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 - 30 janvier 2023 - Sainte Martine
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Homélie

Férie de Carême

« J’ai multiplié sous vos yeux les belles œuvres de la part du Père ». Nous avions déjà vu que Jean désignait les actions du Christ soit comme des « signes » soit comme des « œuvres ». En tant que signes, elles manifestent la gloire du Christ et de Dieu. Elles révèlent que Dieu est là, par une anticipation de son Jour, rayonnant de sa toute puissance de vie et de résurrection. En tant qu’œuvres, elles manifestent la présence du Père à toute l’activité du Fils et l’unité du Père et du Fils.
Autrement dit, si Jésus insiste tant sur les oeuvres, c’est parce qu’elles révèlent l’amour du Père et manifestent sa condition filiale : « Mon Père est à l’œuvre et moi aussi je suis à l’œuvre (Jn 5,17) ; ce que fait le Père, le Fils le fait pareillement (5,19) ». Les œuvres que Jésus accomplit témoignent donc qu’il dispose en tant que Fils du pouvoir sur la vie : « comme le Père en effet relève les morts et les fait vivre, le Fils lui aussi fait vivre qui il veut (Jn 5,21) ».
Mais à peine Jésus a-t-il affirmé qu’il accomplit les œuvres du Père qu’il se voit accusé de blasphème : « Tu n’est qu’un homme et tu prétends être Dieu » ; littéralement : « tu te fais Dieu ».
A cette accusation, Jésus répond tout d’abord à partir de l’Ecriture en disant que si le psaume 82 affirme que les dépositaires de la parole divine sont des « dieux », combien plus lui, « que le Père a consacré et envoyé dans le monde », peut-il se déclarer « Fils de Dieu » !
Mais Jésus ne veut pas s’étendre en des discussions stériles sur le sens à donner aux mots. Encore une fois, il renvoie ses accusateurs aux « œuvres » qui « parlent » pour lui au sens où elles accréditent sa Parole : « Même si vous refusez de me croire, croyez les œuvres ». A défaut de croire ce qu’il dit, il leur demande croire que seul le Père peut être l’auteur de telles œuvres et que celui qui les accomplit ne peut être que son Envoyé auquel il a donné pleins pouvoirs.
Mais les Juifs demeurent sourds à ces arguments. Jésus s’enfuit alors pour la Transjordanie, à l’endroit où il avait débuté sa vie publique en recevant le baptême de Jean le Baptiste.
Nous sommes ainsi ramenés au baptême, baptême dans l’eau, baptême dans l’Esprit : « Moi je baptise dans l’eau. Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint » (Jn 1,26-27.33). C’est comme si saint Jean nous signifiait que toutes les œuvres accomplies dans une parfaite communion par le Père et le Fils convergent vers l’unique signe, la mort et la résurrection du Seigneur, symbolisé par le baptême.
« Seigneur, tu nous invites dans cet évangile à passer sur l’autre rive c’est-à-dire à être baptisés dans le feu de l’Esprit. Puisses-tu affermir nos pas à l’approche de Pâques. Fais-nous la grâce de nous décider pour toi, de laisser les terres du vieil homme pour entrer dans le baptême de ta Passion qui nous permettra de ressusciter en toi à la vie éternelle. »


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