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 - 16 juillet 2018 - Notre Dame du Mont Carmel
Date : jeudi 10 mai 2018
La m餩tation

 

Les méditations

« Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu »

Evangile selon St Marc, chapitre 16, 15-20

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Prière d'introduction
Seigneur, aujourd’hui, tu m’invites à contempler le mystère de l’Ascension. Aide-moi à être à l’écoute de ta parole. Sainte Vierge Marie, ma tendre mère, fais-moi discerner ce que ton Fils veut me dire aujourd’hui !

Demande
Seigneur, fais grandir en moi l’espérance !

Points de réflexion

1. En cette solennité de l’Ascension, les dernières lignes de l’Évangile selon saint Marc résonnent dans nos églises. Pour qu’elles résonnent aussi dans mon cœur, pourquoi ne pas les lire lentement en se mettant à la place des apôtres ? Pour les onze, l’heure ténébreuse du Golgotha semble si loin... Leur première rencontre avec Jésus ressuscité avait été une immense surprise. À la surprise avait succédé la joie, puis une grande confiance. Jamais personne n’avait vaincu la mort. Personne, sauf celui qui, depuis quarante jours, semblait faire exprès de ne pas les quitter, pour se faire voir, entendre et toucher. Ils ne peuvent pas ne pas croire. Et c’est là que Jésus leur apparaît encore une fois. Mais cette fois, ses paroles sont si solennelles qu’ils comprennent qu’il leur faut être attentifs. Moi aussi, Seigneur, je veux te prêter toute mon attention ! Que veux-tu me dire aujourd’hui ?

2. « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.  »
Voici encore une surprise pour les apôtres. Cela fait trois ans qu’ils suivent le Christ, et ils ne sont guère sortis de Palestine. Le Maître leur avait même dit d’aller plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël (Cf. Mt 10,6). Et maintenant, non seulement ils sont envoyés dans toutes les nations, mais ils doivent aussi proclamer l’Évangile à toutes les personnes. Ils mettront du temps à assimiler cette mission. Mais ensuite, ils iront évangéliser dans toutes les directions, et c’est ce que l’Église continue de faire aujourd’hui.
Et moi ? Cet envoi en mission me met-il mal à l’aise ? Aimerais-je mieux rester tranquillement dans ma zone de confort ? Ou bien, comme saint Paul, dis-je : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16) ? Je ne peux pas évangéliser de manière forcée, je ne peux pas évangéliser sans faire l’expérience de la présence du Christ ressuscité. Comme le rappelle le pape François : « On ne peut persévérer dans une évangélisation fervente, si on n’est pas convaincu, en vertu de sa propre expérience, qu’avoir connu Jésus n’est pas la même chose que de ne pas le connaître, que marcher avec lui n’est pas la même chose que marcher à tâtons, que pouvoir l’écouter ou ignorer sa Parole n’est pas la même chose que pouvoir le contempler, l’adorer, se reposer en lui, ou ne pas pouvoir le faire n’est pas la même chose. » (Evangelii Gaudium, n° 266)

3. Après l’envoi en mission, le Seigneur plante une stricte alternative : d’un côté, la foi, de l’autre le refus. D’un côté, le salut, de l’autre la damnation. Cela peut faire froid dans le dos. Mais cette alternative radicale n’est que la conséquence de notre liberté. Dieu respecte tellement ma liberté qu’il ne me force pas à accepter la vie éternelle. Il ne veut pas me l’imposer, mais me la proposer. Tout dépend de ma réponse.
Mais le Seigneur ne me laisse pas tout seul non plus. Il m’assure que des signes m’accompagneront : exorcismes, protection dans les dangers, langues nouvelles, guérisons, etc. Si j’ai un préjugé contre les miracles, voici quelques phrases de saint Augustin qui me concernent : « Pourquoi, nous dit-on, ces miracles qui, selon vous, se faisaient autrefois, ne se font-ils plus aujourd’hui ? Je pourrais répondre que les miracles étaient nécessaires avant que le monde crût, pour le porter à croire, tandis qu’aujourd’hui quiconque demande encore des miracles pour croire est lui-même un grand miracle de ne pas croire ce que toute la terre croit ; mais ils ne parlent ainsi que pour faire douter de la réalité des miracles. » (Cité de Dieu, XXII, 8) Et saint Augustin poursuit en énumérant une quinzaine de miracles dont il a été témoin. Est-ce que je vois les miracles qui se passent autour de moi ? Ou est-ce que je me borne à en faire le fruit du hasard ?

4. Il n’y a pas que les miracles. Je dispose encore d’une autre aide, d’un avantage incomparable. Cet appui, c’est la présence de Jésus. Mais... comment l’Ascension du Christ le rendrait-il présent ? Ne s’agit-il pas justement d’un éloignement ? Eh bien non. L’Ascension n’est pas une séparation, mais un rapprochement. Benoît XVI explique que les apôtres sont « sûrs que le Ressuscité est maintenant présent au milieu d’eux d’une manière nouvelle et puissante. Ils savent que la droite de Dieu, où il est maintenant élevé, implique un nouveau mode de sa présence, qu’on ne peut plus perdre – le mode par lequel seul Dieu peut nous être proche. » (Jésus de Nazareth. De l’entrée à Jérusalem à la Résurrection. Parole et Silence, Paris 2011, p. 319-320). Seigneur Jésus, suis-je conscient de ta présence constante à mes côtés ? Que je ne travaille pas tout seul, mais que je collabore avec toi ? Ta présence est la raison de mon espérance.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, toi qui as vaincu la mort par ta Résurrection, tu es assis à la droite du Père ! Fais grandir mon espérance, mon désir de te rejoindre au ciel ! Sainte Vierge Marie, apprends-moi à m’unir dès ici-bas à ton Fils ! Apprends-moi à jouir de sa compagnie déjà sur cette terre, et fais de moi un témoin de la vie éternelle devant toutes les personnes que je rencontrerai !

Résolution
Aujourd’hui, j’intercéderai pour les personnes que le Seigneur me fera rencontrer.



Cette méditation a été écrite par Frère Benoît Terrenoir, LC

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