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 - 21 juin 2022 - Saint Louis de Gonzague
Date : samedi 14 mars 2015
La m餩tation

 

Les méditations

Le chemin de l’humilité

Evangile selon St Luc, chapitre 18, 9-14

À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ?Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes ? ils sont voleurs, injustes, adultères ?, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.?
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant :
 ?Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !?
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Prière d'introduction
Seigneur Dieu tout-puissant, je sais que je suis dans ta main, comme si j’étais ton unique souci. Je sais que je peux me jeter dans tes bras comme un tout petit enfant, plein de confiance, qui sait instinctivement que tu es le seul en qui il peut s’abandonner totalement, en toute sa confiance !

Demande
Garde-moi tout petit devant ta face !

Points de réflexion

1. « Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même ». Il est très clair qu’il y a deux façons de « se tenir en face de toi ». Celle de celui qui est satisfait de lui-même, qui se flatte de tout ce qui a été réalisé par ses propres mains ou par sa propre astuce, sans tenir compte de ton appui et de ton aide. Il y a aussi celle de celui qui se réfugie en toi, sachant que, sans ta grâce, sans ton soutien et ta présence, il n’est que limite, pauvreté et stérilité. Il se reconnaît pauvre et limité devant ta face et implore ton assistance et ton aide.
Celui qui est content de lui ne parle pas des efforts des autres : pour lui, ils ne sont que voleurs, menteurs et calculateurs. Il ne te regarde pas toi, mais il se regarde lui-même et se félicite du bien qui a été réalisé. Il veut que tu voies sa performance ! Il est très content de lui. Non, il n’a pas besoin de toi !
Le publicain, au contraire, voit très clairement que sans toi, sans la grâce de l’Esprit, sans la disponibilité des différents instruments qui sont là, il n’y aurait rien de fait pour ta gloire ! Pour lui, il n’y a que toi qui réalises tout comme il convient !

2. « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis ! ». Depuis mon baptême, tu m’as tiré de l’abîme des morts : tu as posé sur moi ton regard et tu veux que je corresponde à ton appel : en cette année de la vie religieuse, accorde à tous ceux que tu as élus, la conviction que tu ne les oublieras jamais et que tu es avec eux, et en eux, jusqu’au jour de ton retour.
Le publicain sait qu’il a, et qu’il aura, toujours besoin de toi ; instinctivement et profondément, il sent bien les limites qui font obstacle à son désir de faire ce qui te plaît. Il est juste envers toi et vrai envers lui-même : il comprend qu’il ne peut rien faire sans toi, sans ton aide, sans ton intelligence sans le souffle de ton Esprit. Il n’a confiance qu’en toi.

3. « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé ». Cette dernière phrase sonne comme un avertissement et confirme le chemin de l’humilité, celui sur lequel tu avances pour nous montrer la route que nous devons suivre. Tu nous appelles à ne mettre notre confiance qu’en toi, le seul juste, toi le seul qui nous conduis à t’aider, pour que ton Règne naisse dans le cœur de nos contemporains.

Dialogue avec le Christ
Ce passage d’Évangile me rappelle l’attitude de Jean le Baptiste, le Précurseur, celui que tu avais envoyé pour la conversion des cœurs. « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ! » et, alors qu’on lui demandait s’il était le Prophète, il répondait avec force que « le Prophète venait derrière lui et que lui-même n’était pas digne de dénouer la courroie de ses sandales ». Qui suis-je moi, pour que tu te soucies de moi ? Je suis celui sur lequel tu comptes pour t’annoncer à mes frères, là où tu me places. C’est toi, et toi seul, qui peut réaliser ce que tu me demandes. Seigneur, je me souviens bien que tu nous as répété que « tu te tenais au milieu de nous comme celui qui sert » et je comprends que la seule façon de répondre à ton amour, c’est de m’abandonner totalement à toi sans me décourager : moi, je ne suis et ne serai jamais que ton instrument.

Résolution
Je me remets entre les mains et le cœur de celui qui m’invite à l’appeler « Abba », Papa !



Cette méditation a été écrite par Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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