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 - 14 mai 2021 - Saint Matthias
Date : samedi 27 juillet 2013
La m餩tation

 

Les méditations

Discours en paraboles : l'ivraie

Evangile selon St Matthieu, chapitre 13, 24-30

Jésus proposa à la foule une autre parabole :
« Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.
Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ’Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’
Il leur dit : ’C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent :’Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ?’
Il répond : ’Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier.’ »

Prière d'introduction
Viens, Esprit-Saint : remplis-nous du feu de ton amour et envoie au monde ton esprit créateur.

Demande
Seigneur Jésus, je viens à toi dans cette méditation ce matin, afin que tu m’illumines de ton amour. Montre-moi le chemin que je dois prendre. Donne-moi d’être docile à tes inspirations.

Points de réflexion

1. « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ ». Le Catéchisme de Église Catholique (Compendium, 263) nous apprend que « le baptême remet le péché originel, tous les péchés personnels et les peines dues au péché. Il fait participer à la vie divine (...) et nous incorpore au Christ et à son Église. Il donne part au sacerdoce du Christ. Il dispense les vertus théologales et les dons de l’Esprit Saint. Le baptisé appartient pour toujours au Christ. »
« Par le baptême, commente Benoît XVI, chaque enfant est accueilli dans un cercle d’amitié qui ne pourra être brisé ni pendant sa vie ni dans sa mort... ce cercle amical, cette famille de Dieu, dont l’enfant est maintenant membre, l’accompagne toujours même, dans les périodes de douleur, dans les nuits noires de sa vie. Il lui apportera consolation, soutien et lumière ». Si le bon grain dont nous parle la Parole du jour représente la semence que je reçois lors de mon baptême... alors cela ne mérite-t-il pas que je m’arrête quelques instants aujourd’hui pour me rendre compte du grand don qui repose en moi ? La vie de Dieu est en moi ! « Accompagnés par le Christ, oui, accueillis par son amour, nous sommes délivrés de la peur. Il nous entoure et nous porte, partout où nous allons, lui qui est la vie même. » (Benoît XVI, 7 avril 2007). Qu’ai-je fait des grâces de mon baptême ?

2. « Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. » Si le bon grain représente notre baptême... l’ivraie semée par l’ennemi pourrait représenter tous ces obstacles qui nous empêchent de vivre en Dieu. Qui de nous, en effet, n’a pas fait cette expérience, dont parle saint Paul : « je fais le mal que je ne veux pas faire, et je ne fais pas le bien que je veux faire »  ? Quelle est cette ivraie qui est en moi et qui empêche les dons reçus au baptême de jaillir en moi ? C’est « pendant que les gens dormaient », que cette ivraie a été répandue. Cela signifie que le mal se fraie un passage en moi d’une manière subtile, qui semble anodine : en agissant par routine et sans rechercher le sens des choses ? En me justifiant que « tout le monde fait la même chose »  ? En permettant aux tentations de diriger mes paroles et mes décisions ? Nous sommes tous appelés à découvrir de quelle manière l’ivraie se rend présente en nous-mêmes. « Veillez ! »

3. « Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. »
Au cœur-même de cette expérience de notre faiblesse, Jésus-Christ ne nous laisse pas seuls... et si nous le voulons, c’est la Miséricorde Divine qui nous relèvera ! « En dehors de la Miséricode Divine, nous disait Jean-Paul II, il n’y a pas d’autre source d’espérance pour les hommes ». Sachons accepter notre condition humaine : faible et forte à la fois ! pécheresse, mais rachetée par un Dieu plein d’amour... « un Dieu qui change tout en bien, même nos erreurs et nos fautes, Dieu les transforme en bien, lorsqu’on aime » (Saint Augustin). « Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité. » (1er épître Jean 1, 9)

Dialogue avec le Christ
Seigneur-Jésus ! Tu sais tout ! Tu sais que je t’aime. Tu connais mes grandes richesses, mes victoires... mais tu connais aussi mes faiblesses, mes tentations, ce qui m’attire mais qui ne me mène pas vers le Bien. Et je sais que tu me regardes avec amour, avec tendresse. Donne moi la grâce de m’abandonner en toi avec confiance.

Résolution
Me placer, dans la prière, sous le regard de Dieu et me préparer à me confesser.



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