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 - 28 juin 2022 - Saint Irénée
Date : samedi 12 avril 2014
La m餩tation

 

Les méditations

S’offrir avec le Christ

Evangile selon St Jean, chapitre 11, 45-57

Quand Lazare fut sorti du tombeau, les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil ; ils disaient :
« Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ; vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

Prière d'introduction
Seigneur, demain tu commences ta montée vers Pâques. Donne-moi de te suivre sur ton chemin.

Demande
Le courage d’accueillir les circonstances douloureuses dans ma vie, et de les offrir avec le Christ.

Points de réflexion

1. Jésus Christ a reçu une sentence de mort. « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple et que l’ensemble de la nation ne périsse pas ». Ces « sentences de mort » officieuses sont quotidiennes dans le monde. Il vaut mieux... supprimer 300 postes, réduire la qualité, calomnier telle personne et que l’ensemble de l’entreprise, le marché, la politique ne périsse pas. Face aux « sentences de mort » dans nos vies, saint Thomas d’Aquin identifie deux grandes échappatoires : le désespoir (se conformer au mal) et la colère (se rebeller devant le mal souffert). Le désespoir porte à la passivité. La colère peut porter à la rancœur et à la vengeance. Comment je réagis à mes « sentences de mort », ces personnes ou circonstances qui me font souffrir ?

2. Le Christ n’a pas fuit sa réalité. Il l’accueillait telle qu’elle était, minute par minute, comme l’Évangile du dimanche des Rameaux nous le dira. Si nous voulons pénétrer le cœur du Messie, le livre d’Isaïe nous le dévoile : « Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats » (Is 50,5-6). Ai-je regardé en face les circonstances qui me font souffrir, moi ou mes proches ?

3. Regarder ses souffrances en face ne suffit pas pour les transformer en amour. Comme dit saint Grégoire le Grand, « Jésus fit servir à l’accomplissement de ses desseins miséricordieux ce que la cruauté des hommes avait inventé contre lui » (Moral. 6, 12 ou 13). Il nous faut encore suivre notre Maître et « les faire servir aux dessins miséricordieux  », les offrir par amour. Jésus Christ nous montre le chemin lorsqu’il vit son dernier repas. Il se met à servir ses disciples. « Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13,1).
Quand nous offrons nos souffrances au Christ et servons dans l’amour, nous vivons la liberté du Christ qui dit : « nul ne peut m’enlever (ma vie) : je la donne de moi-même » (Jn 10,18).

Dialogue avec le Christ
Prière de Mère Teresa. Seigneur crucifié et ressuscité, apprends-nous à affronter les luttes de la vie quotidienne, afin que nous vivions dans une grande plénitude. Tu as humblement et patiemment accueilli les échecs de la vie humaine, Comme les souffrances de la crucifixion. Alors, dans les peines et les luttes que nous apporte chaque journée, Aide-nous à les vivre comme des occasions de grandir et de mieux te ressembler. Rends-nous capables de les affronter, pleins de confiance en ton soutien. Fais-nous comprendre que nous n'arrivons à la plénitude de la vie qu'en mourant sans cesse à nous-mêmes et à nos désirs égoïstes. Car c'est seulement en mourant avec toi que nous pouvons ressusciter avec toi. Que rien désormais ne nous fasse souffrir ou pleurer au point d'en oublier la joie de ta résurrection.

Résolution
Offrir au Seigneur une difficulté ou une croix que je n’ai pas encore acceptée entièrement.



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