ne font que tromper les gens et les éloigner de la vie que tu es venu leur offrir.

2. « On vous a dit et moi je vous dis ».
La multitude est rassemblée devant toi, au pied de la montagne, près du Lac de Galilée. Tu sais que, parmi eux des juifs pratiquants tiennent à appliquer la loi de Moïse dans les moindres détails. Tu ne veux pas qu’ils croient que tu es venu leur abolir la Loi à laquelle ils veulent être fidèles, mais tu sais que leurs guides sont souvent des hypocrites qui les chargent de fardeaux qu’ils ne veulent pas porter eux-mêmes (cf. Mt 23,4). Quand tu dis : « on vous a dit... et moi je vous dis... », tu ne veux pas opposer les préceptes enseignés mais tu veux que les fidèles comprennent que l’important est de garder l’intimité avec Dieu, notre Créateur, en agissant sous la dictée de notre conscience. Tu rappelles les passages de l’Écriture au sujet de la loi sur le serment : « Tu ne prononceras pas le nom de Dieu à faux. Tu ne parjureras pas. Eh bien moi je vous dis de ne pas jurer du tout » (Ex 20, 7) : tu veux qu’ils comprennent que le nom du Seigneur est saint et que nous devons utiliser ce nom qu’avec respect. Tu veux qu’il soit bien établi qu’il est blasphématoire de faire de faux serments tout comme de manquer à une promesse faite au nom du Seigneur. Dans sa lettre à Timothée, saint Paul mettra son disciple en garde en écrivant : « Si nous tenons ferme avec lui, avec lui nous régnerons, si nous le renions, lui aussi nous reniera. Si nous lui sommes infidèles lui restera fidèle car il ne peut se renier lui-même » (2 Tm 2,12-13). Dieu tient toujours ses promesses !

3. Tu n’es pas venu abolir, mais accomplir : pas un iota ne sera changé de la Loi, as-tu dit dès le début de ton enseignement. « Avant que ne passent le ciel et la terre... », rien de la Loi ne sera détruit. Tu ne veux pas changer ce que Dieu ton Père a établi : au contraire, tu veux l’accomplir toi-même avec perfection. Tu veux l’accomplir en l’éclairant d’une lumière nouvelle : en opposant les « on vous a dit... et moi je vous dis... », tu manifestes ton autorité par rapport à cette Loi, une autorité divine que personne ne pourra contester. Dans son enseignement catéchétique, le pape Jean-Paul II disait : « On peut dire que dans cette expression six fois répétée, résonne l’écho de la définition que Dieu a donnée de lui-même et que Jésus s’est aussi attribuée : ?Je suis ? ». Seigneur, tu es Dieu, Fils de Dieu : « le Père et toi êtes un ».

Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu ne fais rien sans que ton Père ne te dise de le faire. Tu es venu annoncer aux hommes la bonne nouvelle de leur salut, mais tu sais que nos esprits sont lents à croire et à se soumettre. Tu sais que ce que tu es en train de semer germera dans les générations à venir. Tu sais que la moisson est abondante et que les ouvriers sont peu nombreux. Seigneur, c’est un désir de ton cœur et tu as besoin d’un grand nombre de moissonneurs.

Résolution
Seigneur, tu veux que nous demandions au Père d’envoyer des ouvriers à sa moisson alors, aujourd’hui, je prierai à cette intention : le monde a besoin de toi.



Cette méditation a été écrite par Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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