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 - 22 octobre 2018 - Ste Salomé
Date : samedi 10 février 2018
La m餩tation

 

Les méditations

« Les gens mangèrent et furent rassasiés »

Evangile selon St Marc, chapitre 8, 1-10

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

Prière d'introduction
Seigneur Jésus, comme les foules qui accouraient vers toi, je viens, moi aussi, écouter ta Parole. Comme les foules que tu as nourries, je viens, moi aussi, me rassasier de ton amour. Comme les disciples qui n’avaient que sept pains et quelques petits poissons, je t’offre, moi aussi, une contribution bien trop modeste. Donne-moi, je t’en prie, une grande confiance en toi ! Sainte Vierge Marie, aide-moi à comprendre que rien n’est impossible à Dieu !

Demande
Seigneur, enseigne-moi ton amour pour les hommes !

Points de réflexion

1. Cette scène de l’Évangile devait avoir un air de déjà-vu pour les apôtres. En effet, deux chapitres auparavant, ils avaient déjà pris part à une première multiplication des pains. Il faut croire qu’elle ne leur avait pas suffi, puisque le Seigneur décide d’en réaliser une deuxième devant leurs yeux. Cependant, ce miracle supplémentaire n’est pas seulement là pour fortifier la foi des apôtres, mais surtout pour venir en aide d’une manière très concrète à une nécessité de premier ordre : la faim de la foule.
Alors que la foule de la première multiplication des pains n’était restée qu’une soirée à écouter Jésus, celle-ci a déjà passé trois jours avec lui. En plus, certains viennent de loin. Qu’est-ce qui peut bien les pousser à se rassembler autour de toi, Seigneur, au risque de souffrir de la faim ? Qu’est-ce qu’ils peuvent bien trouver en toi pour oublier leurs soucis quotidiens ? C’est que tu leur donnes une nourriture bien meilleure que celle de l’estomac. Tes paroles leur donnent ce que nous désirons tous inconsciemment : la connaissance de l’amour de Dieu. Seigneur, aide-moi à sentir que tu m’as fait pour toi. Aide-moi à comprendre que mon cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi.

2. Après avoir observé le cœur des foules, je veux maintenant observer ton cœur, Seigneur. Tu confies aux apôtres que tu sens de la compassion pour tous ces gens qui ont faim. Mais, dans ce cas, pourquoi les avoir laissés venir dans ce désert ? Pourquoi ne pas leur avoir conseillé d’apporter des provisions ? Et pourquoi ta compassion ne s’éveille-t-elle qu’après trois jours ?
Pardon de te poser de telles questions, Seigneur... Je suis en train de tomber dans l’attitude défaitiste des apôtres, qui auraient bien voulu éviter toute cette foule et les soucis qu’elle apporte. Si ta compassion n’a surgi qu’au bout de trois jours, c’est sans doute parce que ce n’est qu’à ce moment-là que les gens ont commencé à avoir faim. Et c’est aussi parce que tu éprouvais une autre émotion, plus intense, plus débordante, qui prenait toute la place : la joie de pouvoir révéler à ces gens l’amour de Dieu. Seigneur, remplis-moi de la joie d’étendre ton règne ! Que ma joie soit de t’aimer et de te faire aimer !

3. J’ai observé ton cœur et celui des foules, il me reste à voir celui des apôtres. Ils ont dû se sentir bien ennuyés quand tu leur as demandé de distribuer sept petits pains à quatre mille personnes. Ils commençaient déjà à imaginer le ridicule de la situation, à penser aux excuses qu’ils devraient adresser à la huitième personne... Et cependant, ils n’ont pas refusé de faire ce que tu leur demandais. Et arrivés à la huitième personne, quelle surprise de constater qu’il reste encore un pain, et encore un, et encore un... ! Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’ils terminent la distribution, quelques heures plus tard.
Les douze apprennent ainsi à devenir de vrais apôtres. Non pas des fonctionnaires, mais des dispensateurs de la grâce. Non pas de froids intermédiaires, mais des médiateurs brûlants d’amour pour les âmes. Le pape François insiste sur cette différence : « L’intermédiaire fait son travail et reçoit son salaire. Le médiateur, en revanche, se perd lui-même pour unir les parties, donne sa vie, soi-même [...] il paie de sa vie, de sa fatigue, de son travail, tant de choses [...]. La logique de Jésus comme médiateur est la logique de s’anéantir soi-même [...]. Le prêtre est un médiateur très proche de son peuple, très proche. L’intermédiaire, en revanche, est celui qui est un fonctionnaire : il fait son métier, il fait les choses plus ou moins bien, puis il finit son travail et en prend un autre. L’intermédiaire ne sait pas ce que signifie se salir les mains ; le médiateur vit en se salissant les mains parce qu’il est au milieu, là, dans la réalité, comme Jésus : sali par nos péchés. » (Cf. Homélie du 9 décembre 2016, https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2016/documents/papa-f...).

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je t’en prie, rassasie-moi de ton amour comme tu as rassasié les foules ! Apprends-moi à être médiateur de ta grâce comme tu l’as appris à tes apôtres ! Et aide-moi à être généreux et à donner sans mesure, comme toi ! Sainte Vierge Marie, donne-moi de ressembler de plus en plus à ton Fils !

Résolution
Aujourd’hui, je ferai connaître un peu plus l’amour de Dieu, par mon exemple ou par mes paroles, à quelqu’un qui en a besoin.



Cette méditation a été écrite par Frère Benoît Terrenoir, LC

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