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 - 30 juin 2022 - Saint Paul
Date : samedi 22 novembre 2014
La m餩tation

 

Les méditations

Je crois... à la résurrection des morts

Evangile selon St Luc, chapitre 20, 27-40

Des sadducéens ? ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de résurrection ? vinrent trouver Jésus, et ils l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu’il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour femme ? » Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

Prière d'introduction
Esprit Saint, ouvre-moi à ta lumière et à ta force. Que je vive libre, tel un fils du Père, tel le Ressuscité.

Demande
Rendre grâce au Seigneur pour le don de mon baptême, pour le don d’être fils du Père.

Points de réflexion

1. Je crois en la résurrection. Jésus est à la fin de ses trois ans de mission, de vie publique. Il est alors à Jérusalem où ses adversaires cherchent à le perdre. Cette fois ils abordent le thème de la mort et de la résurrection. Profitons-en pour écouter le Christ sur ce sujet. Qui mieux que lui pourrait nous en parler ? En effet « nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel » (Jn 3,13) d’après les paroles de Jésus lui-même. Il sait ce qu’est la vie avec Dieu et la vie même de Dieu. Cette vie est une vie d’amour : « La mort est vraie, mais l’Amour de Dieu est vrai, plus vrai encore. Et l’amour de Dieu ne peut se satisfaire en dehors de l’Éternité » (P. Chaunu). Dieu est éternel. C’est même un de ses noms : l’Éternel. Il a existé depuis toujours, il existe et il existera toujours. Nous, nous ne sommes pas éternels. Mais grâce à l’Amour nous sommes immortels dans le sens où il y a un temps où nous n’existions pas, nous existons aujourd’hui parce que Dieu nous donne la vie (ce qui est synonyme de son Amour) et nous existerons toujours. Je me permets une image en me servant de la géométrie : Dieu est une droite et nous sommes des demi-droites. Bref, le vrai amour ne saurait mourir. Donc croire en Dieu, en ce Dieu qui nous aime a comme conséquence : je crois à la vie éternelle et à la résurrection.

2. Ressuscités avec le Christ. Non seulement nous existerons pour toujours mais nous vivrons avec le Seigneur. Nous croyons à la résurrection des morts parce que le Christ est ressuscité d’entre les morts. Même avant sa mort il l’a affirmé : « Je suis la Résurrection et la vie » (Jn 11,25). Jésus, l’aîné de la multitude de frères que nous sommes, nous précède, nous montre le chemin. Il s’est fait chair, il s’est fait homme parmi nous, l’un d’entre nous. Par sa Résurrection il nous sauve, pas seulement notre âme, mais l’homme tout entier, corps et âme. Le comment de notre résurrection nous dépasse. Ce n’est pas avec notre intelligence ni avec notre imagination que nous l’atteindrons, seulement par la foi. Une image peut nous aider à comprendre : quand nous voyons un oignon de tulipe, nous ne pouvons pas savoir quelle fleur magnifique se développera dans l’obscurité de la terre. Il en va de même pour nous-mêmes : nous ne savons rien non plus de l’apparence future de notre nouveau corps » (Youcat 154). Et selon l’expression de saint Paul : « Mais quelqu’un pourrait dire : Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quelle sorte de corps reviennent-ils ? Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord ; et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose » (1 Co 15,35-37).

3. Il est le Dieu des vivants. Cette vie de ressuscité, si nous « plongeons » en nous-mêmes, si nous écoutons sincèrement notre cœur, nous découvrons que nous la désirons plus que tout. Oui, nous la vivrons pleinement au Ciel. Mais elle commence avec le baptême. Depuis ce jour, nous possédons déjà l’héritage que notre Père du Ciel nous a donné même si nous ne pouvons pas encore le vivre totalement. Grâce au baptême, nous sommes fils de Dieu, fils du Dieu des vivants !

Dialogue avec le Christ
Jésus, je ne peux pas tout savoir, je ne peux pas tout comprendre. J’ai confiance que tu sais bien où j’en suis et que tu sais me parler. Forme en moi un cœur qui te cherche et qui écoute.

Résolution
Connaître la date où je suis devenu fils du Père et remercier le Seigneur pour le don du baptême, de la foi et de la vie éternelle qui a déjà commencé en moi.



Cette méditation a été écrite par Anne-Marie Terrenoir, consacrée de Regnum Christi

Dans ce chapitre d'Evangile nous vous proposons de lire



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