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 - 20 août 2017 - Saint Bernard
Date : jeudi 11 mars 2004 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

Mon cœur est inquiet

Saint Luc 16, 19-31

Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria : ’Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. -Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous.’ Le riche répliqua : ’Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. J’ai cinq frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture !’ Abraham lui dit : ’Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! ‘Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’ Abraham répondit : ’S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ »

Prière d’introduction
Seigneur, je viens à toi pour recevoir tes conseils et ta force. Je viens demander la grâce de t’être fidèle en tout ce que je fais. Je veux ordonner ma vie à la fin suprême d’être avec toi pour toujours dans le ciel. Remplis mon cœur de ta grâce pour que j’offre aujourd’hui une prière sincère de louange et d’action de grâce à la gloire de ton Père et pour le salut des âmes.

Pétition
Père, accorde-moi la grâce de croire au Ciel avec une foi plus vivante et de faire confiance en ton Fils, Jésus-Christ.

Réflexion

1. Un cœur inquiet. Dieu nous a créés pour lui-même. Nos cœurs sont faits ainsi qu’ils ne seront jamais satisfaits des choses de ce monde. Ce n’est pas qu’elles sont mauvaises. Non ! Tout ce que Dieu a créé est bon. Peu importe la valeur d’un bien, peu importe la beauté d’une créature, elles ne satisferont jamais les aspirations profondes de notre cœur. Nous sommes inquiets, comme saint Augustin nous le rappelle, jusqu’à ce que nous reposions en Dieu. La liturgie d’aujourd’hui nous donne l’occasion de renouveler notre compréhension de cette grande vérité. Demandons-nous si nos cœurs reposent en Dieu ou si nous avons donné notre amour aux choses. Si nous avons donné notre amour aux choses, alors nous constaterons que nous ne sommes pas vraiment en paix. Il n’y a pas là de repos véritable. Nous désirerons toujours plus de choses, de nouvelles choses, des choses différentes, plus grandes, plus rapides, etc.… Notre quête ne se terminera jamais car la satisfaction que nous recherchons ne s’y trouve pas. Nos cœurs sont faits pour Dieu.

2. Eternellement inquiet. Bien que notre cœur inquiet nous pousse à rechercher la satisfaction, cette dynamique fondamentale de notre être n’est pas destinée à durer pour toujours. Nous n’avons pas été crées par Dieu pour toujours chercher sans jamais trouver. Dieu ne nous a pas donné cette soif pour ne jamais l’assouvir. Nous avons été faits pour étancher notre soif avec de l’eau vive, dans les eaux de la Vie Eternelle. Si nous avons choisi de satisfaire la quête de notre cœur avec des choses, et si nous avons choisi d’abandonner Dieu afin d’avoir ces choses, alors l’éternité sera sans Dieu. Nous serons éternellement agités, car nous aspirerons toujours à l’amour de Dieu, sans jamais l’atteindre. Nous n’avons pas été créés pour demeurer inquiets. Nos vies ne sont pas censées être une recherche désespérée, sans fin. Jésus est venu nous montrer le chemin, la vérité et la vie. Il nous a enseigné qu’Il est le désir de notre cœur.

3. Le repos dans le Christ. Il est très utile de réfléchir fréquemment sur le ciel. Dieu nous a créés pour qu’un jour nous soyons avec lui pour toujours dans le ciel. La signification même de notre vie et de nos luttes se trouve dans la récompense du ciel. C’est là, comme nous le dit saint Jean, que le Christ essuiera toutes larmes, et nous l’entendrons nous dire, "venez, les bénis de mon Père." Nous découvrirons la place qu’il a préparée pour nous par sa mort et par sa résurrection. Nous irons nous asseoir avec Lui et nous éprouverons les joies qu’aucun oeil n’a vues, ni langue pourrait décrire. Quelle joie nous attend si nous sommes fidèles au Christ ! L’Eglise, dans sa liturgie, nous invite à réfléchir une fois de plus sur le ciel, afin de motiver nos cœurs à poursuivre le plus grand des buts, le seul but qui nous apportera la paix véritable, celle de reposer avec, et dans le Christ.

Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu m’aimes tellement que tu es venu pour me montrer le chemin du Ciel. Tu connais ma faiblesse. Tu sais que le scintillement des choses du monde me distrait. Seigneur, je sais que tu m’aimes et que tu m’as préparé une place, de sorte que quand mon voyage dans cette vallée de larmes se terminera, je puisse aller me reposer avec toi et pour toujours.

Résolution
Je renouvellerai mon désir d’aller au ciel, demandant au Seigneur d’enflammer mon cœur du désir du ciel.



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