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 - 22 octobre 2018 - Ste Salomé
Date : jeudi 8 février 2018
La m餩tation

 

Les méditations

La femme syro-phénicienne

Evangile selon St Marc, chapitre 7, 24-30

En ce temps-là, Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

Prière d'introduction
Seigneur, laisse-moi venir près de toi. Laisse-moi entrer dans la maison où tu te trouves pour que moi aussi je puisse contempler ton visage et écouter ta Parole.

Demande
Une confiance totale en Jésus.

Points de réflexion

1. Le territoire de Tyr, au nord-ouest de la Palestine, autour de la ville du même nom, aujourd’hui située au Liban, ne faisait pas partie des terres où vivaient les juifs. Pourtant, comme nous le montre ce passage de l’Évangile de Marc, la renommée de Jésus s’y était répandue, si bien qu’une femme vient le supplier, dans la maison où il se trouvait, pour sa petite fille possédée par un esprit impur.

2. Cette femme lui demande donc d’intervenir pour la libération de la fillette. S’ensuit un dialogue étrange : Jésus lui parle de pain qu’il faut laisser aux enfants et ne pas donner aux chiens ; la femme acquiesce, mais ajoute que les chiens peuvent bien prendre les miettes qui tombent de la table. Cette comparaison avec un chien n’est guère flatteuse, au contraire, d’autant plus si on la met en parallèle avec d’autres textes des Écritures (« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré. » (Mt 7,6), par exemple). Quel est donc le sens des paroles de Jésus et de la réponse de la femme syro-phénicienne ?

3. Saint Augustin, dans un de ses sermons, disait à propos de cette femme : « illa fatendo se canem amisit esse quod erat », « en avouant être un chien elle cessa d’en être un » (Sermon 60A). Cette femme représente chacun de nous, qui, à cause du péché, s’est éloignée de Dieu et vit, pour ainsi dire, en terre païenne. Mais Jésus vient à notre rencontre, il ne nous abandonne pas et vient nous guérir de notre péché. Il faut cependant pour cela que nous reconnaissions notre péché, que nous sachions appeler un mal un mal. Ce passage, loin d’être décourageant, est donc source d’une grande espérance. Si nous savons reconnaître et avouer notre péché, Jésus accomplit le reste : il suffit que nous venions devant lui et nous serons guéris.

Dialogue avec le Christ
Seigneur, comme la fille de cette syro-phénicienne malade à cause d’un démon, mon âme est parfois blessée par le péché qui y habite. Mais ton amour et ta miséricorde sont plus forts que tout. Il suffit que je vienne à toi tel que je suis pour que tu me guérisses.

Résolution
Commencer à demander pardon à Jésus dans mon cœur chaque soir pour mes fautes de la journée et essayer de me confesser régulièrement.



Cette méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, LC

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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