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 - 5 juillet 2020 - Saint Antoine-Marie de Zaccaria
Date : dimanche 21 novembre 2004 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

Solennité du Christ Roi

Saint Luc Chapitre 23, 35-43

On venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée, ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Prière d’introduction Seigneur Jésus, tu as donné ta vie pour moi. Tu as payé le prix de mes péchés et tu m’as ouvert les portes de ton Royaume. Je sais que tu me pardonneras toujours mes péchés si je m’approche de toi avec sincérité et humilité. Je t’aime pour tous tes dons, particulièrement celui des sacrements par lesquels j’ai accès à ta miséricorde et à ton amour et où je puise la force pour accomplir ta volonté.

Pétition Accorde-moi, ô Christ notre Roi, une foi renouvelée et active qui cherche ta volonté et met la confiance dans ta miséricorde.

Points de réflexion

1. " Qu’il se sauve lui-même, s’il est l’Élu !" Combien de fois mettons-nous, nous aussi, Dieu à l’épreuve ! "Si tu es vraiment Dieu libère-moi de cette épreuve et de cette souffrance..." "si tu existes, donne-moi de réussir dans cette affaire importante..." En d’autres termes, prouve-moi que tu es Dieu, et prouves-le en faisant les choses à ma manière. L’outrance suprême lancée au Christ est justement de lui demander de descendre de la croix et de ne pas être Dieu. Le peuple, les soldats, même les criminels ... le monde entier répète la même bravade : "si tu es le roi... sauve-toi toi-même." Cependant, Jésus n’est pas venu pour être sauvé ou pour faire ce que nous voudrions faire à sa place. Il est venu pour donner sa vie, pour racheter notre désobéissance, et pour nous offrir le salut. Dieu s’est fait homme afin d’atteindre le cœur des hommes. Il est venu pour se dévoiler à ceux sont faits à son image. Il se montre à nous tel qu’il est : Dieu est amour, il est dévouement, il est Jésus-Christ crucifié ; il n’est pas celui qui "se sauve lui-même."
L’attitude du monde est une attitude empreinte de fierté.. Le Père Marcial Maciel, LC écrit : " rien au monde ne se trouve aussi loin et aussi éloigné de Dieu que les esprits orgueilleux ... Il n’y a pas d’entente possible entre Dieu et l’âme orgueilleuse parce que, ou bien celle-ci devrait se dessaisir d’elle-même, ou bien Dieu devrait cesser d’être Dieu "(lettre du 13 août 13, 1959).

2. " Nous avons ce que nous méritons." La réponse du "bon larron" diffère de deux manières de celle du monde. D’abord, il reconnaît sincèrement et honnêtement sa propre culpabilité. Le monde donne des excuses et cherche à se justifier. Un des plus grands actes humains est d’admettre humblement notre culpabilité — notre responsabilité personnelle dans un péché — et de se repentir par amour pour un autre. Cette repentance sincère est liée directement à l’innocence de Jésus : il paye le prix de notre péché sans être coupable lui-même ; c’est moi qui devrait mourir à sa place. Est-ce que je crois que la mort de Jésus est la conséquence de mon péché ? Est-ce que j’ai conscience de l’offense faite à Dieu par un seul de mes péchés ?

La réponse du "bon larron " diffère d’une deuxième manière. Il fait un acte de foi et puis demande à Dieu de l’aider. Le monde - représenté par le "mauvais larron" — demande d’abord des preuves : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! » Or, la foi doit précéder et conditionner nos demandes et nos besoins. La foi est à la base de la reconnaissance du péché, car tout péché est une offense à Dieu. La foi est aussi à l’origine de la découverte et l’acceptation de la volonté de Dieu. La foi reconnaît, envers et contre tout, qui est Jésus et quelle est sa puissance : " Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne." Quand je suis confronté avec des épreuves ou des souffrances, est-ce que je réaffirme ma foi en Jésus-Christ ou est-ce que j’exige des explications et des preuves ?

3. "Jésus, souviens-toi de moi ! " Ce cri de la foi identifie déjà Jésus comme Roi. Regardant au delà du sang, de la chair meurtrie et de l’humanité défigurée, le "bon larron" voit le visage de Dieu et la puissance d’un Roi qui aime et qui donne sa vie pour ses brebis. Quelle foi ! Quelle humilité ! Et la réponse de Jésus est immédiate — une promesse sans conditions d’entrer au paradis le jour même ! Pourquoi sommes-nous si lents à chercher la miséricorde et l’amour de Jésus, particulièrement dans le sacrement de la réconciliation ? Nous imaginons un Roi qui est fâché et prêt à punir. Nous méconnaissons la grandeur de son cœur. Nous sommes aveuglés par nos propres misères et notre honte.

Est-ce que je prends au sérieux les invitations répétées du Saint Père "à regarder le visage du Christ" ? Je dois me tourner vers lui pour voir son visage si je veux lui demander de se souvenir de moi. Je dois le contempler dans l’Eucharistie si je souhaite qu’il se souvienne de moi. Le Pape Jean Paul II nous rappelle cela "... le regard de l’Eglise est constamment tourné vers son Seigneur, présent dans le sacrement de l’autel, dans lequel elle découvre la pleine manifestation de son amour illimité."

Dialogue avec le Christ Seigneur, augmente ma foi ! Je veux voir ton visage compatissant et croire en ton amour. Aide-moi à accepter mes croix, en faisant confiance en ta bonté, sûr que tu te souviens de moi. Je ne veux jamais nier ma propre misère et mon besoin de ton pardon et de ta force. Rends mon cœur sincère et humble devant ton visage. Tourne mon cœur de sorte que je n’exige jamais des choses pour moi-même, mais que je m’offre pour les autres par amour pour toi.

Résolution Je me préparerai bien pour faire une bonne confession (avant de demander quoi que ce soit de plus à Dieu).



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