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 - 19 novembre 2018 - Saint Tanguy
Date : lundi 26 février 2018
La m餩tation

 

Les méditations

Être de Dieu et chercher la sainteté

Evangile selon St Luc, chapitre 6, 36-38

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Prière d'introduction
« Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu. Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes. Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : réjouis-toi, Marie, comblée de grâces. » Prière de saint Ephrem (v. 306-373)

Demande
Aide-nous, Marie, à avoir les même sentiments et attitudes que ton Fils notre Seigneur Jésus-Christ.

Points de réflexion

1. Miséricorde
Avoir un cœur pour les pauvres, ceux qui sont dans la misère, ceux qui souffrent, les petits, les malheureux, les affligés, les non-compris, les malades, c’est être compatissant envers ceux qui me demandent d’être compatissant. C’est une chose difficile mais tellement belle à vivre. La miséricorde permet à celui qui l’a reçue de pouvoir sourire, retrouver l’espérance, se relancer dans la vie, avoir à nouveau confiance. Au contraire, lorsque l’on ferme notre porte, on abaisse un peu plus encore les personnes qui viennent à nous.
Qu’est-ce que la miséricorde ? Accepter le péché ? Non, mais le pécheur oui. Une petite distinction mais de grandes conséquences ! Le péché est à abolir mais le pécheur doit être accueilli, soigné. Une image serait celle du bon samaritain. L’état physique de l’homme laissé à moitié mort peut se comparer à un homme dans le péché. Que se serait-il passé si personne ne lui avait donné un peu de temps, ne l’avait pas soigné, en un mot, n’aurait pas été miséricordieux, compatissant ?

2. « La miséricorde est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. » écrit le pape François dans la bulle d’indiction du Jubilé de la miséricorde. « Combien je désire que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu. », écrit le pape dans le cinquième paragraphe de la bulle Misericordiae Vultus. « La miséricorde c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites du péché », écrit le pape dans une affirmation liminaire qui présidera à toute sa réflexion.

3. Vouloir être semblable à Dieu.
Une fois devenus fils de Dieu par le sacrement du baptême, il nous est rendu possible de vouloir être semblables à Dieu par la grâce, la fréquentation de l’Eucharistie et de la confession, en travaillant les vertus. Pourquoi ne pas essayer ?
N’est-ce pas le sens du dialogue entre Jésus et saint Jean ? : « Que cherchez-vous ? Ils lui dirent : Rabbi – ce qui veut dire Maître –, où demeures-tu ? Il leur dit : Venez et vous verrez. » (Jn 1,38-39) Avoir ce désir d’aimer et d’être aimé. La vie prend alors un autre sens. Face au monde dans lequel on vit, pourquoi le chrétien ne mettrait-il donc pas de l’espérance, mais de cette espérance qui naît de notre relation avec Dieu. Comment pouvoir être miséricordieux si je ne connais pas Dieu, si je n’ai pas une relation intime d’amitié avec lui ? Cette relation serait-elle uniquement réservée aux prêtres, religieuses et religieux ? Non. Chaque chrétien en a le devoir car c’est ce qui le définit comme chrétien : être de Dieu et chercher la sainteté. Celle-ci s’acquiert en imitant, en nous transformant en Jésus-Christ par sa grâce et notre collaboration. Mais comment le faire si je n’ai pas de relation avec le Christ ? Cela le blesse tellement de n’avoir des chrétiens qu’à moitié, des chrétiens qui ne le connaissent pas, qui ne se confessent pas, qui ne prient pas, etc.

4. N’ayons pas peur !
C’était le thème du saint pape Jean-Paul II. N’ayons pas peur d’être des intimes de Jésus. Si lui le veut, pourquoi ne le voudrais-je pas, ou pourquoi n’oserais-je pas ? Connaissons-le, aimons-le et agissons comme lui, par le biais de la miséricorde. Lui agit ainsi avec nous. Pourquoi pas nous ?

Dialogue avec le Christ
Jésus, aide-moi à oser une amitié avec toi. Je veux être ton ami, ton intime comme saint Jean. Enseigne-moi afin qu’en te connaissant je puisse t’imiter, c’est-à-dire transmettre la miséricorde autour de moi.

Résolution
Prendre l’engagement, par des actions concrètes, de croître dans ma relation avec Jésus. Accomplir un acte de miséricorde aujourd’hui.



Cette méditation a été écrite par Frère Xavier Kerrand, LC

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