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 - 28 juin 2022 - Saint Irénée
Date : dimanche 19 février 2012
La m餩tation

 

Les méditations

Guérison d'un paralysé, signe du pardon des péchés

Evangile selon St Marc, chapitre 2, 1-12

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait dans l’assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : ’Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire : ’Lève- toi, prends ton brancard et marche’ ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l’ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » L’homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

Prière d'introduction
Seigneur, accorde-nous ton pardon. Nous avons péché contre toi. Montre-nous ta miséricorde, et nous serons sauvés. Délivre-nous du mal, principalement de l’égoïsme, de l’orgueil et de la sensualité. Libère-nous du joug du péché, afin que nous puissions servir d’un coeur généreux nos frères et jouir de ta paix en Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Demande
Donne-moi, Seigneur, l'intelligence du coeur pour écouter ta parole, donne-moi de reconnaître ce qui me paralyse et le courage de me faire pardonner. Ne permets pas que je me sépare de toi par l'autojustification ou par le découragement.

Points de réflexion

1. L’attrait qu’exerce la Parole de Jésus sur les hommes et les femmes de tous les temps
Une foule s’amasse devant les portes de la demeure du Seigneur à Capharnaüm. Ils veulent voir et écouter Jésus. Qu’est-ce qui est si spécifique à la prédication du Christ ? Ce ne sont pas les beaux discours humains, mais c’est la rencontre avec la personne qui incarne la Parole de Dieu. Cette Parole est féconde et accomplit la promesse de renouveler ce qui est vétuste, sans vie, comme un désert, fruit du péché, selon Isaïe. Le même prophète exhorte à se détourner du passé, en parlant d’une série de transformations, germes d’un monde nouveau : des fleuves passeront pas des lieux arides, des routes à travers les déserts (cf. Isaïe 43, 18-19). La Parole parviendra aux confins du monde, là où elle n’était jamais parvenue, et fécondera spirituellement les coeurs. Cette Parole n’est pas à la fois le "oui" et "non" d’un discours incohérent, mais une promesse qui trouve son "oui" en sa personne (2 Corinthiens 1, 19-20).
Le péché est ce qui afflige l’humanité ; il est le véritable mal, une sorte de paralysie spirituelle et morale qui entraîne les croyants dans l’esclavage. La révolte contre Dieu, d’un peuple qui se détourne de lui, se transforme en oppression par des forces étrangères, que ce soit l’empire romain il y a deux mille ans ou la dictature du relativisme actuel ; ces forces laissent la religion (le rapport de l’homme avec Dieu) dans l’inertie, enfermé dans la sphère de la vie privée. L’invasion se fait bien souvent même du monde sécularisé dans le domaine religieux qui devient instrument pour des intérêts particuliers.

2. Le pardon des péchés : le plus grand miracle. Au centre de la scène décrite dans l’évangile n’est pas le discours du Christ, mais son audacieuse intervention sur un fait à la fois marginal et spectaculaire ; et l’intervention elle-même est encore plus surprenante : au lieu de venir en aide à un pauvre paralysé qui lui est présenté, par des soins ou un accueil royal (il aurait pu offrir son propre lit), il déclare publiquement : "Mon fils, tes péchés te sont pardonnés" (Marc 2, 5). Cette apparente dénonciation va se transformer en délivrance.
Au centre de la scène se trouve le pardon des péchés ; cette réconciliation de Dieu avec le genre humain, par son Verbe fait chair, est en effet le noyau de l’histoire du salut. C’est pour renouveler l’Alliance que Jésus est venu au monde, c’est pour la réconciliation qu’il s’est fait homme et nous a proposé son amitié et c’est pour la rémission des péchés qu’il est mort. Le paralysé représente en sa chair la misère que les hommes et le femmes souffrent dans leur âme.
La guérison prend effet dans l’humilité de celui qui se laisse porter jusqu’à Jésus, par ses serviteurs, et qui accepte humblement le pardon de ses péchés. L’humilité de celui qui reconnaît son péché est plus honorable que l’aspect irréprochable de celui qui cache ses fautes.

3. Dieu seul peut pardonner les péchés ; son geste est perpétué dans le sacrement du pardon
Le présent récit évangélique est analogique à la structure du sacrement. Qu’est-ce que le sacrement ? C’est un signe visible et efficace de la grâce de Dieu, établi et effectué par le Christ. La guérison du paralytique est le signe du pardon de ses péchés - "Qu’est-ce qui est plus facile ? de dire au paralysé : ’Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire : ’Lève- toi, prends ton brancard et marche’ ?" (Marc 2, 9). Le signe visible du relèvement d’un paralytique fait référence à la réalité invisible du pardon. Le sacrement de réconciliation, défini par le Christ après sa résurrection et confié à ses Apôtres, opère un relèvement moral de celui qui se sait pardonné par Dieu.
Le sacrement de la confession est parfois contesté : en premier lieu par notre honte, qui trouve mille excuses pour nous dérober de cette rencontre délivrante avec le Christ. Ne peut-on pas se confesser directement avec Dieu ? Dans notre aveuglement spirituel (foi défectueuse), nous ne voyons dans le prêtre qu’un homme, à qui il faudrait avouer les péchés et découvrir notre vie intime qui ne le regarde pas : "Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?" (Marc 2, 7). Or, le sacrement est plus qu’une action d’un homme ; la confession est encore moins une psychanalyse. C’est la rencontre avec Celui qui, marqué des dons de l’Esprit (cf. 2 Corinthiens 1, 22) annonce la Parole de d’espérance, la bonne nouvelle aux pauvres, aux prisonniers qu’ils sont libres ; elle est le moment où se réalise à nouveau les bienfaits accordés par le Seigneur (cf. Luc 4, 18-19), non pas comme une vague action sur un collectif, mais comme un message personnel d’un Père à son fils : "Mon fils, je t’aime ; tes péchés te sont pardonnés".

Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens vers moi, qui suis paralysé par mon égoïsme, ma paresse et mon manque de foi. Je veux me laisser porter vers toi et accueillir en mon cœur ta Parole d'amour. Jésus, doux et humble de cœur, modèle mon cœur et rends-le semblable au tien.

Résolution
Dans tout conflit que j'ai derrière moi ou en cours, je chercherai la réconciliation avec Dieu, avec mes proches et avec moi-même ; et je demande, au besoin, le sacrement de la confession.



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