Catholic.net International English Espanol Deutsh Italiano Slovensko
 - 28 novembre 2022 - Saint Jacques de la Marche
Date : dimanche 24 novembre 2013
La m餩tation

 

Les méditations

Le Roi crucifié

Evangile selon St Luc, chapitre 23, 35-43

On venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée, ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Prière d'introduction
Seigneur, je veux être tout près de toi et t’accompagner, alors que les hommes te crucifient après t’avoir tourné en dérision, alors qu’ils se moquent de toi en te lançant des défis insupportables. Merci pour ce moment où tu me permets de m’approcher de toi, alors que tu nous délivres du mal, que le premier refus d’Adam a fait entrer dans le monde en nous coupant de toi.

Demande
Seigneur, tu connais ma pauvreté et ma faiblesse : tu sais que je ne peux rien faire d’autre que d’être là, simplement pour être avec toi... Je sais que tu avais invité Pierre, André et Jacques pour veiller avec toi à Gethsémani et que, vaincus par la fatigue, ils se sont endormis... Merci de ta générosité infinie.

Points de réflexion

1. "Le peuple reste là, à le regarder"... Au moment où tu es élevé sur la croix, la foule te regarde... Curiosité morbide ou curiosité spontanée ? ou même peut-être « curiosité d’obligation » ? On sait que le supplice de la croix n’était jamais infligé aux Romains mais, ici, en territoire occupé, on l’appliquait aux bandits et aux agitateurs politiques... Ceux qui étaient crucifiés étaient exposés à la vue de tous, pour servir d’exemple... Au fil des temps, on a cherché à savoir pour quel véritable motif on t’avait condamné à mort... Motif politique, motif religieux, motif de lutte d’influence entre les grands Prêtres et les Pharisiens. Mais la faiblesse des hommes, la complexité de leurs comportements pourraient aussi l’expliquer. En réalité et en vérité, Isaïe avait déjà annoncé les souffrances et la condamnation du « Serviteur souffrant », en disant que ce seraient « nos souffrances qu’il porterait et nos douleurs dont il serait chargé... ». Frappé et humilié, tu as été transpercé à cause de nos crimes... « mais dans tes blessures, nous trouvons la guérison... »
Ces gens regardent, ils sont passifs et silencieux... ils sont saisis d’épouvante en te voyant car tu n’as plus figure humaine... tu es objet de mépris, de railleries, d’humiliations insondables de la part des soldats, des responsables politiques ou religieux. Dans cette foule, personne ne bouge, personne n’ose manifester ouvertement quelque désapprobation devant l’injustice d’un tel traitement.

2. "Les chefs, eux se moquaient". Trois crucifiés sont là et, au sommet de la croix de celui du centre, se trouve un écriteau indiquant qu’il est le roi des juifs. Mais qui est ce Roi crucifié, qui est la cible des Grands Prêtres et des autres responsables de la Loi en Israël ? Ils le ridiculisent sous les yeux de la foule. Les soldats se moquent aussi de lui et approchent de ses lèvres une éponge imbibée de vinaigre, dont il ne veut pas. De chaque côté de ce « roi », un autre crucifié l’injurie et le défie « Si tu es Fils de Dieu, alors tu peux tout... descends de cette croix et fais-nous descendre nous aussi... » Le « roi » se tait. Il a offert sa vie en réparation de la désobéissance des hommes... Il sait que le ciel leur est inaccessible, parce que la nature humaine, privée de la grâce, est incapable d’aller à Dieu.... Le péché est un obstacle insurmontable, qui empêche l’homme de participer à la vie divine selon le dessein éternel du Père... Pas un être humain, pas une seule créature ne peut et ne pourra jamais déplacer cet obstacle, ni le surmonter, ni l’anéantir... Le « roi » est en train de le « prendre sur lui » et de l’anéantir en s’offrant lui-même.
De l’autre côté de la croix centrale, un des crucifiés, un malfaiteur lui aussi, répond à l’autre malfaiteur en lui faisant remarquer que celui qu’il injurie et ridiculise, ce « roi », est innocent... et eux qui ont réellement commis tout le mal qui leur est reproché, ne peuvent que se taire : ils n’ont pas le droit de se plaindre - pour eux c’est justice... alors que « le roi », lui, n’a rien fait de mal.

3. L’un d’eux, tout malfaiteur qu’il soit, croit. Ce crucifié, celui que la tradition appelle « le bon larron », reconnaît ses propres fautes... Il voit que, pour lui, la condamnation est justifiée mais pas pour Jésus, le Messie... Une grâce inouïe lui est accordée et, au moment de mourir, ce crucifié s’ouvre à la foi... Cet exclu de la société est capable de saisir l’identité de celui qui est là : Oui, celui qui est là est vraiment le Roi et, se tournant vers lui, il lui demande pardon. La réponse est immédiate : « Ce soir même tu seras avec moi dans le Paradis ! » Oui, il est vraiment le Roi ! Ce roi n’a vraiment rien à voir avec les puissants de ce monde. Lui, qui est Dieu, aurait pu ne pas se soumettre à la condamnation, ne pas subir la crucifixion... Il aurait pu montrer sa puissance en écrasant ses ennemis. Il a librement renoncé à son pouvoir, plutôt que de l’employer à faire un miracle pour lui-même... Maintenant, il n’y a plus personne au pied de la croix, si ce n’est Marie et Jean... Il meurt, abandonné de tous, il n’avait ni richesse, ni armée, mais il aime tous ceux que le Père lui a donnés et il les a aimés jusqu’au bout.

Dialogue avec le Christ
Jésus, accorde-moi la grâce infinie de ne pas me fondre dans la foule silencieuse. Donne-moi la force de te défendre, quand on se moque de toi ou qu’on dit toute sorte de mal contre toi. Aide-moi à te rester fidèle, fidèle à tes enseignements et à ta volonté. Aide-moi à vouloir ce que tu veux.

Résolution
Etre fier de ma foi et l’approfondir autant qu’il me sera permis de le faire aujourd’hui.



Cette méditation a été écrite par

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



Accueil | Version Mobile | Faire un don | Contact | Qui sommes nous ? | Plan du site | Information légales