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 - 28 juin 2022 - Saint Irénée
Date : samedi 23 juin 2012
La m餩tation

 

Les méditations

Discours sur la montagne : remettre ses soucis entre les mains du Père au ciel 

Evangile selon St Matthieu, chapitre 6, 24-34

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : ?« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? D’ailleurs, qui d’entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’eux. Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : ’Qu’allons-nous manger ?’ ou bien : ’Qu’allons-nous boire ?’ ou encore : ’Avec quoi nous habiller ?’ Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.?Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

Prière d'introduction
Mon Père, je m’abandonne à toi. Fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses je te remercie.

Demande
Marie, notre Mère du Ciel, apprends-moi à dire au Seigneur : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ».

Points de réflexion

1. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Dieu paraît se contredire : est-que je ne vaux rien (rappelle-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière) ou est-ce que je vaux beaucoup ? Dieu n’a pas besoin de nous mais il a voulu nous créer pour nous partager son amour. Cette parole du Seigneur adressée à Isaïe (chap 43) peut nous éclairer : C’est moi qui t’ai créé, qui t’ai formé. Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu m’appartiens. Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas. Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime. Ne crains pas, car je suis avec toi. Chacun de nous est unique et précieux aux yeux de Dieu. Ne laisserait-il pas les quatre-vingt-dix-neuf brebis pour aller à la recherche de celle qui est perdue ? C’est un mystère cet amour de Dieu pour l’homme, pour chacun de nous. Nous, ses créatures, nous sommes le sommet de la création, et Dieu nous a mis en relation avec Lui d’une manière spéciale, différente et supérieure à celle du reste de la création matérielle. Alors, si nous acceptons cet amour, nous vivons vraiment dans la vérité et dans l’humilité, reconnaissant qui nous sommes, ce que nous sommes et qui est Dieu.

2. Humilité et réalisme. « Qui d’entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? » C’est tellement vrai et nous l’oublions si souvent. Nous nous laissons préoccuper par beaucoup de choses qui échappent à notre contrôle. Notre premier réflexe est-il de nous en faire ou de lever les yeux et le cœur avec confiance vers le Père ? Nous sommes bien limités : en temps, capacités, intelligence, connaissance, volonté, défauts, etc ? Si nous le reconnaissons, nous arriverons peut-être plus rapidement à nous tourner vers Dieu, au lieu de l’utiliser souvent en dernière solution.
« A chaque jour suffit sa peine. » Nous ne disposons que du moment présent. Le passé n’est plus entre nos mains. Le futur n’est pas encore à note portée. Quelle paix cela nous donne de constater que Dieu n’attend de nous que ce que nous pouvons lui donner aujourd’hui, maintenant. Et si j’ai fait une erreur, si j’ai offensé quelqu’un, je peux repartir et revenir à lui et vers mon frère. Et lui il nous donne la force dont nous avons besoin aujourd’hui.

3. Votre Père céleste. Comme Dieu désire que nous le connaissions davantage ! Avec notre intelligence, mais surtout d’une connaissance cordiale. Une connaissance faite d’expériences de son amour, de sa tendresse, de sa miséricorde ; qu’il nous donne la force dont nous avons besoin, les grâces, la lumière ; qu’il est fidèle, qu’il nous accompagne ; qu’il nous fait grandir au fur et à mesure des années. En regardant notre passé avec ce point de vue, et avec un peu de recul, nous arrivons parfois à découvrir sa main pleine de bonté qui nous a guidés, protégés, soutenus.

Dialogue avec le Christ
Que je dise comme toi, Jésus : « Père en tes mains je remets mon esprit ». Je ne comprends peut-être pas ce qui m’arrive, mais le Père qui t’a ressuscité saura faire sortir un bien de tout.

Résolution
Remercier Dieu plusieurs fois au cours de la journée pour ce qui nous arrive.



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