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 - 30 juin 2022 - Saint Paul
Date : mardi 24 mars 2009
La m餩tation

 

Les méditations

Le choix de Dieu

Saint Jean 5, 1-16

A l’occasion d’une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques. Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau ; car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau ; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie. Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. "Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche." Aussitôt cet homme fut guéri ; il prit son lit, et marcha. C’était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : "C’est le sabbat ; il ne t’est pas permis d’emporter ton lit." Il leur répondit : "Celui qui m’a guéri m’a dit : Prends ton lit, et marche." Ils lui demandèrent : "Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton lit, et marche ?" Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus avait disparu de la foule qui était en ce lieu. Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.

Prière d’introduction Je me tiens devant toi aujourd’hui, Seigneur, pour apprendre à t’imiter. Tu veux m’apprendre une importante leçon : la valeur de la personne humaine. Tu es le maître. Je veux me mettre à ton école. Je veux être un de tes disciples. Seigneur Jésus, apprends-moi.

Demande Seigneur, ouvre mes yeux pour que je te voie, mon esprit pour que je te comprenne, mon cœur pour que je t’aime davantage et ma volonté pour que je te suive fidèlement.

Points de réflexion

1. Quand se tourner vers Dieu. Depuis trente-huit ans, cet homme attendait devant la piscine pour être guéri. Mais il n’arrivait pas à se plonger dans l’eau à temps. Il avait un grave problème pour lequel il ne trouvait aucune solution, parce qu’il se fiait à ses propres efforts. On pourrait penser qu’étant dans la ville sainte de Jérusalem, il se serait tourné vers Dieu pour avoir de l’aide. Pourtant, cet homme avait oublié la seule personne qui pût vraiment l’aider. Ceci nous arrive aussi. Nous faisons tant de choses pour Dieu : notre apostolat, nos études, notre famille, etc. Nous sommes si occupés à l’œuvre du Seigneur que nous oublions le maître de l’œuvre. Et c’est alors que le Christ nous murmure : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi, je vous donnerai le repos. » (Mt 11,28-30) Est-ce que j’y pense ?

2. Choisir les voies de Dieu. Jésus vient chercher cette brebis perdue précisément à la Porte des Brebis. Ce n’est pas que Jésus passait là par hasard. « Dieu choisit de se ranger en défense des faibles, des victimes, des derniers : cela est porté à la connaissance de tous les rois, afin qu’ils sachent quelle doit être leur option dans le gouvernement des nations. Naturellement, cela est dit non seulement aux rois et à tous les gouvernements, mais à nous tous, car nous aussi, nous devons savoir quel choix faire, quelle est l’option : se ranger du côté des humbles, des derniers, des pauvres et des faibles. » (Pape Benoît XVI, audience générale du 7 décembre 2005) Comment est-ce que je fais mes choix ? Est-ce que je choisis comme Dieu lui-même choisirait ?

3. Pas seulement des vœux pieux. Jésus fait quelque chose pour cet homme, quelque chose que personne d’autre ne voulait faire. Il décide effectivement de l’aider. Jésus le considère comme une personne à part entière : il voit sa dignité, celle de créature de Dieu, et il l’aide. Les nouvelles, les journaux, les sollicitations sur Internet mettent sous nos yeux tant de souffrances, que nous sommes portés à penser qu’on ne peut rien contre tant de malheurs. Mais nous pouvons aider, en nous attachant à une personne à la fois, et en incitant d’autres à en faire autant. Cela est possible. Ce qu’il faut c’est le désir sincère de le faire.

Dialogue avec le Christ Seigneur, je voudrais te ressembler davantage. Je voudrais avoir un cœur comme le tien. Enseigne-moi à imiter ta charité. Montre-moi la joie qu’il y a à rendre service. Prends mes mains et sers-t’en pour bander les plaies de l’humanité blessée. Fais de moi le lieu de passage de ton amour au monde.

Résolution Aujourd’hui, j’essaierai de soulager la souffrance de quelqu’un près de moi.



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