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 - 1er juillet 2022 - Saint Thierry
Date : mercredi 5 mars 2014
La m餩tation

 

Les méditations

L'aumône, la prière et le jeûne comme Dieu les aime

Evangile selon St Matthieu, chapitre 6, 1-6

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :
« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

Prière d'introduction
Mon Dieu, tu me dis : « Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut ». (2 Co 6,2). Je crois que tu me parles en écoutant ta parole, que tu purifies mon cœur en la méditant et que tu guides ma vie en la laissant germer en moi. Mon Dieu, je crois que tu me sauves.

Demande
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange (Ps 51, 14-17).

Points de réflexion

1. « Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ et par nous, c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20-21). Comme nous le dit saint Paul, cette conversion propre au temps du Carême est avant tout un appel de la part de Dieu dont l’Eglise se fait écho. C’est un appel précédé de la grâce de Dieu : « Nous vous invitons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut » (2 Co 6, 1-2). Dieu ne cesse de précéder chaque mouvement de conversion de notre part par sa grâce car il a déjà tout fait pour nous. Le royaume de Dieu est déjà là, en nous et parmi nous car Jésus a vaincu le mal en nous et parmi nous. Mais il n’est pas encore pleinement là d’où l’appel que nous adresse Dieu. « Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment » (Joël 2, 12). C’est un appel qui montre la préoccupation de Dieu à notre égard : où est notre cœur ? En effet ce royaume de Dieu que Jésus est venu établir et qu’il incarne par sa personne est un royaume avant tout intérieur. Il s’incarne dans l’homme qui, identifié à Jésus Christ par l’accueil de l’Esprit Saint en lui, laisse Dieu régner sur son cœur et donc sur sa vie.

2. Cette conversion du cœur de l’homme, tant désirée du cœur de Dieu, a pour objet Dieu lui-même, c’est-à-dire qu’elle se vit dans un sincère désir de revenir à une plus grande communion avec Dieu, à aimer, vouloir et faire ce qu’il aime, veut et veut faire avec nous. Toute autre manifestation de conversion qui ne naît pas de cet esprit et ne se vit pas avec ce désir est dénoncée par Jésus. Celui qui cherche dans l’aumône, la prière et le jeûne un moyen de gloire se place comme fin de ces propres actions quand elles sont destinées, originellement, à la gloire de Dieu d’où son inefficacité complète dans notre collaboration avec la grâce qui purifie notre cœur. Précisons qu’il ne s’agit pas tant de chercher à ne pas être vu, que de chercher Dieu. En effet qu’est-ce que le jeûne sinon l’affirmation de tout mon être qu’avant toute autre chose j’ai soif de Dieu ; qu’est-ce que la prière sinon une rencontre avec Dieu qui vit au plus intime de ce que j’ai de plus intime ; qu’est-ce que l’aumône sinon, à l’image du bon samaritain, le don de ma personne à celui qui me devient proche par sa pauvreté et qui manifeste ainsi les plaies du Christ. Jésus nous le précise bien : Dieu se trouve dans le secret : dans l’offrande cachée de la propre vie, dans l’intimité du cœur, et dans la rencontre avec celui qui est pauvre. Mais aujourd’hui on peut se poser la question, étant donné que ces trois actions ne sont pas toujours un motif de gloire, si nous continuons à chercher Dieu quand cette recherche sincère nous amène à devoir la rendre manifeste aux yeux des autres.

Dialogue avec le Christ
Jésus, tu me connais, tu connais mon péché et tu connais mon désir de revenir vers toi. Tu m’appelles à une conversion tous les jours pour me faire goûter la joie d’être aimé, pardonné et sauvé par toi. En ce temps de Carême qui débute aujourd’hui, aide-moi à vivre plus consciemment ce besoin que j’ai d’accueillir ta grâce qui me sauve et permets-moi de te chercher avec plus de force là où tu te caches, dans l’offrande de ma vie, dans le secret de mon cœur et dans la pauvreté des autres.

Résolution
Demander au Saint Esprit comment chercher davantage Dieu par l’aumône, la prière et le jeûne.



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