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 - 15 octobre 2018 - Ste Thérèse d’Avilla
Date : mardi 17 avril 2018
La m餩tation

 

Les méditations

Jésus, signe et don de Dieu pour nous

Evangile selon St Jean, chapitre 6, 30-35

En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Prière d'introduction
Père, que l’Esprit Saint qui habite en moi me révèle Jésus, me mène à Jésus, m’unisse à Jésus.

Demande
Je crois en toi, Seigneur Jésus, augmente ma foi ! Que je reconnaisse le don que tu es pour moi et que je vive de ce don.

Points de réflexion

1. Nous pouvons réclamer ou supplier : « Seigneur, donne-moi un signe ! » Le Seigneur peut donner un signe. Mais saurons-nous le lire et en donner la bonne interprétation ? La foule n’a pas su comprendre le signe de la manne... Jésus explique que ce fut un don de Dieu pour que ces hommes dans le désert puissent vivre. Parce qu’il est Dieu de la vie. Il veut que nous vivions, que nous ayions la vie en plénitude. C’est cela le salut ! Beaucoup font la remarque qu’ils n’ont pas besoin d’être sauvés, sauvés de quoi s’ils ne se trouvent pas enchaînés... En revanche, la plupart reconnaît qu’elle ne possède pas encore la vie en plénitude (cf. Jn 3,16-17 ; Jn 10,10). Voilà qu’elle est l’œuvre de Dieu, le salut dont nous avons besoin.

2. Saint Grégoire le décrit ainsi : « Malade, notre nature demandait à être guérie ; déchue, à être relevée ; morte, à être ressuscitée. Nous avions perdu la possession du bien, il fallait nous la rendre. Enfermés dans les ténèbres, il fallait nous porter la lumière ; captifs, nous attendions un sauveur ; prisonniers, un secours ; esclaves, un libérateur. Ces raisons-là étaient-elles sans importance ? Ne méritaient-elles pas d’émouvoir Dieu au point de le faire descendre jusqu’à notre nature humaine pour la visiter, puisque l’humanité se trouvait dans un état si misérable et si malheureux ? » (Saint Grégoire de Nysse, oratio catechetica 15 : PG 45, 48B).
Alors, Dieu donne un signe : c’est Jésus-Christ (cf. Mt 12,38-39). Comme le déclare la préface de Noël : « Dieu qui est par nature invisible est devenu visible à nos yeux.  » Il est la présence de Dieu au milieu de nous. À la fois si réel et si caché ! Il s’est fait chair pour que nous connaissions ainsi l’amour de Dieu : « Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. » (1 Jn 4,9). « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jn 3,16).

3. Dieu se fait chair, et il se fait aussi pain, pain de vie pour nous. Non seulement il nous donne à manger, il pourvoit à nos besoins, mais il SE donne à manger, il est lui-même ce qui nous nourrit ! Quand nous ingérons une pomme, notre organisme broie et dissout la pomme de telle façon que les molécules soient incorporées, et il n’y a plus de différence entre la pomme et moi ; elle est intégrée à notre corps et « devient » pour ainsi dire notre corps. Ainsi l’être inférieur est assimilé par l’être supérieur. Dans le cas du pain de vie, nous mangeons le corps du Christ. Cette fois, l’être inférieur, c’est nous. Nous sommes alors « assimilés » en Dieu.
Comme l’entonne le chant : « Notre Dieu s’est fait homme, pour que l’homme soit Dieu... » Avant que nous demandions à Dieu ce dont nous avons besoin, il nous le donne (cf. Mt 6,8.32-34). C’est ce qui arrive avec « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » : le Seigneur a devancé ce désir car il était déjà en train de se donner à nous et il se donne continuellement.
Jésus, don de Dieu à l’homme. C’est le don de Dieu pour toi. Reconnais-tu ce signe ? Le reçois-tu ? Qui le reçoit en devient responsable. Je suis responsable de ma vie dans le sens où j’ai besoin de faire attention à moi et de m’aimer moi-même. De la même manière, je suis responsable de la vie du Seigneur en moi, je peux la restreindre ou faire qu’elle s’épanouisse et vivre en plénitude selon le don de Dieu.

Dialogue avec le Christ
J’ai besoin de toi, Seigneur, et tu viens à moi. Je te rends grâce et je te loue pour les miracles, les signes, les dons que tu réalises pour moi, pour que je sois comblé ! Merci pour tous ceux que je découvre, et merci pour tous ceux que je ne vois pas. Merci pour le don de l’Eucharistie, ce miracle où tu viens te donner à moi avec ton corps, ton sang, ton âme et ta divinité.

Résolution
Prendre un temps d’adoration, eucharistique si possible, et contempler quelques instants ce don que Dieu me fait.



Cette méditation a été écrite par Anne-Marie Terrenoir, consacrée de Regnum Christi

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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