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 - 16 juin 2019 - Saint Jean-François Régis
Date : lundi 1er septembre 2003 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

La foi exige toujours une remise en question

Saint Luc 4, 16-30

Jésus vint à Nazareth où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur. Il replia le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : " Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture. " Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : " N’est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? " Et il leur dit : " A coup sûr, vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu’on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie. " Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie. " Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ; et ce n’est à aucune d’elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon. Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d’eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. " Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur. Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l’en précipiter. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Réflexion

1. Nous voudrions souvent nous contenter du statu quo. Comme chaque semaine, Jésus arrive à la synagogue et, selon l’habitude, il lit un passage de l’Ecriture. Pensant qu’il allait simplement rendre le livre et se rasseoir, ceux qui étaient là sont stupéfaits à ses paroles : « Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture. » Comment osait-il dire une chose pareille ? Après tout, ils le connaissaient, ils connaissaient ses parents…comment osait-il se distinguer ainsi des autres ? Le Seigneur nous invite souvent à professer la vérité dans notre vie par nos paroles et par nos actions. Pour cela, beaucoup nous interrogent et même nous rabaissent. Pourtant, nous ne pouvons pas garder pour nous le don de Dieu ; nous devons le proclamer du haut des toits ! Nous devons être ses disciples, des disciples de la foi ! « Celui qui met sa confiance en Dieu est libéré de la peur et il fait l’expérience de la présence consolatrice de l’Esprit, surtout aux moments de l’épreuve et de souffrance. » (Jean Paul II, Cité du Vatican, le 30 juin 2002).

2. Si vous vous enfermez, vous vous étoufferez. Furieux, les anciens ont chassé Jésus de la ville et de leur vie, alors qu’il leur annonçait la Bonne Nouvelle. Peut-être nous nous fermons quelquefois à ce que le Christ nous dit car nous ne voulons pas de son message. Nous sommes souvent tentés d’écouter un autre message, moins radical. Tout comme Jésus a prouvé son amour pour nous en mourant sur la croix, nous devons lui prouver le nôtre. Nous le faisons par notre fidélité à sa parole, le joyau qui couronne l’amour.
« Vous, semper fidelis, toujours fidèle. Etre fidèle à l’heure de la prospérité n’est ni exigeant ni difficile. Etre fidèle en l’absence de tentations, quand nous sommes réconfortés, quand tout va comme nous le voulons ; c’est facile. Au contraire, nous devons avoir une grande conscience de notre promesse de fidélité quand nous traversons les moments amers de la vie, quand on nous calomnie et on nous persécute, quand le Seigneur permet que nous souffrions une grande sécheresse spirituelle. C’est alors que cela vaut la peine de rester fidèle » (Père Martial Maciel, LC, mai 1949).

Prière

Seigneur Jésus, accorde-moi la grâce de croire en ta présence vivante ! Tout ce que je veux, c’est être ton serviteur fidèle. Donne-moi la force de ton amour pour que toute ma vie soit un don généreux à ton Eglise.

Résolution

Devant la tentation de faire des raccourcis dans ma vie spirituelle, m’arrêter et faire un acte d’amour pour Jésus.



Cette méditation a été écrite par



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