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 - 21 mai 2018 - Saint Eugène de Mazenod
Date : lundi 23 avril 2018
La m餩tation

 

Les méditations

« Moi, je suis la porte des brebis »

Evangile selon St Jean, chapitre 10, 1-10

« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

Prière d'introduction
Seigneur Dieu tout-puissant, maître de nos vies, gardien de nos enclos, tu nous as donné en Jésus l’entrée à la véritable demeure, et tu nous garantis un abri contre les voleurs et les bandits. Nous te rendons grâce de tout notre cœur pour ta tendre sollicitude pour que nous ayons la vie en abondance.

Demande
Seigneur, ouvre mon cœur à ta lumière et rends-moi docile à ta voix ; ne permets pas que je laisse entrer l’esprit voleur et trompeur du doute, du cynisme ou de la pensée médisante.

Points de réflexion

1. « Celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte (...) »
Qui est-il, ce voleur et bandit ? Sa nature est difficile à définir, car il n’est rien d’autre que tous les autres, une créature de Dieu. On ne peut que juger ses actes qui révèlent l’esprit ou l’intention qui l’habitent. Il ne s’agit pas de juger la conscience car ce sanctuaire appartient à Dieu seul. Pour les hommes comme pour les esprits purs, les œuvres permettent de distinguer le vrai du faux et de reconnaître le bon pasteur.
À nous de refouler ce qui ne rentre pas par la porte, mais qui escalade les murs : les tentations qui touchent nos passions, les réconforts de la sensualité, les attachements égoïstes aux richesses, l’orgueil de toucher à des voies d’accès à des pouvoirs, illégales ou occultes, au prix de l’âme que l’on vend au père du péché. C’est lui en effet celui qui n’y entre que pour voler, égorger et faire périr.

2. « Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur. »
Si Jésus commence par une mise en garde, c’est avant tout parce que nous sommes des expatriés du royaume de Dieu. Nous ne bénéficions pas de la protection de Dieu ; le mal est présent à nos portes, il a obscurci le passé et il menace l’avenir. Dieu ne nous laisse pas errer, mais il veut nous reconduire à la patrie éternelle, les pâturages verdoyants de la nouvelle création.
La voix que nous reconnaissons est la même qui nous a appelés à l’existence dans un acte d’amour ineffable. Si nous avons du mal à la distinguer, c’est parce que nous avons écouté d’autres voix, pactisé avec le mal. Mais le Seigneur veille sur la porte d’entrée de nos âmes, en proposant le chemin de la vie chrétienne. Merci, Seigneur, de nous appeler chacun par notre nom : ainsi nous savons que nous existons dans ton cœur et que tu es le vrai berger.

Dialogue avec le Christ
Jésus, tu es la porte de la vie éternelle. C’est par toi que je veux passer et entrer en moi-même, pour réconcilier mon âme avec le plan originel de Dieu : l’aimer de tout cœur, de toutes les forces de l’âme et de l’esprit, pour aimer mon prochain. Voilà en quoi consiste l’abondance de vie promise, le royaume. Ô Jésus, ton nom est pour moi une planche de salut, mon identité et droit de passage, dans un monde qui s’est arraché à l’appartenance au Créateur pour se livrer à la rébellion. Par ta mort, tu as vaincu la mort, ta Résurrection a brisé l’empire du mal et nous a fait entrer en terre de liberté. Sois à jamais béni.

Résolution
Je chanterai un hymne en action de grâce à Dieu.



Cette méditation a été écrite par Père Jaroslav de Lobkowicz, LC

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