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 - 29 juin 2022 - Saint Pierre et Saint Paul
Date : dimanche 15 octobre 2006 | Lire l'Evangile dans son contexte
La m餩tation

 

Les méditations

Combat spirituel

Saint Marc 10, 17-30

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, soeurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »

Prière d’introduction Je viens à toi, Jésus, mon ami et mon maître, pour qu’en t’écoutant je te découvre davantage, je te connaisse davantage et que, pour te suivre, j’en accepte les exigences.

Demande Aide-moi, Seigneur, à accepter généreusement les sacrifices qui me seront demandés aujourd’hui pour te suivre.

Points de réflexion

1. Une question sincère. Jésus rencontre un jeune homme qui veut faire le nécessaire, quoi que ce soit, pour obtenir la vie éternelle. Quand Jésus lui énumère les commandements qu’il doit observer pour obtenir la vie éternelle, il répond qu’il les a tous observés depuis son enfance. Au point où il en est, s’il ne les avait pas tous observés, il aurait déjà réponse à sa question. Il n’aurait qu’à retourner chez lui et à les observer entièrement. Mais il dit : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » Marc poursuit en nous disant : « Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. » Jésus aime ce jeune, enthousiaste et plein d’ardeur. Jésus pose sur lui un regard plein d’amour. Sur chacun d’entre nous, appelés par le baptême à la vie éternelle, Jésus pose le même regard d’amour. De la même manière qu’à ce jeune, Jésus nous donne de connaître la condition nécessaire pour avoir la vie : choisir de se détacher de l’esprit du monde pour se donner complètement à Lui. Jésus nous rappelle ici que notre amour pour Dieu doit se concrétiser par des actes. Il nous invite à laisser de côté les choses matérielles superflues, des situations confortables et certaines de nos habitudes pour choisir des biens d’une plus grande valeur. Qu’est-ce que le Seigneur m’a invité à laisser récemment pour le suivre de plus près ? Quelle a été ma réponse ?

2. Une vie sincère. Apparemment, le jeune homme dit vrai. Il a toujours fait un effort sincère et a réussi à suivre ce que commande la loi juive. Peut-être aimerions-nous, nous aussi, pouvoir répondre avec une conscience claire : « J’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » Pourtant, comme hommes, nous sommes faibles. Nous pouvons succomber à tout instant. Ce que Dieu attend de nous n’est pas une vie sans péché. Ce que le Seigneur, dans sa grande miséricorde et son amour personnel pour chacun de nous, attend que nous cherchions à nous repentir et à retourner promptement à l’obéissance quand nous tombons. Une personne qui devant Dieu donne peu d’importance à ses fautes, même aux plus petites, affaiblit sa conscience. Par contre, en reconnaissant nos fautes, en nous repentant et en nous relevant rapidement après nos chutes, nous montrons combien nous sommes engagés à respecter les exigences morales des commandements de Dieu. Nous préparons ainsi le terrain pour recevoir la grâce d’une perfection morale que nous ne pourrions pas atteindre par nous-mêmes.

3. Mais il ne peut pas progresser. Le jeune homme fait tout ce que la loi juive exige et pourtant il voudrait faire davantage pour Dieu. Il n’a jamais rien refusé à Dieu. Jésus voit qu’il est prêt à faire un pas de plus. Il l’appelle à devenir apôtre. Il lui demande de tout abandonner et de le suivre. Nous pourrions penser que puisqu’il n’a jamais rien refusé à Dieu, il dira « oui ». Mais il ne le peut pas. C’est trop lui demander. Bien qu’il ne s’en rende pas compte, il a des possessions et qu’il aime plus que Dieu. Il ne fait pas assez confiance à Dieu. Quelquefois, nous progressons dans notre vie spirituelle, donnant à Dieu tout ce qu’il demande, jusqu’au jour où il nous demande ce que nous ne sommes pas prêts à donner. Voilà notre vie spirituelle freinée - quelquefois pour des années - jusqu’à ce que nous soyons prêts à remettre à Dieu ce qu’il nous demande. Le Christ appelle tout homme à la perfection, à placer Dieu au-dessus de toutes choses. Qu’est-ce que je mets habituellement au-dessus de Dieu dans mes choix de vie ?

Dialogue avec le Christ O bon Jésus, j’ai essayé de te suivre fidèlement. Tu sais que parfois cela été un combat et que d’autres fois je me suis sacrifié volontiers pour toi. Quelquefois, j’ai donné ce que tu me demandais même quand c’était très difficile. Ce furent les plus beaux moments de notre relation et j’aime à me les rappeler. Aujourd’hui encore, tu me demandes quelque chose. Peut-être me l’as-tu déjà demandé et je n’ai pas voulu te l’accorder. J’hésite depuis des années peut-être à te l’accorder et c’est pourquoi ma vie spirituelle est tiède. Aide-moi à quitter cet état de commodité. Aide-moi à quitter tout ce que j’aime plus que toi. Aide-moi aujourd’hui à agir généreusement.

Résolution Le dimanche est le jour du Seigneur. Pourtant, c’est souvent une journée pleine d’activités et de distractions qui risquent de limiter le temps et la part de nous-mêmes que nous donnons au Seigneur. Aujourd’hui, je me demanderai ce que le Seigneur me demande spécialement en ce jour. Puis, je m’efforcerai de répondre à cette invitation.



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