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 - 15 octobre 2018 - Ste Thérèse d’Avilla
Date : vendredi 13 avril 2018
La m餩tation

 

Les méditations

La multiplication des pains

Evangile selon St Jean, chapitre 6, 1-15

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Prière d'introduction
Contemplons et méditons la puissance cachée du Christ !

Demande
Quand tout me semble dépasser le possible, dépasser ma capacité d’imaginer, quand tout échappe à ma confiance, Seigneur, aide-moi à me tourner vers toi en te demandant : « Seigneur augmente ma foi ! »

Points de réflexion

C’était juste avant la fête de la Pâque des Juifs et beaucoup de monde était venu à Bethsaïde.
Tu arrives avec tes disciples sur la côte de la mer de Galilée, pas très loin de Capharnaüm. À la vue des signes que tu faisais auprès des malades, l’idée se répandait que tu étais celui qui devait venir, l’envoyé de Dieu, le Christ, celui que le monde attendait : et une grande foule curieuse te suivait. Hérode lui-même était inquiet de cette renommée. Il avait déjà fait décapiter Jean Baptiste et maintenant il craignait qu’il soit ressuscité des morts avec de grands pouvoirs miraculeux (Cf. Mt 14,1-2). Donc, le tétrarque, inquiet de ces mouvements de foule, cherchait à te faire périr...

1. « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Devant la multitude rassemblée, tes apôtres comprirent immédiatement qu’il était impossible d’organiser un repas pour tous ces gens dont tu avais pitié et qui te faisaient penser à des brebis sans berger. Tu demandes alors à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » : question très humaine, certes, mais que tu poses à Philippe pour qu’il constate l’impossibilité humaine de satisfaire aux besoins de l’instant présent. Une fois estimée la démesure entre les besoins et les moyens, tes apôtres restent muets jusqu’au moment où André, le frère de Pierre, parle timidement d’un enfant ayant avec lui cinq pains d’orge et deux poissons...

2. « ... mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Autre question qui va te permettre de manifester tes pouvoirs. Toi, tu savais ce que tu allais faire. Tu vas déroger aux lois naturelles et cette dérogation manifestera tes pouvoirs sur tout ce qui existe : en tirant du néant ce qui n’existe pas encore. Ici, pouvoir sur le pain ! Les miracles sont signes de la puissance de Dieu, signes destinés à attirer notre attention, destinés à nous conduire à Dieu en toute confiance.
Et là, devant tes apôtres et tes disciples, devant la foule des curieux et face à tes détracteurs, tu vas répéter les gestes de Moïse faisant pleuvoir la manne sur les peuple en exil (Cf. Ex 16, 4). Ensuite, après avoir multiplié les cinq pains et les deux poissons et avoir tout distribué aux convives, tu demandes à tes disciples de ramasser les morceaux en surplus, « pour que rien ne se perde ».

3. « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Face à tes contradicteurs, tu voulais manifester ta relation à Dieu pour enraciner la foi des disciples et ouvrir l’intelligence des témoins juifs ou autres. Tu voulais montrer que ton intimité avec Dieu était la même que celle de Moïse qui avait parlé face à face avec Yahvé : « Il ne s’est plus levé en Israël un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur rencontrait face à face. » (Dt 34, 10). Cette intimité traduit les mêmes pouvoirs. Tu veux que les foules puissent attester en toute vérité du miracle dont elles avaient été témoin et que les chefs des grands prêtres soient, eux aussi, convaincus de événement, eux qui connaissaient ce que les Écritures avaient dit du Messie. Tu manifestes aux yeux de tous ta mission d’intermédiaire entre le Père et les hommes. Tu parachèves la mission de Moïse alors que tes miracles traduisent ta puissance.

Dialogue avec le Christ
Tu es venu parmi nous pour renouer les relations entre Dieu Créateur et Père et ses enfants que le péché avait séparés. Tu viens semer l’espérance au fond du cœur de tous les hommes, depuis Adam jusqu’au dernier qui naîtra sur cette terre et pour lesquels Dieu a un plan de salut éternel et personnel, que saint Paul annoncera aux Ephésiens : « Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. » (Ep 1,4) Remercions Dieu notre Père avec le psaume 119, 1-4 : « Rendez Grâce à Yahvé car il est bon, car éternel est son amour ! Qu’elle le dise la Maison d’Israël, éternel est son amour ! Qu’elle le dise la maison d’Aaron, éternel est son amour ! Qu’ils le disent ceux qui craignent Yahvé : éternel est son amour ! »

Résolution
Remercier Dieu le Père et son Fils de nous transmettre le souffle de l’Esprit Saint qui nous garde au cœur de la Trinité sainte.



Cette méditation a été écrite par Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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