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 - 28 janvier 2023 - Saint Thomas d’Aquin
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Homélie

mercredi, 2ème semaine du temps ordinaire

« Un jour, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était paralysée. » Notre regard se porte spontanément sur la personne de Jésus et sur celle ce cet homme à la main paralysée. L’absence de repères, tant au niveau temporel que géographique, joue en faveur de l’accroissement de notre attention portée sur ces deux personnages. Nous attendons presque avec anxiété ce qui va se passer. Quelles paroles vont être prononcées ? Quels gestes vont être accomplis ?
La mention de Marc : « On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l’accuser » ne fait que renforcer cet effet narratif. Jésus, qui a bien perçu le piège, vient par sa Parole trancher l’atmosphère tendue de la scène pour objectiver la situation et dévoiler les intentions cachées de ces hommes de la Loi. « Viens te mettre là devant », dit-il à l’homme et s’adressant aux pharisiens : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? De sauver une vie, ou de tuer ? »
Jésus ne veut pas ici rentrer dans un jeu de casuiste avec ses détracteurs. Il désire seulement les remettre dans la perspective de la véritable finalité de l’application de la Loi : « faire le bien ». Mais eux sont tellement occupés à se demander s’ils peuvent ou non poser telle action, si elle rentre dans les cases des possibles de la Loi, qu’ils en oublient cet homme devant eux, privé de sa dignité car paralysé de cette main qui ne lui permet plus de travailler et de gagner sa vie.
Ils ne se rendent même plus compte de la contradiction qui les habite. Pour eux, guérir et faire vivre est devenu un délit qui mérite la mort, faire mourir est devenu une œuvre bonne qui rend gloire à Dieu. Etrange logique, étrange morale : « morale » de la haine qui s’oppose à celle de l’amour.
Mais ne nous faisons pas trop vite les accusateurs de ces hommes. Il est à noter que saint Marc ne les désignent à aucun moment de façon déterminée dans notre péricope. Certes, vu le contexte qui précède ce passage, nous pouvons supposer à juste titre qu’il s’agit des pharisiens mais il n’en demeure pas moins que Marc les désigne par le pronom indéterminé « on ». Serait-ce pour que nous nous sentions nous aussi interpelés et, provoqués ?
« Seigneur Jésus, viens débusquer toutes les logiques de mort qui nous habitent et que nous cachons si bien derrière le voile d’une observance religieuse bien réglée. Seigneur, tu nous veux libres, libres d’aimer, libres de vivre. Viens opérer en nous ton œuvre de libération. Que nous puissions avec l’aide de ta grâce choisir la vie pour notre plus grande joie, la nôtre, la tienne et celle de nos frères en humanité ».


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