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 - 22 avril 2018 - Saint Léonide
Date : samedi 14 avril 2018
La m餩tation

 

Les méditations

Jésus vient vers ses disciples en marchant sur les eaux

Evangile selon St Jean, chapitre 6, 16-21

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

Prière d'introduction
Notre foi est souvent bien peu ancrée en nous et nous avons souvent bien des difficultés à faire face à toutes les tempêtes qui secouent la barque sur laquelle nous sommes : tempêtes qui symbolisent les épreuves qui traversent nos vies, tempêtes au cœur desquelles nous nous sentons seuls et abandonnés.

Demande
Seigneur, j’ai confiance en toi, je sais que je suis dans ta main comme si j’étais ton unique souci. Seigneur, je veux me réfugier en toi au moindre souffle, je sais que tu nous as dit de ne pas nous inquiéter du lendemain et que chaque jour se suffit à lui-même (Cf. Mt 6,34).

Points de réflexion

1. « Le soir venu (...) »
Après une journée bien remplie d’émotions, de stupéfaction, d’émerveillement et de surprises aussi avec la multiplication des pains, tu as invité tes disciples à monter dans la barque pour aller de l’autre côté du lac. Et là, au milieu de la nuit, une tempête se déchaîne et un orage éclate. La mer est déchaînée mais, pour ces hommes habitués à naviguer sur le lac, il était difficile de maîtriser le bateau et ils ne sont pas sûrs d’arriver là où tu les as envoyés. Ils se sentent abandonnés. Tu n’es pas là. Leur panique les empêche d’appeler au secours. « Est-il possible qu’il nous laisse partir sur une barque sans être avec nous ? » se demandaient-ils au fond d’eux-mêmes. Ils ne s’attendaient plus à aucun secours et pourtant, dans la nuit, ils voient une ombre marcher sur la mer. Ils ont peur, ils croient que c’est un fantôme...

2. « Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. »
Cette traversée, que les apôtres doivent vivre, ressemble un peu à nos vies. Nous commençons sur un rivage et nous devons aller sur l’autre rive, vers le port bien construit où nous trouverons le repos, sur le rivage de la vie éternelle.
Nous pensons souvent que la vie n’est pas trop difficile et qu’il faut bien de temps en temps qu’il y ait quelques vagues pour rompre la monotonie. La vie n’est pas obligatoirement « un long fleuve tranquille ». Il y a parfois des événements que nous devons maîtriser et il nous faut continuer à avancer : toi, Seigneur, tu veux que nous continuions à ramer. La persévérance est parfois une rude épreuve et nous nous décourageons, nous pensons que nous n’aurons pas la force.
Nous ne devons pas oublier que malgré l’évidence de la solitude que nous éprouvons, nous ne sommes jamais seuls dans la nuit que nous traversons.

3. « N’ayez plus peur ! »
Il est certain que ce n’est pas facile tous les jours de vivre en chrétien. Nous voudrions que tu nous accompagnes toujours ; nos yeux aveugles ne savent pas discerner ton aide à chaque instant : tu es notre Sauveur et notre Maître, nous le croyons et le disons, mais sur ce chemin, nous nous sentons souvent seuls. Nous sommes transis de peur ; nous voudrions t’accueillir, te trouver dans nos vies, selon nos plans et nos projets mais nous oublions que c’est toi qui traces le chemin jusqu’à la vie éternelle.
Voir Dieu est ce qui nous fait marcher, mais nous ne marchons pas au gré du vent. Il faut savoir faire des efforts et faire confiance même quand nos projets ne correspondent pas à ceux de notre Père. Quand nous le prions, ne lui disons-nous pas « que ta volonté soit faite... » ? C’est aussi cette prière que le Christ, crucifié, a adressée à son Père en disant : « Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » (Mt 26,39-42).
Suis-je toujours d’accord pour laisser Dieu m’indiquer le chemin à suivre ?

Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu m’as choisi pour porter la Bonne Nouvelle au milieu de mes contemporains. Je veux vraiment te suivre et conduire jusqu’à la sainteté ceux au milieu desquels je dois témoigner de toi. Aide-moi à persévérer dans la vie chrétienne avec foi, confiance et générosité quel que soit le chemin.

Résolution
Avoir une confiance infinie en la miséricorde de Dieu qui aide toujours ceux auxquels il confie une mission, ceux qu’il appelle à vivre avec lui, c’est-à-dire tous les hommes, chacun pour sa part et à sa place !



Cette méditation a été écrite par Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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