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 - 28 janvier 2023 - Saint Thomas d’Aquin
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Homélie

Férie

Jésus poursuit son enseignement sur le jour de sa venue en revenant sur l’histoire de deux personnages de l’Ancien Testament : Noé et Loth. Dans les deux cas, nous nous retrouvons devant deux justes qui demeurent fidèles au Seigneur au milieu d’une génération pervertie. La Genèse précise que du temps de Noé, « le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme se multipliait sur la terre : à longueur de journée, son cœur n’était porté qu’à concevoir le mal (Gen 6, 5) ». La perversion de l’homme fut telle que Dieu en arriva à se repentir de l’avoir créé. Il envoya le déluge pour purifier la surface de la terre à l’exception de Noé, de sa famille (Cf. Gn 7, 1). L’histoire de Loth liée à la ville de Sodome est bien connue également. Les habitants de cette ville ont atteint eux-aussi un tel degré de perversion que Dieu décide de la détruire. Cependant il fait grâce au neveu d’Abraham et envoie deux Anges pour le presser de quitter Sodome avant de faire pleuvoir sur elle du souffre et un feu purificateur.

Ce qui est étonnant c’est que, dans son propos, Jésus ne mentionne le péché ni des contemporains de Noé ni des Sodomites. Par contre dans les deux cas, il énumère les préoccupations ordinaires (manger, boire, se marier acheter, vendre, planter, bâtir) de ces hommes pécheurs comme pour mieux souligner leur insouciance de Dieu et leur aveuglement sur la destinée de leur vie. L’enjeu de la parabole est bien ici : nous montrer que le « jour du Fils de l’homme », moment où nos actes ici-bas seront mis en lumière, nous surprendra à l’improviste comme ce fut le cas pour les contemporains de Noé ou les habitants de Sodome. Il sera alors trop tard pour se remettre en question ou s’y préparer.

Jésus veut donc nous inviter à ne pas remettre à demain notre conversion, à commencer dès à présent à écrire sur le livre de notre vie de nombreux actes de charité. Ainsi, le jour où le Fils de l’homme l’ouvrira il en sera bien rempli manifestant ainsi notre disposition intérieure à participer à la vie éternelle divine qui nous est réservée.
Cette rencontre avec le Seigneur se prépare dès ici-bas, au quotidien, dans les choix que nous posons et qui orientent notre vie vers le Bien, c’est-à-dire vers Dieu. Par l’usage de notre liberté, il s’agit d’aller de l’avant, vers cette destinée de gloire, sans nous retourner en arrière comme la femme de Loth pour ne pas rester paralysés par les pesanteurs du vieil homme. Nous sommes donc responsables de notre salut. Plus nous nous détournerons des revendications égoïstes d’un « moi » totalitaire pour nous tourner vers Dieu en laissant émerger un « Je » personnel et libre, plus nous serons capables de choisir Dieu au moment de nous décider définitivement pour lui. Jésus nous le rappelle : « Qui cherchera à conserver sa vie », entendons qui ne vivra que pour soi sans penser ni aux autres ni à Dieu, celui-là « la perdra » ; mais « qui la perdra » en vivant pour les autres et pour Dieu, celui-là « la sauvegardera ».

« Seigneur, donne-nous de savoir choisir dans la quotidien de nos vies d’aimer plutôt que de haïr, d’unir plutôt que de diviser, de bénir plutôt que de maudire, de pardonner plutôt que de nous venger, de donner plutôt que de garder. Tu nous as ouvert ce chemin, donne-nous la force de nous y engager à ta suite sans revenir en arrière. »


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