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 - 23 juin 2018 - Sainte Audrey
Date : jeudi 29 mars 2018
La m餩tation

 

Les méditations

Prêtre en Jésus-Christ

Evangile selon St Luc, chapitre 4, 16-21

En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »

Prière d'introduction
Ô Jésus-Christ, nous sommes le Jeudi Saint, le jour où tu as partagé ta prêtrise au plus haut degré avec tes apôtres, les premiers évêques, les célébrants des sept sacrements que tu as confiés à l’Église ton Épouse : les sacrements du baptême, de la confirmation, de l’Eucharistie, de la pénitence et de la réconciliation, de l’onction des malades, de l’ordre – et du mariage en tant que bénisseurs. À leur tour, ils ordonnent des prêtres pour participer aussi à ta prêtrise et au ministère des pasteurs des églises. Par les sacrements, ta grâce nous est présente à toutes les étapes de vie et dans tous les états de vie : ils sont au service de notre initiation chrétienne, de notre guérison de la maladie et du péché, et de notre vie en communion. Ô Dieu, nous sommes créés à ton image (Cf. Gn 1, 26-27), tandis que toi, ô Jésus-Christ, tu es l’Image elle-même de Dieu dans notre humanité (Cf. Col 1,15), le Nouvel Adam, ordonné à Dieu dans toutes tes œuvres, en nous rendant présent le visage miséricordieux du Père par l’action vivificatrice du Saint-Esprit faite visible par ton humanité ! Par ton exemple parfait, apprends-moi à reconnaître ton action personnelle par tes prêtres, surtout par tes évêques, tes vicaires aux diocèses. Sanctifié par eux et leurs ministres, aide-moi, à mon tour, à vivre la prêtrise de mon baptême pour que je puisse être instrument de ton salut au monde.

Demande
La grâce de vivre la prêtrise de mon baptême en plénitude.

Points de réflexion

1. « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. »
Cette affirmation du prophète Isaïe identifie le lien entre l’Esprit du Seigneur qui agit dans une personne et le fait d’être consacré par l’onction. L’accomplissement de cette prophétie en Jésus veut dire qu’il est l’Oint de Dieu, le « Messias » en hébreu, le Messie. Le mot « Christos » en grec signifie la même chose, le nom « Christ ». Invoquer « Jésus-Christ » c’est invoquer ce Jésus de Nazareth, l’Oint de Dieu, par qui Dieu sauve, celui qui nous est révélé aujourd’hui devant ses concitoyens, là où il avait été élevé. Le sacrement de l’ordre, notamment, s’administrera par l’onction, par laquelle des hommes participeront à la prêtrise éternelle du Christ, dans son œuvre salvatrice. Néanmoins, précédemment, tout chrétien reçoit l’onction avec le saint chrême le jour de son baptême dont l’initiation à la vie chrétienne et la prêtrise universelle des fidèles, tous appelés à transmettre la Bonne Nouvelle par leur intercession miséricordieuse. Le baptisé qui fera face au danger du « martyre » (grec), de donner « témoignage » (français) de sa foi chrétienne pour le salut d’autrui, recevra encore l’onction à sa confirmation. Finalement, face aux souffrances de la propre mortalité, en particulier la mort elle-même, fruit du péché, il y aura aussi l’onction des malades qui fortifie l’âme à unir sa douleur à la Passion du Christ, Prêtre et Victime. Ces huiles saintes sont habituellement bénies par l’évêque chaque année pendant la Semaine Sainte à la messe chrismale du diocèse (traditionnellement le Jeudi Saint), entouré par tout son clergé en concélébration avec lui, où les prêtres lèvent aussi leurs mains en bénédiction des huiles saintes des sacrements.

2. « Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.  »
Le Jeudi Saint nous introduit au Triduum Pascal. Jésus, « prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (Hb 7, 17 / Ps 109, 4), est « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29), celui qui célèbre la Cène avec ses apôtres en actualisant l’immolation de sa vie le Vendredi Saint. Alors, il n’est pas insignifiant que saint Luc raconte que : « Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. » Le Samedi Saint, Jésus nous instruira aussi quand il observera parfaitement le repos du sabbat avec le sommeil de sa mort, tandis que le sabbat, quand il proclame l’accomplissement de cette prophétie d’Isaïe, manifeste son onction par l’Esprit du Seigneur. Son onction par Madeleine à Béthanie sera le signe qu’il est toujours l’Oint de Dieu malgré son passage par la mort, et signe de la prêtrise universelle des fidèles : « Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. » (Mc 14,8) Sa relation donc avec l’onction des malades est peut-être la plus directe, au sens que ce sacrement-ci confère des grâces pour la persévérance finale face aux souffrances personnelles liées à la passion et mort éventuelle d’un croyant. Néanmoins, saint Paul nous demande : « Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. » (Rm 6,3-4) La vie chrétienne, en fait, la « Voie » selon saint Luc dans les Actes des apôtres, commence par l’onction du baptême qui embrassera les souffrances et la mort en vue de la vie éternelle garantie par la Résurrection du Christ le jour de Pâque, voilà l’« année favorable accordée par le Seigneur » annoncée par notre Évangile. L’onction du sacrement de confirmation n’est pas loin non plus à l’exemple de Simon-Pierre qui avait tellement peur de la mort le Vendredi Saint qu’il a apostasié malgré son baptême et son ordination. Il fut angoissé le Samedi Saint en reconnaissant qu’il n’avait pas su rendre sa vie en martyre face aux dangers du témoignage chrétien, mais il fut soudé avec le Christ le jour de Pâque avec le « Recevez l’Esprit Saint » (Jn 20,22) qui le libéra, le fit voir, en lui conférant les grâces nécessaires pour devenir prêtre et victime fidèle avec lui : « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » (Lc 22,31-32) Moi, « chrétien », suis-je témoin fidèle de ma chrétienté ?

3. « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
En bref, le Jeudi Saint est reconnu comme le jour où Jésus-Christ, notre Sauveur, a établi le sacrement de l’ordre par lequel les autres sacrements s’exercent. Selon notre foi catholique, lors de la célébration liturgique de chaque sacrement, les ministres ordonnés agissent « in persona Christi » (CEC 875) : le Christ lui-même agit par ceux qu’il a ordonnés. Y compris pour le mariage, où ce sont proprement dit l’époux et l’épouse les ministres de leur propre sacrement en vertu de la loi naturelle et de leur baptême qui confère le caractère chrétien à leurs actes, le Christ a néanmoins donné les clés de son Royaume à Pierre pour établir les conditions à respecter pour que leur relation soit vraiment sacramentelle. Et, au fur et mesure que les prêtres de l’Église sont un reflet authentique du Christ-Époux, leur témoignage rappellera les mariés dans l’exercice de leur propre prêtrise universelle par baptême et mariage, ce que saint Paul, « le plus petit des Apôtres, (...) pas digne d’être appelé Apôtre » (1 Cor 15, 9), nous fait apprendre : « Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ; il la voulait sainte et immaculée. (...) Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église. Pour en revenir à vous, chacun doit aimer sa propre femme comme lui-même, et la femme doit avoir du respect pour son mari. » (Ep 5,25-27.32-33) Qu’aujourd’hui s’accomplisse ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre !

Dialogue avec le Christ
Ô Jésus-Christ, par l’onction que j’ai reçue à mon baptême et à ma confirmation, donne-moi la grâce de mettre en œuvre la prêtrise de mon baptême avec l’audace de ma confirmation, pour que je puisse témoigner au monde que je suis un chrétien fidèle selon mon état de vie.

Résolution
Lire au moins un numéro du Catéchisme de l’Église catholique dans la section concernant « Les sept sacrements de l’Église » (CEC 1210-1690).



Cette méditation a été écrite par Père Shane Lambert, LC

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